Rencontre avec Michel Nicolas de Folimage

Rencontre avec Michel Nicolas, directeur général du studio Folimage...
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Médiakwest : À qui s’adresse votre série en réalité virtuelle Amnesia actuellement en développement ?

Michel Nicolas : Elle s’adresse aux diffuseurs traditionnels ayant une stratégie de délinéarisation des contenus ou une offre via des players à 360° (comme Arte). Le marché d’acquisition de contenus en réalité virtuelle s’ouvre aujourd’hui. Les diffuseurs historiques apprécient qu’un studio comme Folimage se positionne sur de tels contenus.

 

MK : La réalité virtuelle a-t-elle des incidences sur les coûts de production ?

M. N. : C’est trop tôt pour le dire. Nous maîtrisons les coûts d’animation classique et de compositing 3D, moins les coûts relevant de l’intégration d’images réelles. Celle-ci semble néanmoins moins coûteuse que la construction de décors. L’enjeu de notre développement est de proposer des coûts abordables en termes de contenu. Les acteurs de l’industrie en France se positionnant sur la réalité virtuelle ont besoin d’y voir clair.

 

MK : Vous avez fait le choix d’une réalité virtuelle peu interactive. Pourquoi ?

M. N. : Ce contenu linéaire s’adresse à un spectateur de cinéma. Nous réservons les contenus ludiques et interactifs aux jeux vidéo comme celui accompagnant notre série télé La Quatrième Planète. Celui-ci d’ailleurs pourrait très facilement devenir un jeu de réalité virtuelle.

 

MK : Quel logiciel avez-vous retenu ?

M. N. : Nous utilisons déjà Unity et Blender pour la 3D, les effets spéciaux et le jeu vidéo. Nous gardons donc Unity. La production d’Amnesia ne fait que consolider nos savoir-faire.

 

* Cet entretien est extrait de l’article « Annecy parie sur la réalité virtuelle » paru pour la première fois dans Mediakwest #18, pp.84-86. La suite de cet article sera publiée demain. Soyez parmi les premiers à lire nos articles en vous abonnant à notre magazine version papier ici