CNC: Chiffres et données clés de l’animation dévoilés sur le Festival d’Annecy

Le CNC a profité du Festival international du film d'animation d'Annecy, qui se déroule jusqu'au 20 Juin, pour dévoiler, hier, les chiffres du secteur concernant l'année 2014. Frédérique Bredin, présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée se félicite des bons résultats du secteur en France. « L’objectif est de poursuivre notre soutien à tous les stades de la création mais aussi d’accompagner la prise de risque des producteurs dans le développement de nouvelles œuvres qui permettront à la France de rester compétitive dans le secteur. » a indiqué Frédérique Bredin.
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34,5 % des films inédits d’animation réalisent plus d’un million d’entrées

L’animation génère davantage d’entrées par film que les autres genres. Les films d’animation représentent 4,4 % des films sortis en 2014 et génèrent 12,4 % des entrées de l’ensemble des films et 11,2 % des recettes. 29 films d’animation ont été exploités dans les salles dont 14 films disponibles en 3D (soit 48,3 % des films d’animation) 34,5 % des films inédits d’animation réalisent plus d’un million d’entrées, contre 8,1 % de l’ensemble des films. L’offre de films d’animation français demeure riche et diversifiée avec six films qui réalisent 3,6 fois plus d’entrées en 2014 que l’année précédente à 5,04 millions, soit une part de marché de 21,6 %. Les succès de Minuscule, la vallée des fourmis (1,5 million) et Astérix et le domaine des dieux (2,68 millions) ont été les moteurs d’une année 2014 bénéfique pour l’animation française. La part de marché des films américains diminue de 19,2 points, à 68,7 %.

 

L’animation française, un made in France qui s’exporte à l’international

38 films ont été exploités dans les salles étrangères dont 7 films inédits (sortis en 2014). Les longs métrages d’animation français ont réalisé 3,46 millions d’entrées soit + 24 % par rapport à 2013.

Sur la période 2005-2014, les films d’animation français cumulent 45,6 % de leurs entrées à l’étranger.

 

La production des films français d’animation est en croissance d’1/3

Neuf films ont été agréés soit trois titres de plus qu’en 2013. Parmi eux, quatre productions sont 100 % françaises. Le devis moyen d’un film français d’animation en 2014 est de 7,85 M€ contre 2,8 M€ pour l’ensemble des films. Les apports étrangers couvrent 38,7 % du devis total des films d’animation agréés, les mandats de distribution 22,5 % et les chaînes de télévision 11,6 %.

 

Les films d’animation, champions toutes catégories des campagnes de promotion et d’exposition en salle

Ces films font l’objets d’importants frais d’édition mais bénéficient de larges combinaisons de sortie. Parmi les 29 films d’animation diffusés en salle, 28 titres, soit 96,6 %, ont fait l’objet d’une campagne de publicité sur au moins un des six grands médias (affichage, cinéma, presse, radio, télévision et internet). A titre de comparaison, 75,3 % des 663 films inédits sortis en salles en 2014 tous genres confondus font l’objet d’une campagne publicitaire.

En moyenne, l’investissement publicitaire brut tarifé d’un film d’animation s’élève à 1 489 K€  contre 769,1 K€ tous genres confondus.

 

Les films d’animation et sorties en salle…

Un film d’animation inédit (sorti en 2014) est distribué en moyenne dans 358 établissements en première semaine, contre 137 établissements tous genres confondus. En 2014, un film d’animation français a été distribué, en moyenne, dans 373 établissements en première semaine d’exploitation, soit 195 établissements de plus qu’en 2013. Les deux films français d’animation Minuscule, la vallée des fourmis perdues et Astérix et le domaine des Dieux distribués dans 500 cinémas ou plus en première semaine ont largement contribué à cette forte moyenne.

 

Le coût horaire de l’animation atteint son plus haut niveau depuis 5 ans

Le coût horaire de l’animation augmente de 4,7 %, à 684,8 K€ et atteint le niveau le plus élevé depuis cinq ans.

La production de programmes audiovisuels d’animation diminue de 20,1 % à 260 heures, alors que le volume annuel moyen de production d’animation s’établit à 314 heures au cours des dix dernières années (2005 – 2014). Malgré une baisse de 7,9 % des apports du CNC, il joue son rôle de partenaire privilégié face à une baisse de 16,4 % total du devis (178,1 M€), il couvre ainsi 19,7 % des devis. Les apports étrangers augmentent de 12,3 % et représentent 25,6 % du financement des programmes d’animation.

 

 
Plus de 3 500 heures de programmes d’animation diffusées sur les chaînes historiques…

Les chaînes nationales historiques diffusent 3 539 heures de programmes d’animation dont 167 heures de films cinématographiques, soit une baisse de 10,8%.

Les programmes jeunesse en télévision de rattrapage (TVR) dépassent les 600 millions de vues

 L’offre de programmes d’animation en télévision de rattrapage sur internet des chaînes nationales gratuites propose 680 heures par mois (+ 55,6 %).

France 4, 6ter et Gulli sont les trois chaînes qui proposent le plus de programmes d’animation.  Leur consommation en TVR augmente de 174,3 %. 627,7 millions de vidéos vues ont été enregistrées (sur tous supports) contre 228,8 millions en 2013.

 

L’animation française représente 42,5% du volume horaire total. Sur les six chaînes nationales historiques, elle est majoritairement composée de programmes français. Elle représente 42,5 % du volume horaire total alors que l’animation américaine représente 36,2 % et l’animation européenne extranationale 13,8 %.

  

Pour consulter l’intégralité de l’étude « Le marché de l’animation en 2014 », rendez-vous sur : www.cnc.fr