La Cinémathèque française ouvrira une antenne à Marseille en 2027

La Cinémathèque française officialise l’ouverture de son antenne marseillaise en avril 2027. Installé au Campus de La Plateforme, ce nouveau lieu mêlera projections, exposition, médiation et actions éducatives.
La Cinémathèque française ouvrira son antenne à Marseille en 2027

Publié le 28/05/2026

La Cinémathèque française ouvrira son antenne à Marseille en 2027

La Cinémathèque française ouvrira au public son antenne marseillaise en avril 2027. L’annonce confirme l’implantation d’un nouveau pôle culturel au sein du Campus de La Plateforme, dans le quartier Cazemajou, au nord de Marseille. Le projet bénéficie du soutien de l’État dans le cadre de Marseille en Grand, opéré par le CNC, la Caisse des Dépôts et le SGPI dans le cadre du plan France 2030, en partenariat avec la Ville de Marseille, la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Département des Bouches-du-Rhône.

Cette ouverture marque un déplacement important pour l’institution. La Cinémathèque française ne se contente pas d’étendre sa présence hors de Paris. Elle installe une partie de sa mission dans une ville dont l’histoire, les décors et les imaginaires nourrissent depuis longtemps le cinéma français et international.

 

« Cette ouverture à Marseille est une étape historique pour la Cinémathèque française. Marseille est une ville de cinéma, d’histoire et de diversité culturelle. Nous voulons y créer un lieu vivant, ouvert à toutes les générations, où l’on célèbre la mémoire du cinéma tout en regardant vers l’avenir. »

Frédéric Bonnaud, directeur général de la Cinémathèque française

 

Un pôle culturel ancré dans le nord de Marseille

La future antenne prendra place sur 1 500 m² au sein du Campus de La Plateforme, un site dédié à la formation, à la culture et à la vie sociale. Le projet associera plusieurs usages dans un même lieu. Il comprendra trois salles de cinéma, dont deux classées art et essai, une salle dédiée à la programmation de la Cinémathèque française, un espace d’exposition, un auditorium de 600 places, un restaurant, une résidence étudiante et des espaces de médiation culturelle.

Cette implantation donne au projet une portée particulière. Le cinéma n’y sera pas seulement montré. Il pourra être transmis, discuté, pratiqué et replacé dans une histoire plus large. Le choix du Campus de La Plateforme renforce aussi le lien entre patrimoine, formation et publics jeunes.

 

Une programmation pensée pour la découverte

L’antenne marseillaise reposera sur trois axes. Les projections ouvriront l’accès à la grande histoire du cinéma, avec une dizaine de séances hebdomadaires annoncées, dont deux destinées au jeune public. Les expositions permettront, elles, de relier les œuvres aux territoires, aux formes et aux imaginaires.

La première exposition temporaire, CinéMarseille, portraits d’une ville, explorera la manière dont le cinéma s’est emparé de Marseille depuis ses origines et continue de la représenter aujourd’hui. Ce choix donne immédiatement une identité au lieu. Avant même de regarder ailleurs, la nouvelle antenne commencera par interroger la ville qui l’accueille.

 

L’éducation à l’image comme colonne vertébrale

La dimension éducative occupera une place centrale. La Cinémathèque prévoit des visites guidées, des ateliers de projection, des ateliers de pratique, une salle des machines consacrée aux origines de l’image en mouvement, des formations pour les enseignants et des journées de découverte pour différents publics.

Surtout, l’action ne restera pas enfermée dans le bâtiment. Des ateliers itinérants seront déployés hors les murs, notamment dans les établissements scolaires. Cette logique prolonge la mission de la Cinémathèque. Elle consiste à donner accès aux films, mais aussi aux gestes, aux outils et aux récits qui permettent de comprendre comment les images se fabriquent.

 

Sabine Putorti prendra la direction de l’antenne

La Cinémathèque française a également annoncé la nomination de Sabine Putorti à la direction de l’antenne. Elle rejoindra l’équipe à partir de septembre 2026. Son parcours croise plusieurs dimensions du projet, entre histoire du cinéma, documentaire, restauration, programmation de répertoire et éducation à l’image.

Actuellement directrice de l’Institut de l’image à Aix-en-Provence, elle co-dirige aussi le groupe répertoire de l’Afcae, dont elle est administratrice. Cette expérience donne une cohérence à la future antenne. Il faudra y articuler programmation, transmission, relation aux publics et ancrage territorial.

Le recrutement de la future équipe débutera en juin. Les postes annoncés couvrent l’administration, les publics et la communication, les actions éducatives et la régie d’exploitation.

En bref
  • La Cinémathèque française ouvrira son antenne marseillaise en avril 2027.
  • Le lieu s’installera sur 1 500 m² au sein du Campus de La Plateforme, dans le quartier Cazemajou.
  • Le pôle réunira trois salles de cinéma, un espace d’exposition, un auditorium de 600 places et des espaces de médiation culturelle.
  • La programmation reposera sur projections, expositions et actions éducatives.
  • L’antenne sera dirigée par Sabine Putorti, qui rejoindra la Cinémathèque française en septembre 2026.

 

Marseille gagne un nouvel outil de circulation du cinéma

Cette ouverture intervient dans une ville où les images occupent déjà une place forte. Marseille attire les tournages, nourrit les récits et porte une relation ancienne au cinéma populaire, documentaire et méditerranéen. L’arrivée de la Cinémathèque française ajoute une fonction différente. Elle ne vise pas seulement la production. Elle installe un lieu de mémoire, de programmation et de transmission.

Par conséquent, l’antenne marseillaise pourrait jouer un rôle de passerelle. Elle reliera les archives aux publics, les films aux écoles, les collections aux usages contemporains, les cinéphiles aux habitants. Dans un paysage culturel souvent concentré sur les grands équipements parisiens, ce déplacement vers Marseille donne une autre géographie à la cinéphilie française.

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