Sexy Beasts, l’émission de dating Netflix qui succombe aux charmes de Dolby Vision

En travaillant sur la mise à jour du concept de Sexy Beasts, une émission de dating non scriptée diffusée sur Netflix, le studio de production Lion TV a vite été séduit par l’espace colorimétrique élargi et la haute plage dynamique de Dolby Vision HDR.
Sexy Beasts, l’émission de dating Netflix qui succombe aux charmes de Dolby Vision © DR

Publié le 27/09/2021

Sexy Beasts, l’émission de dating Netflix qui succombe aux charmes de Dolby Vision © DR

Sexy Beasts est une émission de rencontres d’un genre un peu particulier. Jusqu’au moment fatidique du choix de leur partenaire, les candidats sont affublés de maquillages dignes des plus grands studios hollywoodiens. L’équipe de production de Lion TV s’est confiée sur les circonstances de sa première rencontre avec Dolby Vision et sur les raisons de son coup de foudre pour le HDR. L’équipe d’étalonnage de Fifty est de son côté revenue sur sa collaboration avec la production et sur l’utilisation de ses workflows Dolby éprouvés. Un entretien avec Simon Welton, producteur exécutif de Lion TV et Sam Campbell, réalisateur, de Lion TV, Joe Stabb, étalonneur chez Fifty, Julian Nelson, responsable image chez Fifty.

 

Sexy Beasts est l’une des premières émissions de téléréalité en HDR au Royaume-Uni. D’où est partie l’idée ?

Simon Welton : Netflix souhaitait réaliser une téléréalité non scriptée en 4K HDR. Il était clair que nous avions tous à y gagner. C’était une première pour notre équipe de tournage et pour le réalisateur de la série. Autant dire que l’enthousiasme était palpable !

 

Quelles étaient les conditions de tournage pour la production et le HDR ?

Sam Campbell : Avec le HDR, vous évoluez avec plus de souplesse et de rapidité car tout est dans la boîte, prêt pour l’étalonnage. Vous prenez vos décisions en un instant, vous vous laissez inspirer par le cadre, vous tournez et vous passez à la suite. Un bref essai a suffi pour nous mettre en totale confiance. Nous avons ainsi pu tester les caméras, évaluer la restitution des décors à l’image et surtout voir comment les maquillages ressortaient en HDR. Autrefois, nous aurions dû couper certaines scènes, car trop contrastées ou trop sombres. Mais là, nous savions qu’elles rendraient parfaitement une fois étalonnées. Au final, nous avons obtenu un résultat vraiment sensationnel, sans problème particulier.

 

Quelle leçon avez-vous tirée de cet essai ?

Simon Welton : Nous avons pu voir à quel point les masques et les maquillages étaient impressionnants à l’image, leurs détails saisissants. Le travail accompli était incroyable, et nous avons pu en capturer toutes les nuances. Au départ, j’avais quelques doutes sur ce que cela allait donner. Mais une fois les tests d’étalonnage faits, nous avons bien vu que la magie opérait.

 

Joe Stabb : Nous avons expérimenté différents effets de caméra, de lumière, etc. L’essai a été concluant sur toute la ligne. Les outils HDR d’aujourd’hui restituent tous les détails, donnent de la dynamique, et tout cela se voit à l’écran lors de la séance d’étalonnage. Au final, les maquillages ressortent à merveille en HDR. Mais ce qui m’a vraiment impressionné, c’est leur apparence reste stupéfiante également en SDR. Une partie des prises de la série n’a même pas été retouchée. Ailleurs, pour être raccord avec la trame visuelle de l’émission, j’ai retouché certaines prises en contrastant des images naturelles avec quelques scènes à fort impact. Avec le HDR comme avec le SDR, nous avons pu rester fidèles à notre direction artistique.

 

La technologie Dolby Vision HDR est-elle adaptée à ce type d’émission ?

Sam Campbell : Le HDR est idéal pour les productions scriptées haut de gamme. Mais la technologie se prête encore mieux aux émissions non scriptées telles que Sexy Beasts. Pour les émissions scénarisées, vous contrôlez tout. La lumière, les prises de vue, rien n’est laissé au hasard. Ici, nous n’avons aucune idée de la tournure que la scène va prendre. C’est là que le HDR prend toute sa dimension. Il permet de saisir tous les détails, que ce soit au niveau des contrastes, des hautes lumières ou des arrière-plans, en toutes circonstances. Il intensifie énormément la narration visuelle.

 

Julian Nelson : Les séries non scriptées telles que Sexy Beasts se prêtent parfaitement à l’utilisation de Dolby Vision. Pendant le tournage, Sam a fait un travail formidable avec toute l’équipe. Ils dirigeaient des sources lumineuses sur les optiques pour créer des flares… Ils ont pu obtenir des effets impossibles à réaliser autrement. Une fois dans l’environnement Dolby Vision, à l’étalonnage, c’est là que tout prend vie. On peut vraiment jouer avec toutes ces lumières incroyables.

 

Et côté prise en main du HDR Dolby Vision ? Avez-vous eu des difficultés ?

Sam Campbell : Pas du tout ! Pratiquement dès le début, nous avons pu donner libre cours à notre créativité, en toute liberté. Un exemple : au dernier moment, le mauvais temps nous a contraint de tourner une scène finale en studio, dans une obscurité quasi totale. Le directeur de la photographie m’a vite rassuré en me disant que tout irait bien avec le HDR… Et le résultat a effectivement été à la hauteur de nos attentes. »

 

Pourriez-vous envisager de revenir au SDR ?

Joe Stabb : Avec le HDR, on est vraiment dans une autre dimension. À tel point que nous pensons faire un étalonnage HDR pour tout livrable SDR. J’espère vraiment que le HDR va devenir l’option de facto, surtout à l’heure où les appareils compatibles Dolby Vision sont de plus en plus répandus.

 

Julian Nelson :  Dans l’industrie audiovisuelle, il est de plus en plus courant de créer des livrables HDR à partir d’un master Dolby Vision, par exemple pour effectuer une masterisation préalable des livrables HDR10. En plus d’être très économique, cette approche incroyablement flexible vous permet de livrer rapidement une version SDR de grande qualité.

Sam  Campbell : Pour ma part, j’ai adoré travailler avec le HDR Dolby Vision. Cette technologie change totalement la donne. Je me souviendrai toujours du moment où j’ai visionné l’étalonnage dans la salle de montage… J’ai été bouche bée ! Franchement, comment revenir en arrière ?

 

Sexy Beasts est diffusé sur Netflix.

« Avec le HDR, vous évoluez avec plus de souplesse et de rapidité car tout est dans la boîte, prêt pour l’étalonnage. Vous prenez vos décisions en un instant, vous vous laissez inspirer par le cadre, vous tournez et vous passez à la suite. » commente Sam Campbell, réalisateur.

 

« Pour ma part, j’ai adoré travailler avec le HDR Dolby Vision. Cette technologie change totalement la donne. Je me souviendrai toujours du moment où j’ai visionné l’étalonnage dans la salle de montage… J’ai été bouche bée ! Franchement, comment revenir en arrière ? » conclut Sam Campbell, réalisateur.

 

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