Les SFX des « Dernières heures de Pompéi »

C’est la société belge Nozon qui a réalisé les SFX de l’ambitieux docu-fiction Les dernières heures de Pompéi, réalisé par Pierre Stine et coproduit par Gedeon Programmes.
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« Nous avons travaillé sur deux parties distinctes du film », précise Chris Mascarello, superviseur de ce projet chez Nozon. Il s’agit d’enrichir les images live tournées en Bulgarie à partir du décor où étaient placés à chaque bout de la rue des fonds verts pour détourer les acteurs.

« Nous avons recréé la perspective de la rue, reconstruit en numérique des maisons, les toits, les silhouettes. Ensuite, une partie de la pluie de lapilli a été gérée en temps réel et nous avons régénéré en 3D des simulations pour la compléter », détaille-t-il. Tout cela a été réalisé avec le logiciel Maya, et Houdini pour les rajouts de pierres et finalisé dans Maya.

« On a finalisé toutes les incrustations sur une quarantaine de plans. Le plus spécifique, c’était les contingences historiques essentielles, notamment des points qui peuvent paraître des détails, le cahier des charges était très fin. Le besoin de véracité était essentiel, notamment sur les lumières selon le moment de la journée », reprend le superviseur. Pour anticiper, il réalise des recherches notamment sur la forme des maisons.

L’autre challenge a été de recréer la ville, ce qui était assez complexe. « On a dû faire du développement afin de générer des imbrications de maisons de façon automatique ; nous sommes partis du plan très détaillé de la cité. Chaque maison est générée mathématiquement et on s’approche de la réalité car la ville avait une construction assez anarchique. Chaque bâtiment emblématique a été traité en détail », souligne Chris Mascarello.

Enfin, le défi a aussi été de reconstituer ce moment initial de l’éruption avec la coulée qui envahit le forum. « Cela a été réalisé en full 3D, en CGI. Le but était de raconter l’histoire en étant le plus réaliste possible. Nous avons aussi travaillé avec Houdini et ByFrost, un simulateur de fluide, inclus dans Maya dans laquelle a été réalisée l’animation. Cette partie a été complexe. » Il n’est en effet pas simple de reproduire une simulation de ce type de phénomène, « d’autant que même sans le connaître, chacun en a une vision. Il faut surtout énormément de temps de calcul. Pour coller au comportement de cette coulée, cette nuée ardente, il faut se nourrir non seulement du cahier des charges, mais aussi de ce que le réalisateur voulait. C’était notre première éruption », conclut-il.

La diffusion de ce projet hors norme est prévue sur France 5 au premier trimestre 2020.

 

Retrouvez la première partie de l’article ici

 

Extrait de notre article  » Les dernières heures de Pompéi, un docu-fiction atypique et ambitieux  » paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.64/66. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.