Tout voir et plus encore

Nous sommes encore à la préhistoire de la prise de vue, et le futur des images sera sans conteste la ultra haute résolution. Une définition améliorée qui permet d'avoir une image plus grande, plus définie mais surtout de pouvoir donner plus d'intelligence et d'automatisation aux corrections. Plusieurs laboratoires travaillent dans le monde sur des projets de caméra gigapixels, qui ressemblent à un œil de mouche.
68497d6cb194485d2759fde9466457b7.jpg

Publié le 26/07/2012

68497d6cb194485d2759fde9466457b7.jpg

Le laboratoire EPL, à Lausanne en Suisse, avait présenté en 2010 une caméra capable de filmer à 360° et en 3D développée par Pierre Vandergheynst (Signal Processing Laboratory), et le professeur Yusuf Leblebici (Microelectronic Systems Laboratory). Cette fois les recherches vont dans le sens de l’ultra HD, développé par David Brady et ses collègues de l’Université Duke à Durham, Caroline du Nord. Ce n’est pas la première fois que de telles images sont produites, avec une résolution en Gigapixels. C’est toutefois le premier modèle de caméra portable.
Jusqu’à présent, pour produire de telles images il fallait assembler des lots d’images numériques, puis les assembler en une mosaïque sur un ordinateur. Il n’est pas possible d’augmenter le nombre de capteurs sur un appareil conventionnel, parce que cela exigerait une lentille si grande que les imperfections sur sa surface provoqueraient des distorsions.

David Brady, a imaginé un appareil baptisé AWARE qui se compose d’une centaine micro-caméras semblables à ceux présentes dans les smartphones, chacune avec résolution de 10 mégapixels. En plaçant ces micro-caméras derrière une lentille commune, il devient possible de traiter différentes parties de l’image séparément et de corriger les distorsions.
Les corrections possibles sont réalisées par huit unités de traitement graphique travaillant en parallèle. Finalement, comme la puissance de traitement informatique s’améliore, le matériel nécessaire pour un tel appareil devrait se réduire en taille. Ces pixels en plus pourraient être utilisés pour faire de la stabilisation d’image, de la reconnaissance automatisée via de l’intelligence artificielle.

Le projet est décrit dans le numéro de la revue Nature. Dans une image du lac Pung, il est possible de distinguer individuellement les cygnes dans un plan très large. La photo a été prise en utilisant un prototype de caméra capable de capturer et de traiter une image entière en seulement 18 secondes. Pour le moment le prototype est de 75 centimètres de haut. À la fin de l’année prochaine, le groupe de chercheurs espère être en mesure de produire et de vendre 100 unités par an, coûtant chacune environ $ 100.000.
Cette Caméra gigapixels pourrait éventuellement permettre de couvrir différemment des événements comme du sport. “Plutôt que de montrer un angle de caméra prédéfini, le spectateur sera en mesure de voir quoi que ce soit dans la scène,” précise David Brady.

Articles connexes

IBC 2026 : EVS fait entrer la robotique dans la chaîne du direct

Un an après leur acquisition, EVS rassemble les équipements de Telemetrics et de XD-Motion au sein de T-Motion. À l’IBC...
Nicolas Bourdon, Chief Commercial Officer d’EVS , Benoît Dentan, vice-président T-Motion Robotics Solutio,, Serge Van Herck, directeur général EVS, Stéphane Alessandri, directeur général d’AMP Visual TV présentent le nouvel écosystème T-Motion a l’occasion d’IBC 2026

7 octobre 2026

À la recherche du meilleur kit de tournage

De quoi discutent les opérateurs de prise de vue quand ils se rencontrent ? De matos ! Pour nous aider...

5 octobre 2026

Fuji ouvre l’ETERNA 55 au multicamera et propose de nouvelles optiques 4K

À l’IBC 2026, Fujifilm a présenté une gamme broadcast 4K étendue, articulée avec sous le feu des projecteurs trois zooms...
Le FUJINON UA94x8.7BESM qui adopte un format box et couvre de 8,7 à 818 mm était exposé su lla mezzanine du stand IBC © Nathalie Klimberg

5 octobre 2026

Le studio de tournage peut-il devenir un outil d’éco-production ?

Réemploi des décors, mutualisation des ressources, transports, stockage… Le studio concentre une grande partie des choix qui peuvent réduire l’empreinte...
Sur la scène du CNC : Juliette Lambours, responsable de production pour la France chez Netflix ; Aline Panel, présidente et productrice d’Authentic Prod ; Vincent Pellerin, coordinateur d’éco-production, et Rémi Préchac, président d’Abside Group, sous la modération de Joanna Gallardo, Film Paris Region.

30 septembre 2026

Dernier numéro

Découvrez toutes les nouveautés

Dernières Vidéos

IA et animation, Aton Soumache livre sa vision sur le plateau SATIS TV
Après le ST 2110, la virtualisation, BOB ouvre un nouveau chantier pour les régies broadcast
Du documentaire animalier aux écrans immersifs : le pari technologique de Saint Thomas Productions
"V Studios Vendargues : France Télévisions étend son pôle de production à neuf plateaux", Laurence Schwob, directrice de l'innovation de France Télévisions

Mediakwest, est le premier magazine « multiscreen » destiné aux professionnels de l’audiovisuel, de la télévision, du broadcast, du cinéma, des nouveaux médias et de l’entertainment.

Accès rapide