Rencontre avec Bruno Masi, co-concepteur de « Déchiffrage » et de son dispositif second écran

Déchiffrage, revue économique de grand format, veut aider le plus grand nombre à comprendre les enjeux de l'économie d'aujourd'hui, cette collection est proposée par Bruno Masi et Jacques Goldstein. Il s’agit d’une Coproduction : Arte France, Les Films d'ici 2, Alternatives Économiques. Avec la voix d'Alexandra Bensaïd, animatrice de l'émission "On n'arrête pas l'éco" sur France Inter…
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Mediakwest : Pourquoi avoir choisi un dispositif second écran ?

Bruno Masi : Arte nous avait demandé de réfléchir à un second écran complétant la programmation de l’émission Déchiffrage. Il y a trois ans, c’était assez nouveau. Nous avons donc élaboré un déroulé spécifique en veillant à ne pas parasiter l’antenne. Comme cela a rapidement posé des problèmes de production, nous sommes revenus à une solution community managment. Un économiste répond en direct aux questions des internautes et enrichit la diffusion avec des contenus multimédias. Cette fonctionnalité propre aux réseaux sociaux est la seule à ne pas être réactivée lors du replay de l’émission.

 

Mediakwest : Quelles sont les contraintes d’un second écran pour documentaire ?

B. M. Un documentaire, qui plus est sur l’économie, impose que l’on maintienne une économie de l’attention. Le contenu de son second écran doit apporter une plus-value informative et être facilement intelligible. Son écriture dépend étroitement du déroulé du premier écran. Elle doit donc se faire quasiment en même temps.

 

Mediakwest : La synchronisation pose-t-elle des problèmes techniques ?

B. M. Plusieurs procédés sont à notre disposition qui font appel au son, au code (option choisie par Déchiffrage) ou aux applications dédiées. Comme celles-ci impliquent un téléchargement, les diffuseurs hésitent à y recourir. Pour sa part, Déchiffrage, dont le développement a été internalisé par Les Films d’ici, fait appel à une web app. Si la technologie ne pose donc plus de problèmes aujourd’hui, il reste à définir la forme – et les contenus – de ce community management. Et à savoir jouer avec les codes de la culture web (live-tweet, etc.) afin de convaincre le public des réseaux sociaux de suivre l’émission…