3 réalisatrices françaises parmi les 16 finalistes de 16 Days 16 Films contre les violences faites aux femmes

A l’occasion de la deuxième édition de « 16 Days 16 Films », une compétition récompensant des courts métrages de réalisatrices sur les violences faites aux femmes, la Fondation Kering et Modern Films annoncent les noms des 16 finalistes. Cette année, plus de 150 réalisatrices anglo-saxonnes - et pour la première fois- françaises et italiennes ont répondu à l’appel à candidature lancé en octobre dernier.
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16 courts métrages ont été retenus en tant que finalistes dont ceux de Clémence Péloso, Eden Tinto Collins, et Juliette Saint-Sardos, trois réalisatrices françaises.

Chaque jour, du 25 novembre au 10 décembre, un film finaliste sera diffusé, afin de sensibiliser aux violences sexistes à travers le pouvoir du cinéma et de promouvoir le changement et la responsabilisation au cours des 16 jours d’activisme. Les films seront projetés sur les plateformes en ligne de Modern Films et de la Fondation Kering et seront également partagés par les associations spécialisées Chayn Italia et En avant toute (s), partenaires de la Fondation Kering, ainsi que par la campagne UK Says No More.

Le 16 décembre prochain, à Londres, trois finalistes seront sélectionnées par un jury et récompensées lors d’une projection. Chacune recevra un soutien financier et le premier prix se verra également offrir la possibilité de créer le prochain message d’intérêt public pour l’association UK Says No More.

 

« Les 16 films sélectionnés présentent un éventail passionnant de styles, donnant la parole à des histoires puissantes et imaginatives. En créant une plateforme publique qui met en lumière ces films et ces réalisatrices, 16 Days 16 Films vise à amplifier la portée de leurs histoires et des sujets essentiels traités. Nous encourageons et célébrons ces nouvelles voix émergentes de femmes », explique Ginta Gelvan, Directrice de la Communication, Modern Films.

« Nous sommes fiers de soutenir des femmes réalisatrices qui illustrent en images la complexité et la prévalence des violences faites aux femmes à travers le monde. En abordant la notion de consentement, les mutilations sexuelles féminines ou encore les féminicides, ces 16 films montrent les progrès réalisés mais aussi le chemin qu’il reste à parcourir pour éradiquer ces violences », conclut Céline Bonnaire, Déléguée générale, Fondation Kering.

 

LES 16 FINALISTES

FRANCE

Clémence Peloso Jeanne

Eden Tinto Collins et Adrien Gystere Peskine WOMXN

Juliette Saint-Sardos Naked Links

 

ROYAUME-UNI

Myriam Raja The Third Sorrow

Jessie Ayles Waves

Lucy Jane et Joya Berrow Surf Girls Jamaica

Jade Jackman Calling Home

Daisy Evans I’m left silent

Helena Coan Keepsake

Ana Gonzalez The Waria of Java

Eelyn Lee Futurist Women

Ella Bennett Last Leg

 

ITALIE

Giulia Di Battista et Gloria Kurnik Rèsce La Lune

Antonella Fabiano et Chiara Speziale Kedamono – the beast

Emanuela Zuccala et Simona Ghizzoni UNCUT – Women’s war against female genital mutilations

Antonella Barbera et Patrizia Fazzi Franca

 

LES TROIS FINALISTES FRANÇAISES ET LEURS COURTS MÉTRAGES

Jeanne de Clémence Peloso

Synopsis

Jeanne habite avec ses deux amies, Alba et Léa. En partant d’une fête, elle tombe sur un garçon insistant. Lorsqu’elle lui dit non, il ne l’écoute pas. Ça lui trotte dans la tête…

A propos de Clémence Peloso

Clémence entre à la Fémis en 2014 dans le département son. Elle y fait des belles rencontres et travaille sur le son de nombreux courts métrages, tant en tournage qu’en post-production. Jeanne est son premier court-métrage.

 

WOMXN de Eden Tinto Collins et Adrien Gystere Peskine

Synopsis

Entièrement tourné à l’iPhone, WOMXN rejoue l’histoire de Jane Dark, dans le Noir-et-Cher (une version remasterisé du Loire-et-Cher). Post « Grand remplacement », la Franche, la Fronce, la France, est sous le contrôle d’une « Europe normale », harassante de par l’exercice de son hégémonie frustrée. Engagée pour la sauvegarde de sa communauté, Jane Dark intervient en super Shero. Accompagnée de sa camarade womanoïde Dauphin, elles conjurent ici un acte de violence policière. C’est un prologue, satirique d’une série qui veut soigner sa communauté.

A propos d’Eden Tinto Collins

Eden Tinto Collins est française d’origine ghanéenne. Elle a étudié à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cery.

 

Naked Links (Jeté nu) de Juliette Saint-Sardos

Synopsis

Une danseuse retrouve son petit ami, un artiste plasticien, dans son atelier. Le lieu est en pleine transformation : il sert de cadre à sa première exposition. Surexcité, il lui parle du futur évènement mais la danseuse reste étonnamment absente. Pourtant la jeune femme semble être au cœur de sa création : il en a fait sa muse, et tous ses travaux gravitent autour d’elle. Alors qu’il lui expose ses premières idées de scénographie, elle se jette sur lui. Commence alors une dispute dansée à l’issue tragique.

A propos de Juliette Saint-Sardos

Juliette trouve ses racines cinéphiles dans une tradition franco-italienne des années 70. Elle s’épanouit dans la conceptualisation et l’abstraction. Après des études d’histoire de l’art, elle est membre aujourd’hui du webzine d’art contemporain Pigment Magazine (réalisation de vidéos, d’interviews sur la jeunesse artistique).

 

16 jours d’activisme pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles

Chaque année, entre le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et le 10 décembre, Journée des droits humains, 16 jours sont consacrés par ONU Femmes à des actions visant à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles partout dans le Monde.

Inspiré par cette initiative, Modern Films a lancé en 2018, la première édition de “16 Days 16 Films”. Cette initiative récompense des courts métrages qui luttent contre les violences faites aux femmes en appelant au changement et à la responsabilisation.

En 2018, 89 films ont été soumis à l’examen du jury et le premier prix a été remis à Jayisha Patel pour son court-métrage intitulé : « Circle ». Les deuxième et troisième prix ont été remis à Everybody’s Business de Miranda Stern et Silence de Fiona Compton.


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