Le festival Off-Courts Trouville 2026 illustre une nouvelle fois la vitalité du court métrage. Avec près de 2 500 films reçus , cette 27ᵉ édition témoigne d’une création foisonnante, malgré un contexte économique jugé préoccupant pour l’ensemble du secteur culturel…
Dans ce cadre, le festival revendique plus que jamais sa mission historique : offrir un espace de visibilité aux auteurs, favoriser la circulation des œuvres et créer des lieux de rencontre entre les artistes, le public et les professionnels.
Création, diversité, liberté et ouverture internationale restent ainsi les maîtres mots d’un festival qui dépasse largement le cadre de la compétition.
Prendre le pouls de la création contemporaine
L’un des cœurs battants du festival demeure ses trois compétitions — France, Québec et documentaire — qui réunit cette année 16 court métrages français sélectionnés et 19 métrages québécois.
Autour de cette sélection officielle gravitent six programmes thématiques, des projections documentaires, des cartes blanches confiées à France Télévisions, au festival Emergence (Togo) et à Beirut Shorts, sans oublier les séances destinées au jeune public.
Cette diversité reflète la vocation d’Off-Courts : faire dialoguer les cinématographies, les sensibilités et les générations tout en restant attentif aux nouvelles écritures…
Les Laboratoires de création, signatures du festival
Depuis plus de vingt ans, les Labos Off constituent l’ADN du festival.Professionnels, étudiants, techniciens et amateurs y réalisent collectivement plusieurs dizaines de films en quelques jours seulement, selon l’esprit du mouvement Kino : « Faire bien avec rien, mieux avec peu, mais le faire maintenant… et ensemble. »
Cette année, le laboratoire propose deux formats distincts…
- La première session, Kabaret, ouverte à tous, revient à l’esprit originel de l’improvisation avec des films de trois minutes réalisés en 72 heures.
- La seconde, Kinoworld, sera réservée aux cinéastes invités, aux écoles partenaires et aux projets spéciaux du festival.
Des kits caméra/son préassemblés sont mis à leur disposition.
Le marché confirme son virage technologique
Au fil des éditions, le Marché international du film court est devenu bien davantage qu’un espace de visionnage. Il fête cette année sa vingtième édition.
Organisé du 7 au 10 septembre, il réunit diffuseurs, plateformes, distributeurs, producteurs et responsables des acquisitions. Son positionnement stratégique, à la rentrée du secteur audiovisuel, en fait un temps fort des échanges internationaux. Diffuseurs, distributeurs, producteur·rice·s, réalisateur·rice·s, programmateur·rice·s et institutions s’y retrouvent pour partager leurs actualités, présenter leurs nouvelles lignes éditoriales et développer de nouvelles collaborations.

Un marché toujours tourné vers la production et la circulation des oeuvres
Pour sa 20ᵉ édition, le Marché international du film court de Trouville multiplie les occasions de rencontres entre auteurs, producteurs, diffuseurs, distributeurs et représentants de festivals. Dès le 7 septembre, la vidéothèque et le Marché du Film ouvriront leurs portes aux professionnels accrédités. Une masterclass consacrée à la relation entre cinéaste et producteur prolongera cette première journée, avant le cocktail d’ouverture.
Le 8 septembre, une session de pitchs organisée avec la Villa Pierron et la Fédération des Jeunes Producteur·ice·s Indépendant·e·s mettra quatre projets en relation avec de jeunes producteurs. La table ronde « Produire le court métrage : regards intercontinentaux » confrontera ensuite les réalités de six territoires — France, Québec, Togo, Norvège, Rwanda et Liban — pour éclairer les modèles de financement, les dispositifs de soutien et les possibilités de coproduction. Deux Cafés pro, organisés les 8 et 9 septembre sous la forme de speed meetings, faciliteront également les échanges directs entre participants.
La question de la diffusion occupera une place centrale. Une rencontre réunira des responsables des acquisitions pour la télévision, les plateformes de VOD et la distribution en salle. Un Forum des festivals internationaux favorisera parallèlement le partage d’expériences et l’émergence de nouvelles coopérations. Cinq sociétés normandes pourront également présenter leurs projets à des diffuseurs dans le cadre de la rencontre de préachats organisée avec Normandie Images.
Enfin, Unifrance dévoilera les chiffres et les tendances de l’exportation des courts métrages français en 2025, tandis que le CNC présentera ses principaux dispositifs d’aide. De l’émergence des talents à la production, puis de la recherche de financements à la circulation internationale des œuvres, Off-Courts confirme ainsi sa vocation : transformer le festival en espace de travail et en accélérateur de projets. La coopération entre l’Afrique et l’Europe sera notamment mise à l’honneur lors d’un cocktail consacré au Togo, partenaire historique du festival à travers Émergence de Lomé et le programme Togo Créatif.
• Près de 2 500 films reçus.
• Trois compétitions : France, Québec et documentaire.
• Retour des Labos Off avec les formats Kabaret et Kinoworld.
• 20e Marché international du film court.