NAB2012 : 4K, 3D, Laser et Workflow optimisés

Il ne peut y avoir un NAB sans tendances, et c'est toujours une innovation visuelle qui prend l'ascendant sur les autres sujets, cette année c'est le 4K qui tire la couverture à lui. S'il faut personnaliser cette innovation, c'est sans aucun doute à Canon qu'il revient de décerner la palme du NAB 2012. Le fabricant, largement présent sur les publicités géantes aux entrées des halls, a opéré une mission de conquête de l'industrie cinématographique. La soirée officielle de lancement du EOS C500 et de l'EOS 1DC réunissait les aéropages de l'ASC (American Society Cinematographers, association des directeurs de la photographie), un symbole fort pour Canon. D'ailleurs la marque a produit deux courts-métrages en s'assurant les services de directeurs photos de l'ASC. La guerre est frontale avec RED One.
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Canon, en lançant simultanément deux produits, marque son engagement sur le secteur de la prise de vues, avec un champ d’applications assez large que ce soit pour le cinéma, la fiction TV, le documentaire haut de gamme, ou la pub. Toutefois, ces caméras nécessitent une prise en main, et un apprentissage, surtout lors de l’utilisation en format fichier RAW, n’est pas non plus destiné à tous les usages. Les caméscopes plus traditionnels continueront à être utilisés pour du reportage, des news, et autre programmes de flux.

Canon étoffe sa gamme

Quelques mois après la sortie du modèle EOS C300, Canon annonce la sortie d’un nouveau modèle EOS C 500 décliné en deux versions pour monture EF ou PL.
La caméra Cinéma EOS C500/C500 PL est capable d’enregistrer en mode 4K non compressé 10-bit RAW sans de-Bayering. La caméra est polyvalente, et est en mesure de proposer une de sortie Quad Full HD (3840 x 2160), 2K (2048 x 1080), Full HD (1920 x 1080), et d’autres options d’images. Tous ces formats numériques sont pleinement conformes aux normes établies de production SMPTE. Tous les formats 4K peuvent être enregistrés d’une jusqu’à 60 images par seconde. La caméra utilise un signal 12-bit RGB 4:4:4 lors de la sortie 2K, et peut fonctionner d’une à 60 images par seconde (ips). Si la caméra est commutée en mode 10-bit YCrCb 4:2:2, elle peut alors enregistrer jusqu’à 120 im/s.
La caméra Cinéma EOS C500 enregistre simultanément les images proxy en mode vidéo HD 50 Mbps sur une carte CF qui sont immédiatement disponibles pour du montage off-line. Dotées d’un tout nouveau capteur de taille Super 35mm CMOS 8.85 mégapixels, les caméras seront compatibles avec une large gamme d’optiques Canon EF Cinema, et monture PL, et Objectifs EF pour Canon DSLR. Très compacte, la caméra EOS C500/C500 PL reprend l’ergonomie du Canon EOS. Les caméras Cinéma C300/C300 PL fournissent toutes les mêmes caractéristiques ergonomiques, à l’exception de la poignée tournante.

Seconde nouveauté, le Canon EOS-1D C, qui a l’ergonomie d’un reflex mais hypervitaminé, genre super héros avec la possibilité d’enregistrer des images 4K. Equipé d’un capteur 18,1 mégapixels 24mm x 36mm CMOS Canon, la caméra enregistre 8-bits 4:2:2 Motion JPEG 4K vidéo sur la carte de la caméra mémoire CF à 24 images par seconde (fps) ou Full HD 1920 x 1080 vidéo à des cadences sélectionnables de 24p à 60p. Le Canon EOS-1D C, ne pourra pas enregistrer en mode non compressé.
Le Canon EOS-1D C intègre la gestion de Gamma Canon afin de permettre l’enregistrement de vidéo de haute qualité avec une richesse d’expression dans la colorimétrie, mais aussi dans les hautes et basses lumières, offrant ainsi un haut niveau de liberté lors de l’étalonnage. Le capteur CMOS du Canon EOS-1D permet de réaliser des effets de motion blur. Parmi les autres caractéristiques, une plage de sensibilité étendue jusqu’à 25600 ISO avec un bruit réduit, même dans des environnements faiblement éclairés. La caméra, permet d’enregistrer 8-bits 4:2:2 4K et 8-bit 4:2:0 Full HD sur cartes CF évitant de recourir à un enregistreur externe et permet des workflows avec une mobilité accrue. Si vous le souhaitez, cependant, la vidéo enregistrée (à l’exclusion du 4K) peut être sortie de la caméra, via la prise HDMI à un enregistreur externe en utilisant un signal YCbCr non compressé 8-bits 4:2:2.

La vidéo 4K est capturée par une portion du capteur, tandis que la vidéo Full HD peut être capturée au choix dans deux formats différents :

1. Le réglage standard Full HD capture toute la largeur de 36mm du capteur CMOS pour réaliser le plus grand angle de vue possible pour n’importe quel objectif compatible.
2. Un réglage optionnel Super 35 qui permet aux directeurs photos de créer des formats et des ratios d’image qui correspondent aux standards de l’industrie. Cela permet notamment de pouvoir matcher les images vidéo réalisées à partir de l’EOS-1D C dans des environnements multi-caméras.

Le Canon EOS-1D C comprend une sortie casque, et la capacité de voir les images sur l’écran LCD de l’appareil même si le port HDMI est connecté à un moniteur externe.

L’EOS-1D est livré avec des applications logicielles, comme Canon EOS Utility, qui permet différents réglages de l’appareil depuis un PC, et Picture Style Editor. Ces deux applications permettent aux utilisateurs de visualiser la sortie caméra sur un moniteur externe et d’ajuster l’image en temps réel afin de maximiser la prise de vue. Le logiciel assure également, sans perte de qualité, la visualisation 4K/Motion JPEG et vidéo HD/60p sur un moniteur externe, et il permet à la vidéo tournée avec le mode Gamma Canon d’être sortie sur un moniteur avec les corrections de gamma appliquées sur la vidéo.

Ces sorties de caméras sont accompagnées par l’arrivée d’une nouvelle gamme d’optiques, notamment des zooms. Deux grand angle : CN-E15.5-47mm T2.8 L S (monture EF) et le CN-E15.5-47mm T2.8 L SP (pour monture PL) – et deux téléobjectifs : CN-E30-105mm T2.8 L S ( monture EF) et CN-E30-105mm T2.8 L SP (monture PL).

Canon, boucle son workflow 4K avec l’annonce du développement d’un écran 4K.

2012 une année 4K ?

En fait le 4K, pour le moment, est avant tout lié à la prise de vue, et surtout pour le cinéma et la fiction. Certes les constructeurs grand public annoncent des modèles d’écrans 4K ou plus exactement Quad HD, mais pour le moment, nous sommes encore loin d’une diffusion 4K. Il faudra pour cela faire évoluer les codecs actuels, et donc remplacer les maillons de la chaîne de diffusion.

Ce qui est intéressant, c’est que le 4K est dès à présent une solution technologique ouverte à tous. Car les prix des caméras oscillent autour de 25000 euros. Les supports de stockage sont à moins de 5000 euros. Ce qui veut dire qu’il est possible de mettre en place une solution complète de tournage, postproduction, et visualisation pour moins de 100 K€. Impensable il y a encore 5 ans.

Car tous les maillons de la chaîne sortent en même temps. De la prise de vue à la diffusion avec des solutions techniques abordables

JVC, premier sur le 4K

JVC fut le premier constructeur à s’être engagé sur la voie du 4K, le caméscope GY-HMQ10
La caméra 4K est impressionnante, elle enregistre en 4.2.2, elle possède un capteur CMOS ½ » de 12 millions de pixels. Lors de l’enregistrement, elle découpe l’image en 4. Les données sont enregistrées sur 4 cartes chacune à 36 Mb/s. Les images enregistrées en 4K, dowconverties en HD, sont bien meilleures que si celles-ci avaient été tournées en HD natif. Il est également possible de recadrer son image, en cliquant du doigt sur l’écran tactile du caméscope. Les données peuvent être facilement importées dans un système de montage tel Final Cut Pro, en utilisant le logiciel 4K Archive de JVC, qui transcode les fichiers MP4 en .mov via le codec ProRes.

L’autre tendance, outre le 4K, est l’accélération des workflows, c’est-à-dire raccourcir le temps à l’extrême entre le tournage et la mise à l’antenne des images. Ainsi, JVC annonce deux nouveaux modèles de caméscopes qui devraient séduire les JRI, les chaînes de télévision, les producteurs de magazines qui travaillent dans l’actualité. En effet, les caméscopes ont été pensés pour eux principalement, offrant une qualité d’image, légèreté et intrinsèquement pensés pour les workfows rapides.

Les modèles GYHM 600 et GYHM 650 sont extrêmement compacts, et sans doute les plus légers du marché ( 2,2 kg ), ils disposent de ports pour cartes SD, et ils sont très polyvalents. L’enregistrement se fait simultanément sur les deux cartes. Les deux caméscopes sont dotés d’une optique Fujinon, avec une grand angle 29 mm et une focale X23, et très sensible F11 ( 2000 lux ). Ils possèdent un viseur 3.5″ de 1.22 millions de pixels, qui désormais est placé à l’avant de la caméra.
Le GY-HM600 et GY-HM650 sont équipés de trois capteurs 1/3″ CMOS, 12 bit, 1920 x 1080 pixels, et possèdent des sorties HD-SDI et HDMI.

Le modèle 600 peut enregistrer au formant Final Cut Pro (.mov), XDCAM EX ( .mp4), AVCHD. Le modèle GY-HM650 reprend ces fonctionnalités, mais dispose de codecs supplémentaires. Il est ainsi possible d’enregistrer en simultané la vidéo avec un codec plus bas débit ¼ HD. La caméra possède des fonctionnalités de routeur WiFi : il est donc possible d’upolader directement les fichiers proxys vers un poste client dédié. Le WiFi peut également faire office d’interface de pilotage, Il suffit de se connecter en WiFi et depuis son smarphone et même d’avoir le retour image. Une solution très pratique pour les JRI qui doivent se filmer en situation.

Outre les codecs cités précédemment, le caméscope est capable d’enregistrer en .MXF avec les méta données riches associées facilitant la gestion par des applications d’Asset Management. Le format est compatible entre plusieurs constructeurs comme Sony, Apple, Avid et Adobe.

Ces deux modèles seront disponibles respectivement à l’automne et à l’hiver 2012 pour 4400 euros et 5400 euros.

JVC possède une large gamme de moniteurs à tout prix et toute taille. Parmi les nouveautés, un modèle 17″ LCD avec backlight LED, parfaitement adapté pour les studios et Vidéo mobile. Le même principe en version 21″ avec la possibilité d’avoir les niveaux des 16 canaux audio en incrustation. Les deux modèles ont des panneaux LEC IPS, qui offrent une grande qualité de visualisation quel que soit l’angle de vision.

Panasonic optimise sa gamme

Panasonic, joue la carte de l’optimisation en annonçant, notamment, une nouvelle montée de gamme pour le format AVC, et en sortant des caméscopes qui sauront en tirer parti, et surtout dont le but est de raccourcir à l’extrême les délais du tournage, au montage.

La gamme de caméscope s’agrandit avec le AG-HPX 255 et des mises à jours sont disponibles pour le AG-HPX 250, deux membres supplémentaires Full HD. Les caméscopes sont parfaits en configuration plateau, ils peuvent recevoir une télécommande AG-EC4 Paint Box pour gérer l’ensemble des réglages du menu image, set up, gamma, diaphragme, gain, filtre…
Le caméscope AG-HPX 250 peut, via une mise à jour gratuite, bénéficier de la fonction Focus in Red, pour faciliter la mise au point (color on peaking et focus bar) qui peut être utilisée même pendant la prise de vue, ainsi que la fonction Turbo-speed one-push qui permet de faire la mise au point instantanément. La mise à jour est disponible www.pro-av.panasonic.net
Les deux caméscopes sont équipés de 3 capteurs 1/3 MOS, 2,2 Megapixel et dotés d’une optique 28mm à 616 mm. Les deux modèles peuvent enregistrer à différentes vitesses de 1 im/s à 30 im/s en 1920 x 1080p.

Longtemps réservé à un nombre restreint de constructeurs, Panasonic peut désormais distribuer en France des caméras de plateau, le modèle HC3500 équipé de 2/3″ Full HD, Tri CCD (2,2 Megapixels ), Convertisseur A/D14 bit, et DSP 38 bits (résolution 1100 lignes horizontales). Le prix est particulièrement agressif : à caractéristiques identiques, il est environ 30% moins élevé que la concurrence.

Le modèle 3D de Panasonic, 3DP1, commercialisé depuis le mois de février, a été vendu à plusieurs exemplaires en France dont aux Films du Soleil. Le réglage de la convergence se fait via une molette sur l’optique qui comprend également des filtres neutres intégrés. Le caméscope est équipé de la fonction 3D Assist qui illustre la zone de tolérance et d’acceptabilité.

Panasonic étend la gamme de compression AVC, qui désormais porte la nomination AVC Ultra. Tout en haut du panier, la classe 4.4.4 12 bits et en bas AVC Proxy.
Le nouveau caméscope AG-HPX 600 capteur 2/3 MOS, traitement 10 bit 4 :2 :2 destiné à l’ENG Broadcast, léger moins de 3 kg, pourra être mis à jour dès que les nouveaux codecs seront disponibles.
Le caméscope supportera également le nouveau format d’enregistrement sur carte, microP2. Le microP2 est l’évolution du P2 qui a la taille d’une carte SD mais qui supporte des débits beaucoup plus élevés, qui fonctionne en Raid. La carte Micro P2 de 64 Go coûte environ 300 euros. Un adaptateur P2 pour carte microP2 permettra d’adapter le nouveau media sur des anciens modèles de caméscopes équipés de port P2. Le format microP2 supportera le mode AVC-Intra200 du nouveau codec AVC-ULTRA.

Le caméscope autorise le transfert direct, des images encodées en AVC Proxy depuis une connexion WiFi : pour cela deux options (le boîtier VITEC ou depuis la carte SD WiFi). Il est ainsi possible streamer les proxys, ou d’utiliser une liaison Ethernet ou un port USB. Le caméscope supportera également le LiveU, pour la transmission broadcast live du flux video du caméscope.

Panasonic a annoncé une mise à jour logicielle (V 2.0 du firmware ) de son mélangeur HS 410, qui désormais possède une mosaïque d’image intégrée. Il dispose également d’un écran tactile couleur 7 pouces, qui servira à afficher les menus, la vidéo, la vidéo et les menus, les réglages (vecteur scope, oscilloscope ). Le mélangeur a 9 entrées extensibles à 13 entrées ( SDI, HD/SDI, DVI). Panasonic propose un kit de développement SDK et API permettant ainsi à des sociétés tierces d’enrichir les fonctionnalités du mélangeur de leur propre plug-in. Parmi les premiers développements on trouve : remote panel, browser control de PiP…

Panasonic possède une expérience incontestée dans les moniteurs et surtout une gamme très étendue. Cette gamme est renforcée par de nouvelles références, dont un modèle de 18,5 « , le BT-LH 1850 possède des entrées HD / SD SDI et HDMI, extrêmement polyvalent, offre une 3D look-up table (LUT), qui reproduit fidèlement les teintes les plus subtiles, et un temps réponse rapide pour les images en mouvement. De nouvelles fonctions sont présentes comme du close caption, monitoring waveform des signaux R / V / B, vecteurscope, remote RS-485, et un écran faible consommation (22 W soit deux fois moins que le modèle précédent).

Le projecteur PT-DZ21 KU de Panasonic remporte tous les suffrages, car il offre tout ce dont rêvent les loueurs : un rendement exceptionnel de 20.000 lumens, un poids de 47 kg et une lampe UHT dont le prix est moindre et la durée de vie plus importante que les lampes traditionnelles. Les optiques sont interchangeables parmi un choix de 8 modèles selon les focales. Le projecteur peut être doté en interne d’un logiciel de découpe et de déformations géométriques au pixel près. La série comprend le PT-DZ21KU avec une résolution WUXGA (1,920 x 1,200) et 20,000 lumens de luminosité, le PT-DS20KU avec résolution SXGA+ (1,400 x 1,050) et 20,000 lumens et le PT-DW17KU de résolution WXGA (1,366 x 768) et 16,500 lumens. Les deux premiers modèles sont 3D compatibles. Le modèle PT-DZ21KU dispose d’une fonction de « mémoire optique » (Lens Memory) qui ajuste la taille de l’image et sa position jusqu’à trois différentes positions de projection.

Panasonic propose une tablette dédiée aux applications professionnelles. Entièrement durcie, elle peut résister à de nombreuses agressions et chocs. Le Toughpad séduira les baroudeurs.

Dans les petites pépites, Panasonic a présenté un écran 4K disponible en fin d’année, avec un panneau LCD ips ultra fin de 3,5 mm ( 3840 x 2160 pixels )

4K et petits caméscopes pour Sony

Sony Professional a livré plus de 400 caméras 4K CineAlta F65, établissant un nouveau standard pour le cinéma numérique et une production 4K Sony de bout-en-bout, de l’acquisition à la projection. Cette caméra est le premier maillon d’une chaîne « full » 4K.
Dans un registre plus modeste, le camécope PMW-100, doté d’un capteur CMOS « Exmor » 1/2,9″, offre une excellente qualité d’image et un éclairage minimum de 0.08 lux. Doté d’un zoom optique de 5,4 à 54 mm (ce qui correspond à un zoom de 40 à 400 mm pour le 35 mm), le PNW-100 permet à son utilisateur de travailler dans presque n’importe quel environnement où mobilité et flexibilité sont extrêmement appréciées.
Le PMW-100 prend en charge la vidéo en Full HD 1080i, 1080p et 720p jusqu’à 50 Mbit/s pour l’enregistrement (MXF) et la compression MPEG HD422 Long GOP standard pour le codec MPEG HD422 en ce qui concerne la lecture. Il peut également prendre en charge les codecs MPEG HD420 à 35/20 Mbit/s et l’enregistrement DVCAM 25 Mbit/s. Le PMW-FS100 permet également un enregistrement audio sur quatre canaux 24 bits non compressé 48 KHz de très haute qualité.
Il offre une flexibilité extrême avec son large choix de supports d’enregistrement qui inclut la carte mémoire SxS à haute vitesse ainsi que des cartes Memory Stick, SD et même une carte XQD comme support secondaire d’urgence. Le nouveau logiciel « SxS Memory Card Management Utility » fournira une souplesse d’utilisation supplémentaire avec la carte mémoire SxS et ses fonctions de sauvegarde des données et d’indication de la durée de vie de la carte utilisée.
La fonction « Slow & Quick Motion » permet aux utilisateurs du caméscope de créer des séquences en accéléré et en ralenti artistiques, en passant de 1 ips à 60 ips en mode 720P et de 1 ips à 30 ips en mode 1080P.

Le nouveau HXR-NX30E enregistre en résolution Full HD 1920 x 1080 à l’aide d’un objectif Carl Zeiss Vario-Sonnar T* (équivalent 35 mm : 26 mm – 260 mm) pour une qualité, une finesse et une luminosité optiques exceptionnelles. Le caméscope est équipé d’un capteur 1/2,88″ basé sur la technologie CMOS Exmor R de Sony, qui permet d’améliorer les performances par faible luminosité, d’accélérer la lecture des images, de réduire les artefacts visuels de « rolling shutter » et d’offrir un large choix de fréquences d’images (1080/50p, 25p, 50i et 720/50p).
Le HXR-NX30E permet d’enregistrer des contenus au format AVCHD, avec une mémoire interne de 96 Go (soit environ 8,75 heures d’enregistrement en qualité HD à 28 Mbit/s) ainsi qu’un double slot pour des cartes SD ou Memory Stick PRO Duo afin d’offrir des capacités de stockage additionnelles.
Un vidéoprojecteur intégré permet de lire vos contenus sur toutes les surfaces planes, avec une diagonale maximale de 100 pouces à 5 mètres de distance. Cette fonction est particulièrement adaptée pour consulter vos rushes sur site ou sur plateau, quand l’utilisation d’un écran est déconseillée ou impossible.

Sony annonce une nouvelle génération de disque optique conçue pour l’archivage. Cette nouvelle technologie est censée supporter plus robustement les agressions extérieures (humidité, poussière, température), donc offrir une plus grande stabilité et pérennité dans le temps, ce qui n’était pas jusqu’à présent la qualité première des disques optiques.
Les produits seront commercialisés à l’automne et seront compatibles avec le lecteur ODS-D55U, un lecteur équipé d’une interface USB 3.0, et auront des capacités de 300 Go à 1,5 To.
Sony a également mis en place un groupe de travail, Optical Disc Archive Advisory Group, dont le but est de faciliter le développement d’applications et d’architecture système pour que ce nouveau format soit massivement adopté par les détenteurs de contenus, gestionnaires d’archives, chaînes de télévision. Plusieurs industriels se sont ralliés au nouveau format proposé par Sony dont ASG-Atempo, Dalet, Front Porch Digital, Harris, SGL, Square Box Systems Ltd, TDK Corporation, Vizrt etc.

Un enregistreur capable de prendre en charge les nouveaux flux de travail 4K chez Aja 

Ki Pro Quad développé par Aja, est un enregistreur vidéo SSD portable, capable de capturer en haute qualité des fichiers prêts à être montés dans différents formats, y compris 4K (4096 x 2160), Quad HD (3840 x 2160), 2K (2048 x 1080), et HD (1920 x 1080), en10-bit 4:4:4 et 4:2:2 10 bit.

Ki Pro Quad contribue à faciliter un flux de travail puissant pour 4K, en acceptant en sortie de la caméra les fichiers RAW via SDI et simultanément via Thunderbolt. L’enregistreur effectue également le traitement de « debayer » des données brutes qui peuvent être utilisées pour produire des fichiers en Apple ProRes et les enregistrer sur des médias amovibles SSD. Ainsi les fichiers HD, 2K et 4K ProRes enregistrés sur un support amovible SSD peuvent facilement être utilisés dans la plupart des systèmes de montage non linéaires. L’image produite par le debayered Quad Ki Pro peut également être utilisée pour le monitoring 4K en temps réel. Une sortie à l’échelle ou recadrée est aussi simultanément disponible pour monitoring 2K ou HD via les connectiques dédiées SDI et HDMI.

Ki Pro Quad Overview:
4K/Quad HD/2K/HD Solid State Video Recorder
Supports 10-bit 4:4:4 et 10-bit 4:2:2
Support RAW
Debayering et encodage ProRes sur SSD
Realtime pass-through des données RAW via Thunderbolt
Sortie monitoring non-compressée et debayering 4K
Monitoring HD via SDI et HDMI
Enregistrement 4K, 2K, ou HD ProRes files sur support SSD media
Création de fichier Offload ProRes pour les systèmes de montage non-linéaire via AJA Thunderbolt SSD

Ki Pro Quad Workflow:
Sortie de camera 4K RAW via SDI
Ki Pro Quad accepte 4K RAW via SDI
Ki Pro Quad permet le debayering des fichiers RAW
Les images debayerisées sont utilisées pour être enregistrées sur la carte SSD
Les images debayerisées sont utilisées pour monitoring 4K
Les images debayerisées sont utilisées pour recadrage et changement de format du monitoring HD via SDI et HDMI
Le signal RAW est transféré de la camera vers Ki Pro Quad et via Thunderbolt vers l’ordinateur
La manipulation des fichiers RAW est possible via outils logiciels Canon.

La 3D est morte, vive la 3D !

Le temps est fini où la 3D relief occupait l’ensemble des discours marketing, désormais elle peut prendre sa place comme toute technologie devenue plus mure et adulte. La 4K est la 3D ont un avenir commun.
Le NAB a permis d’assister à plusieurs innovations comme les projections HFR (High Frame Rate). Sur le stand Christie il était possible d’assister à la bande démonstration de James Cameron vantant le mérité de tournage à 48 im/s ou 60 im/s. Cette nouvelle technique de prise de vue et de diffusion n’est pas nouvelle en télévision mais pour le cinéma c’est une petite « révolution » et le débat va être intéressant à suivre, car supprimer les défauts visuels inhérents au cinéma depuis plus de 100 ans (motion blur, strobe) ne se fera pas aussi facilement.
Quoi qu’il en soit la 3D gagne vraiment en qualité avec cette technologie.
L’autre sujet intéressant était la projection Laser. L’illumination laser à la place des traditionnels Lampe Xenon, on en parle depuis longtemps, mais cette fois les premiers produits commerciaux devraient apparaître avant la fin de l’année.
Il y a plusieurs technologies d’illumination : Line, Spot ou Area. Toutefois, certaines technologies ne peuvent être facilement déployées pour des raisons de sécurité. Aux Etats-Unis, pour utiliser la technologie laser, les mesures sont tellement drastiques (taxes par certains États, demande d’autorisation auprès de l’armée de l’air…) qu’un changement de technologie pour éviter les problèmes de régulation a été nécessaire. Ainsi le faisceau du laser est plus large (Area). Il balaye la surface du DLP ou du LCD, en une seule fois.

Pourquoi utiliser le laser ?

Sur le papier l’utilisation du laser, ne semble qu’offrir des avantages

Le contraste est meilleur, meilleure profondeur, meilleure uniformité de la luminosité, le Color Gamut est plus étendu.
Laser a une durée de vie de 25000 à 50000 heures
Pas de changement de lampe, consomme moins d’électricité (de 30 à 50% de réduction)
Réduit les couts de climatisation

Le problème avec le laser ce sont les tavelures ou chatoiement (speckle en anglais). C’est-à-dire l’ensemble des petites taches rapidement fluctuantes qui apparaissent dans la texture instantanée d’une image et qui lui donnent un aspect granuleux. Le phénomène est dû aux interférences entre les rayons diffusés par chaque point de la cible ou de l’atmosphère. La taille moyenne des petites taches qu’on observe est liée au système optique qui permet de regarder la cible (par exemple une lentille de projection ou l’œil) et non pas à la nature de celle-ci. En optique diffractive (ou optique de Fourier) on dit que la taille des taches est liée au support de la réponse impulsionnelle du système de projection (définition Wikipédia)

Diminuer cet effet est d’autant plus difficile avec les écrans argentés (Silver Screen), utilisés pour la projection relief.

RED a compris l’intérêt du laser et de la 3D puisque la société a présenté un projecteur numérique 4K 3D (passive) et Laser qui sera capable de diffuser des images 4K pour chaque œil à 120 im/s. À son habitude, RED avait savamment organisé l’événement et il fallait faire une longue file d’attente pour regarder le court métrage produit par Ridley Scott et réalisé par son fils. Malheureusement, les développeurs n’avaient pas eu le temps de finir la mise à jour du firmware, et nous avons dû nous contenter d’une projection à 24 im/s. Le projecteur devrait être commercialisé sous la barre des 10 000 dollars et servira pour les salles de vision, ou de postproduction.