Comment se porte l’animation Française ?

Pendant le Festival d’animation d’Annecy, le CNC a présenté une étude sur les « tendances du marché de l’animation française » pour l’année 2022. Voici les tendances les plus significatives.

Publié le 12/07/2023

Durant l’année 2022, 221 heures d’animations ont été aidées par le CNC. Un chiffre qui peut paraitre haut, mais qui en réalité est bien dessous de celui de l’année précédente : 357 heures.

Malgré cette baisse horaire, le nombre de production d’animation agréé ce maintien et ne descend pas sous le seuil établi depuis 2019 de 10 films agréés par an. 2022 est même une année record avec 13 films agréés.

Toutefois, il convient de rappeler que l’animation coûte cher et ses financements dépassent alors ceux des autres genres :  7,2 M€ en moyenne contre 4,5 M€ pour un film de fiction et 0,7 M€ pour un film documentaire.

 

 

Des séries animées plus courtes

L’animation représente une grande part des séries, surtout celle à destination d’un public jeune. Cette année 50 programmes ont été aidés et bien que ce constat semble se maintenir depuis 2019, le nombre d’heures produites est inférieur. La raison ? La demande se tourne lentement vers des programmes plus cours.

Les séries de plus de 50 épisodes sont toujours majoritaires avec 38%, mais cette donnée est en baisse par rapport à l’année précédente où elles représentaient plus de 47%. En revanche, les séries composées de 10 à 29 épisodes progressent avec 28% au lieu de 20% en 2021.

Le nombre de minute des épisodes est aussi à la baisse avec une préférence pour les formats de moins de huit minutes. Ces séries représentaient 24,7% en 2021 contre 40,2% en 2022.

 

 

Les plus grands commanditaires

L’animation plaît à France Télévisions. Le groupe en est le premier commanditaire avec 124 heures cette année, ce qui représente plus de 56,1% du total d’heures produites. Canal+ arrive à la seconde place avec 44 heures et 6,3 millions d’euros investis. En troisième position nous retrouvons le groupe M6 avec 5,9 millions d’euros investis.

 

 

Un genre qui attire les investissements étrangers

L’animation attire les financements des pays étrangers. Cette année 44,2 millions d’euros ont été investis, et 86,3% des heures d’animations ont été aidées par au moins un partenaire étranger en 2022.

 

 

La France, pays des projets de l’animation

La France est le troisième plus grand commanditaire de programmes d’animations avec 45 commandes pendant l’année 2022. L’hexagone se situe alors derrière les deux plus gros consommateurs, le Japon (252 commandes) et les Etats-Unis (205)… Cette bonne place est largement dû aux investissements de France Télévisions qui est le premier groupe européen avec 29 programmes commandés en 2022.

 

 

Plutôt linéaire ou à la demande ?

Malgré l’essor du genre de l’animé pour adulte, la plupart des œuvres produites s’adressent à un public jeune ou aux familles. Et cette audience suit les tendances du moment : consommer à la demande plutôt qu’en linéaire.

Le public de 4 à 14 a divisé par deux en 5 ans sa consommation d’animés sur les chaines nationales. Cette même tranche d’âge se tourne vers les plateformes de partage vidéo où l’animation est le genre qu’ils regardent le plus. Dans leurs changements d’habitudes on peut également prendre en compte l’essor des chaines FAST qui proposent 57 chaînes dédiées aux programmes jeunesses (Bob l’Eponge TV, Dora TV, Pluto TV Kids Animation…).

Articles connexes

Vendredi, Maxime Saada expose la stratégie mondiale de Canal+ ; lundi, il alerte sur la TVA…

Agrégation, croissance internationale et financement des contenus : vendredi dernier, au colloque NPA, Maxime Saada a détaillé les priorités de...
Dans une interview enregistrée quelques jours en amont et diffusée le 2 octobre à la Maison de la Chimie, à Paris, lors du colloque « Révolution numérique, Acte II » de NPA Conseil, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a rappelé les évolutions du groupe et sa vision du marché © Canal + / NPA

5 octobre 2026

« Avec “Notre Salut”, nous avons réinventé la manière de produire un film d’époque. »

Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026, « Notre Salut » d’Emmanuel Marre a notamment reçu une mention...
Sandrine Blancke et Swann Arlaud dans le film Notre salut d’Emmanuel Marre, présenté en compétition au Festival de Cannes le 20 mai. © Kidam & Michigan

5 octobre 2026

Rise AV Awards : quatorze prix pour braquer les projecteurs sur les femmes de l’audiovisuel

Avec seulement 9 % de femmes dans les effectifs du secteur selon Rise AV, la question de la visibilité reste...
Quatorze catégories pour rendre visibles les talents, les parcours et les initiatives qui font progresser la place des femmes dans l’audiovisuel.

2 octobre 2026

SATIS 2026, de la promesse technologique aux réalités du terrain

Les 4 et 5 novembre, le SATIS retrouvera les Docks de Paris pour sa 44e édition. Plus de 60 conférences...
Conférence « Scénario et IA » lors du SATIS 2025, aux Docks de Paris. © Emmanuel Nguyen Ngoc

30 septembre 2026

Dernier numéro

Découvrez toutes les nouveautés

Dernières Vidéos

IA et animation, Aton Soumache livre sa vision sur le plateau SATIS TV
Après le ST 2110, la virtualisation, BOB ouvre un nouveau chantier pour les régies broadcast
Du documentaire animalier aux écrans immersifs : le pari technologique de Saint Thomas Productions
"V Studios Vendargues : France Télévisions étend son pôle de production à neuf plateaux", Laurence Schwob, directrice de l'innovation de France Télévisions

Mediakwest, est le premier magazine « multiscreen » destiné aux professionnels de l’audiovisuel, de la télévision, du broadcast, du cinéma, des nouveaux médias et de l’entertainment.

Accès rapide