Dji Osmo, la stabilisation simplifiée

Le constructeur chinois propose plusieurs outils de stabilisation pour les tournages en mouvement. Nous avons testé sa nacelle d’entrée de gamme, avec caméra intégrée, qui s’utilise avec un simple smartphone : l’Osmo X3.*
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Publié le 10/07/2017

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Connu pour ses drones, le fabricant chinois DJI propose également des systèmes de stabilisation innovants. L’Osmo présente en effet des caractéristiques assez surprenantes puisqu’il permet d’enregistrer des images en mouvement avec une stabilisation trois axes, le tout piloté à l’aide d’un smartphone récent. Compte tenu du nombre de ces drôles d’engins que nous voyons dorénavant circuler sur les tournages, il nous est apparu opportun d’en tester un dans une optique professionnelle. Merci à Visual Impact et à Cirque Vidéo pour avoir mis à notre disposition deux unités pour notre essai.

 

Caractéristiques principales

Livré dans un petit étui semi-rigide, l’Osmo est très compact et ultra léger (200 g environ sans le smartphone). L’ensemble intègre une poignée de maintien avec bouton de rec et joystik de commande, un support pour smartphone, et enfin une caméra stabilisée (placée dans une boule) pourvue d’un capteur Sony Exmor 1/2,3’’ à 12 millions de pixels. L’optique fixe est un 20 mm.

L’enregistrement des différents formats s’effectue sur un support carte MicroSD. La compression est en H264 (MP4 ou MOV) pour l’ensemble des résolutions. Nous avons choisi de travailler en 4K pour les possibilités offertes en postproduction.

Le support sur lequel vient se placer le smartphone est assez commode pour un modèle compact, il l’est un peu moins pour les grands écrans, comme notre iPhone 6 Plus.

 

Une configuration simple

C’est à partir de l’écran du smartphone que l’ensemble des paramètres de la caméra est accessible (iso, ouverture de l’iris, formats d’enregistrement…). C’est aussi, bien entendu, par son intermédiaire que le cadre est réalisé. La liaison entre le téléphone et la caméra s’opère sans fil ni connecteur, en wifi. La caméra génère une adresse IP à laquelle il convient de se connecter. De manière aléatoire, cette étape s’est montrée plus ou moins longue en fonction de nos différents redémarrages, mais cela fonctionne.

Une fois l’ensemble configuré, nul besoin de se soucier d’équilibrage mécanique ou de calibrage, comme c’est le cas sur un matériel de stabilisation plus imposant. Les stabilisateurs à moteurs électriques de l’Osmo sont ultra précis, sans aucune intervention particulière. Il faudra cependant un peu de temps pour se familiariser avec la technique de prise de vue (relativement intuitive tout de même) comme pour tout appareil de ce type. Au bout de quelques minutes de pratique assidue, la manipulation est fluide. Notons tout de même qu’à l’instar des systèmes de type gimbal, c’est à l’opérateur de corriger l’effet « marche » en réglant son pas. Nous ne sommes pas tout à fait dans la fluidité digne d’un lourd matériel Steadicam et c’est bien normal.

 

Un outil tout à fait exploitable par les professionnels

Bien que testé dans sa configuration de base, l’image procurée par la caméra et son objectif est de belle facture. Pour une meilleure sensibilité en basse lumière, sans doute faut-il monter en gamme et passer à la version Pro ou Raw avec des budgets, cette fois, plus conséquents.

Commercialisé aux alentours de 550 euros HT, l’Osmo X3 offre réellement une image stable pour les tournages en mouvement avec une relative simplicité d’utilisation. Attention, il faut tout de même utiliser un smartphone relativement récent afin de s’assurer d’une parfaite compatibilité. Nous n’avons pas testé la connectique mini-jack audio disponible sur l’appareil. En toute objectivité, le bruit généré par le ventilateur de l’appareil contraint de toute façon à exploiter un micro extérieur relié à un enregistreur indépendant. Pour rester dans une logique économique de bas coût, le matériel de la marque Zoom, par exemple, peut constituer un bon complément audio.

 

* Article paru pour la première fois dans Mediakwest #21, p.14. Abonnez-vous à Mediakwest (5 nos/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur totalité.

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