Jean Cressant, ambassadeur des programmes Web TV francophones

"Dans le monde on recense 230 millions de francophones, donc une audience potentielle énorme pour les productions diffusées sur le Web..."
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Publié le 31/03/2014

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Jean Cressant, Président du WebProgram-Festival International, est un homme d’images et de programmes. Il s’est intéressé aux possibilités qu’offrait internet aux contenus il y a 7 ans en créant Mativi, Web TV locale du bassin Poitou-Charentes. Puis, dans la foulée, il a développé le Web Program Festival, il y a 5 ans. Il nous livre ici les aspirations qui le poussent à aller toujours de l’avant sur le territoire de la « toile » et des images…

 

 

« A l’origine ma carrière s’est architecturée autour de l’image TV. La dernière grosse opération que j’ai couverte dans cet univers était  l’arrivée de Plus Belle la vie sur le Pôle de la Belle de Mai, à Marseille. J’étais à l’époque Conseiller d’établissement Public Euro Méditerrannée. J’ai déménagé sur la Rochelle pour accompagner Festival le Sunny Side of the Doc, je me suis acquitté de cette mission quelques années…Jusqu’à ce qu’un sentiment de raz le bol m’étreigne…

Il y a 7 ans, je me suis aperçu qu’il y avait une demande de proximité mais qu’on ne pourrait y répondre correctement avec un modèle de télévision linéaire, j’ai donc eu l’idée de fonder une Web TV locale : Mativi. Le concept était assez audacieux à l’époque mais il a tout de suite été bien accueilli par la population, et, fort de ce succès, j’ai créé un système de franchises 2 ans après. Aujourd’hui, nous avons 7 franchises en développement. Marseille, Toulouse, Tour, Les champs Elysées de Paris…Se sont tournés vers nous pour créer leur Web TV. »

 

 

Pourquoi avoir crée le Web Program Festival ?

« J’ai constaté que tous les grands Festival avaient un rendez-vous internet mais dans ces manifestations, les producteurs internet ont un peu de mal à trouver leurs marques ; les échelles de valeurs, culturelles et économiques, qui animent ce marché sont différentes de celles des filières de la télévision et du cinéma.   

La première édition a été lancée sous l’appellation de Web TV Festival. Tout s’est monté très vite, en trois mois !  Mais ma foi, dès le départ l’événement a suscité un réel intérêt. Cet événement, porté par Netmediacom, société de conseil et d’accompagnement, possède dimension Internationale et francophone. Nous avons un prix du public ouvert en ligne, et, pour la visibilité des œuvres, ce choix d’une dimension francophone nous paraît stratégique puisque dans le monde on recense 230 millions de francophones, donc une audience potentielle énorme pour les productions diffusées sur le Web… Et ce n’est pas fini dans 30 ans, cette communauté francophone devrait avoisiner les 800 millions ! »

 

 

Après 5 ans d’existence où en est l’évènement ?

« Le Web Program Festival est désormais un évènement bien identifié par les professionnels et par le grand public : nous avons cette année reçu près de 400 programmes et la fréquentation du site internet a connu une croissance de l’ordre de 30% en un an.

Aujourd’hui, au lieu de faire grossir le rendez-vous sur la Rochelle en ajoutant des briques, nous avons choisi de le dupliquer sur d’autres territoires : il y aura cette année un Web Program Festival Suisse en Juin et surtout en Afrique, en Novembre. Près de 50 % des francophones sont africains (dans 30 ans il seront 80%), les enjeux de ce territoire sont donc phénoménaux. »

 

 

Existe-t-il aujourd’hui un modèle économique pour les programmes Web ?

« Le modèle économique est multi facettes, comme dans tous les univers de production. La palette des financements s’étoffe et les sources de financements peuvent venir de divers horizons: on peut s’appuyer sur des fonds participatifs, des fonds régionaux d’aide à la production, le CNC (avec le Cosip), les diffuseurs. Sur La Rochelle, une web série de 8X3 mn vient même d’être tournée dans les studios de l’Océan avec le financement  d’une mutuelle hospitalière : la MNH… Cette mutuelle qui regroupe 1,5 millions d’adhérents en France s’est associée à la production d’un contenu où on ne verra jamais la marque en premier plan. Cette web série sera disponible sur le portail Web de la MNH mais on peut imaginer qu’elle circulera sur d’autres réseaux. Les programmes web estampillés brand content représentent une véritable opportunité de communication pour les marques qui peuvent ainsi adresser de nouveaux publics via des réseaux sociaux accélérateurs de notoriété… »

 

 

 

 

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