Le festival Off-Courts Trouville 2026 illustre une nouvelle fois la vitalité du court métrage. Avec près de 2 500 films reçus et plus de 100 œuvres programmées, cette 27ᵉ édition témoigne d’une création foisonnante, malgré un contexte économique jugé préoccupant pour l’ensemble du secteur culturel…
Dans ce cadre, le festival revendique plus que jamais sa mission historique : offrir un espace de visibilité aux auteurs, favoriser la circulation des œuvres et créer des lieux de rencontre entre les artistes, le public et les professionnels.
Création, diversité, liberté et ouverture internationale restent ainsi les maîtres mots d’un festival qui dépasse largement le cadre de la compétition.
Plus de 100 films pour prendre le pouls de la création contemporaine
L’un des cœurs battants du festival demeure ses trois compétitions — France, Québec et documentaire — qui réunit cette année 44 films en lice pour douze récompenses.
Autour de cette sélection officielle gravitent six programmes thématiques, des projections documentaires, des cartes blanches confiées à France Télévisions, au festival Emergence (Togo) et à Beirut Shorts, sans oublier les séances destinées au jeune public.
Cette diversité reflète la vocation d’Off-Courts : faire dialoguer les cinématographies, les sensibilités et les générations tout en restant attentif aux nouvelles écritures…
Les Labos Off, signatures du festival
Depuis plus de vingt ans, les Labos Off constituent l’ADN du festival.Professionnels, étudiants, techniciens et amateurs y réalisent collectivement plusieurs dizaines de films en quelques jours seulement, selon l’esprit du mouvement Kino : « Faire bien avec rien, mieux avec peu, mais le faire maintenant… et ensemble. »
Cette année, le laboratoire propose deux formats distincts…
- La première session, Kabaret, ouverte à tous, revient à l’esprit originel de l’improvisation avec des films de trois minutes réalisés en 72 heures.
- La seconde, Kinoworld, sera réservée aux cinéastes invités, aux écoles partenaires et aux projets spéciaux du festival.
Des kits caméra/son préassemblés sont mis à leur disposition afin de faciliter leur participation.
Le marché confirme son virage technologique
Au fil des éditions, le Marché international du film court est devenu bien davantage qu’un espace de visionnage.
Organisé du 7 au 10 septembre, il réunit diffuseurs, plateformes, distributeurs, producteurs et responsables des acquisitions autour d’un programme dense de conférences, de masterclass et de rendez-vous professionnels.
Les technologies de production y occupent une place particulièrement importante cette année.
Sony présentera notamment un retour d’expérience consacré au tournage du court métrage Luminia en production virtuelle sur murs Crystal LED, illustrant les bénéfices concrets des plateaux LED en matière de coûts, de flexibilité et d’organisation des tournages…
Adobe profitera également du rendez-vous pour dévoiler les dernières évolutions de Premiere Pro lors d’une masterclass animée par Fred Rolland, responsable du marché audiovisuel professionnel Adobe EMEA.

L’intelligence artificielle entre dans les workflows
Autre sujet incontournable de cette édition : l’intelligence artificielle.
Une table ronde réunira notamment Fred Rolland (Adobe), David Defendi (Genario), Vladimir Feral ( producteur) et Jeanne Signé ( monteuse) afin d’analyser les impacts concrets de l’IA sur la chaîne de production audiovisuelle.
Au-delà des démonstrations technologiques, les échanges porteront sur les nouveaux outils, les transformations des métiers et les usages déjà observés dans les workflows de création.
Un marché toujours tourné vers le développement des talents
Le volet professionnel ne se limite pas aux technologies… Le programme propose également des rencontres acquisitions, des speed meetings entre producteurs et réalisateurs, des présentations des aides du CNC, une table ronde consacrée aux résidences d’écriture ainsi qu’un débat sur les coproductions internationales.
Le dispositif Talents en Court Normandie, coordonné avec Normandie Images, le CECI-Moulin d’Andé et le CNC, accompagnera de jeunes auteurs dans le développement de leurs projets grâce à des rencontres avec des producteurs et diffuseurs.
L’ensemble confirme la vocation du festival : faire émerger les talents tout en créant des passerelles vers la production professionnelle.
Un rendez-vous qui accompagne les mutations du court métrage
Off-Courts a aujourd’hui dépassé son statut de festival pour devenir un véritable écosystème. Création collaborative, innovation technologique, formation, développement de projets, coopération internationale et accompagnement des jeunes auteurs s’y croisent désormais dans un même lieu.
À l’heure où le court métrage constitue souvent le premier terrain d’expérimentation des nouveaux outils de production, des formats narratifs émergents et des nouveaux talents, le rendez-vous normand reste un laboratoire privilégié des évolutions qui façonneront le cinéma de demain.
• Près de 2 500 films reçus.
• Plus de 100 courts métrages programmés.
• Trois compétitions : France, Québec et documentaire.
• Retour des Labos Off avec les formats Kabaret et Kinoworld.
• 19ᵉ Marché international du film court.
• Masterclass Adobe Premiere Pro animée par Fred Rolland.
• Retour d’expérience Sony autour de la production virtuelle de Luminia.
• Table ronde consacrée à l’intelligence artificielle dans la production.
• Rencontres dédiées aux acquisitions, aux coproductions et aux aides du CNC.