Le soleil levant sur le Festival International du film d’animation d’Annecy !

L’animation japonaise sera à l’honneur sur l’édition 2019 du Festival d’Annecy. Si elle avait déjà été honorée en 1999 par le Festival, sa vitalité n’ayant pas faiblie, il était important de mettre en avant les nouvelles figures cinématographiques du pays.
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Des personnalités seront présentes, Yôichi Kotabe : invité d’honneur, Yoshiaki Nishimura et Koji Yamamura : membres du jury, une avant-première française sera programmée, Modest Heroes du Studio Ponoc, un film légendaire sera projeté, Venus War (1989) de Yoshikazu Yasuhiko en version sous-titrée anglais remastérisée pour une projection anniversaire des 30 ans de ce film légendaire ancré dans l’histoire de l’animation japonaise. 

Une exposition d’images au Haras aura également lieu : Japonohara. Des approches artistiques très différentes ont été sélectionnées, allant de la VR, avec Planet°° de Momoko Seto, Nova in My Hand, œuvre cosmique et poétique de Yuki Kawamura, City of Transformers réalisation burlesque et critique de Ikuru Kuwajima et Kiya, Kiya dessin animé proche de la BD et de l’adolescence de Akino Kondoh (avec l’aimable autorisation de Mizuma Art Gallery/Tokyo).

Ces artistes, femmes et hommes, nés au Japon dans les années 80, forment un éventail original, tant par leurs créations que par leurs origines diverses.

 

Des courts métrages historiques et de nombreux classiques seront programmés à cette occasion. Une délégation japonaise ainsi qu’un stand de 150 m² côté Mifa seront également dédiés à cet hommage.

 

Yôichi Kotabe, invité d’honneur

Né à Taiwan en 1936, Yôichi Kotabe est l’un des plus brillants animateurs de son pays, et un témoin privilégié de l’âge d’or du dessin animé. Entré au studio d’animation de Tôei en 1959, complice essentiel de Isao Takahata et Hayao Miyazaki dès Horus, prince du soleil (1968), il dirige l’animation de Panda Petit Panda (1972, 1973) et Kié la petite peste (1981), mais aussi de Tarô, l’enfant-dragon (1979) et des séries Heidi (1974) et Marco (1976) dont il crée aussi les personnages… Sa longue carrière incarne l’élégance du dessin animé classique dans ce qu’il a produit de meilleur au Japon.

 

Deux personnalités japonaises dans les jurys

Yoshiaki Nishimura : fondateur, PDG & producteur Studio Ponoc

Depuis 2014 : Studio Ponoc. Mary et la Fleur de la sorcière (2017, Hiromasa Yonebayashi) et Ponoc Short Films Theatre, Volume 1 – Héros modestes (2018, Hiromasa Yonebayashi, Yoshiyuki Momose, Akihiko Yamashita).

De 2002 à 2014 : Studio Ghibli. Promotion de plusieurs films du Studio Ghibli, tels que Le Château ambulant (2004), Les Contes de Terremer (2006) et Ponyo sur la falaise (2008). Les deux premiers longs métrages que Yoshiaki Nishimura a produits, Le Conte de la princesse Kaguya (2013) et Souvenirs de Marnie (2014), ont été nommés aux Oscar dans la catégorie animation.

 

Koji Yamamura : réalisateur, Yamamura Animation, Inc.


Né en 1964, Koji Yamamura consacre l’essentiel de sa carrière aux films pour enfants. Pour Le Mont Chef, nommé aux Oscar en 2003, The Old Crocodile (2005), Un médecin de campagne, de Kafka (2007) ou encore Muybridge’s Strings (2011), il reçoit plus de 90 récompenses dont les grands prix de quatre festivals d’animation renommés : Annecy, Zagreb, Ottawa et Hiroshima. Koji fait souvent partie de jurys internationaux et intervient lors de rétrospectives dans le monde entier. Membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, il exerce aussi comme professeur à l’Université des arts de Tokyo.

 

Marcel Jean, le délégué artistique du Festival réagit : « En 1999, le Festival d’Annecy honorait l’animation japonaise, faisant de cette cinématographie la première à recevoir une telle distinction. À cette époque, les grands auteurs de l’animation japonaise commençaient à être connus du public européen et l’engouement pour l’anime gagnait de plus en plus de jeunes cinéphiles.

Si, 20 ans plus tard, Annecy met de nouveau l’animation japonaise à l’honneur, c’est qu’il y a encore beaucoup à dire à propos d’une cinématographie dont la vitalité ne s’est jamais démentie et qui, malgré le vif intérêt qu’elle suscite, recèle de nombreux trésors cachés : plusieurs œuvres n’ont été montrées que rarement ou partiellement en Occident nous avons à cœur de favoriser leur découverte auprès d’un public plus large.

L’expertise que nous avons rassemblée et les relations que nous avons développées avec plusieurs acteurs majeurs de l’industrie japonaise nous autorisent à croire qu’Annecy 2019 offrira un regard inédit sur cette cinématographie complexe qui a marqué le cinéma contemporain international de plus d’une façon. C’est donc un rendez-vous que nous vous fixons pour découvrir un nouveau visage de l’animation japonaise ! »

 

L’Agence pour les Affaires culturelles, le Gouvernement du Japon et le Gouvernement métropolitain de Tokyo commentent : « Le Japon prendra part à Annecy 2019, le Festival international du film d’animation le plus important au monde, et nous sommes flattés d’apprendre que l’animation japonaise sera mise à l’honneur. Celle-ci a une longue histoire, jalonnée de nombreux chefs-d’œuvre créés par des artistes nippons célèbres dans le monde entier. Pour Annecy 2019, nous aimerions vous faire découvrir certains de nos jeunes créateurs talentueux formant la nouvelle génération d’animateurs, et nous espérons également que le Japon pourra contribuer au développement de l’animation à l’échelle mondiale. Nous allons préparer des projets spéciaux profilant l’avenir de l’animation aussi bien au Japon que dans le reste du monde. »