DaVinci Resolve 21 introduit une page Photo inédite e © DRAvec sa version 21, DaVinci Resolve franchit un cap : la photo entre dans le workflow, l’IA s’impose partout et la postproduction devient plus fluide que jamais…
La mise a jour de cette emblématique solution de post production, qui sera présentée dans quelques jours sur le NAB 2026, marque une évolution stratégique pour Blackmagic Design…
Sa nouveauté la plus structurante est sans doute l’arrivée d’une page Photo entièrement intégrée, qui permet d’appliquer aux images fixes les outils d’étalonnage qui ont fait la réputation du logiciel dans le cinéma et la télévision.
Blackmagic met aussi en avant plus de 100 nouveaux effets graphiques, 50 nouvelles fonctions et des centaines d’améliorations…
DAVINCI RESOLVE 21 |
Résumé des principales Spécifications et améliorations |
|---|---|
| Nouveauté majeure | Nouvelle page Photo intégrée à l’écosystème Resolve |
| Workflow Photo | Étalonnage : Outils DaVinci, workflow nodal, LUT Gestion : Albums, LightBox, traitement par lots |
| Intelligence Artificielle | IntelliSearch, Speech Generator, CineFocus, Face Age Transformer… |
| Post-Production | Fusion : Krokodove, USD 25.11 Montage : Images clés, HTML5/Lottie |
| Disponibilité | Bêta publique disponible |
Avec cette version 21, Blackmagic confirme une ambition de plus en plus lisible : faire de Resolve une plateforme de création unifiée, capable de couvrir le montage, l’étalonnage, les VFX, l’audio, les workflows immersifs… et désormais la retouche photographique avancée.
Le logiciel prolonge ainsi sa logique historique de centralisation, tout en élargissant son marché potentiel aux photographes, studios créatifs et producteurs de contenus hybrides.
Une page Photo qui change l’échelle de Resolve
La page Photo n’est pas un simple module annexe. Elle s’inscrit dans le workflow global de DaVinci Resolve et s’appuie sur l’architecture nodale de la page Couleur.
Les utilisateurs peuvent importer et organiser leurs photos, travailler à partir de fichiers RAW natifs, recadrer sans altérer la résolution d’origine, créer des albums, visualiser une série d’images dans la vue LightBox et appliquer des looks cohérents à l’échelle d’une collection.
Blackmagic met aussi en avant la possibilité de connecter directement certains appareils Sony et Canon pour la capture, puis d’envoyer les contenus dans des albums exploitables dans le reste du pipeline.

L’intérêt de cette approche est clair : Resolve transpose au fixe des outils rarement réunis dans un environnement photo classique.
Corrections primaires, courbes, qualificateurs, fenêtres, nœuds partagés, LUT, Resolve FX, Open FX et DCTL deviennent mobilisables dans une logique de traitement créatif plus proche de l’étalonnage cinéma que de la retouche par calques. Pour les structures qui alternent campagnes photo, contenus vidéo et déclinaisons social media, cette convergence peut représenter un vrai gain de cohérence visuelle.
L’IA s’étend à la recherche, au focus et à la retouche visage
Autre axe fort de cette mise à jour : l’enrichissement du DaVinci AI Neural Engine. Blackmagic annonce notamment AI IntelliSearch pour retrouver rapidement des contenus, personnes, objets ou mots-clés, AI Speech Generator pour générer une voix à partir d’un texte, AI CineFocus pour retravailler le point focal et la profondeur de champ, ainsi que plusieurs outils de traitement du visage comme Face Age Transformer, Face Reshaper et Blemish Removal.
S’ajoutent AI Slate ID pour automatiser la lecture des informations de clap, AI UltraSharpen pour renforcer la netteté et AI Motion Deblur pour réduire certains artefacts de flou de mouvement…
Dans les faits, Blackmagic pousse Resolve vers un modèle où l’IA n’est plus seulement une aide ponctuelle, mais un accélérateur réparti sur l’ensemble de la chaîne.
Recherche de médias, automatisation des métadonnées, génération de voix, correction d’image, ajustements de focus ou retouche beauté : l’éditeur cherche manifestement à réduire les opérations répétitives tout en gardant la main sur les réglages fins. C’est un point important pour les environnements broadcast, pub et corporate, où vitesse d’exécution et exigence de finition doivent cohabiter.

Fusion, Fairlight et les pages de montage gagnent en fluidité
Resolve 21 ne se limite pas à la photo et à l’IA. Blackmagic annonce aussi l’intégration de Krokodove dans Fusion, avec plus de 70 nouveaux graphismes et outils de composition, ainsi qu’un éditeur de macros remanié. Les pages Cut et Edit profitent d’améliorations sur les images clés, de la prise en charge native des graphismes HTML OGraf et des animations Lottie, ainsi que de nouveaux raffinements pour le texte, l’orthographe multilingue et la prévisualisation des polices.
Côté audio, l’arrivée des pistes de dossiers Fairlight vise à simplifier la lecture de timelines complexes en regroupant plusieurs pistes dans une vue composite.
Pour les workflows VFX et finishing, Blackmagic met aussi en avant les passes MultiMaster pour générer différents livrables HDR et SDR à partir d’une seule timeline, ainsi qu’une représentation des nœuds en liste de calques destinée à alléger l’interface sur les projets les plus denses.
Avec cette nouvelle version, Resolve devient un hub transversal, capable de couvrir des usages très différents sans renoncer à son exigence professionnelle.
Blackmagic Design ne livre pas seulement une mise à jour fonctionnelle de sa solution de post production.
L’éditeur élargit clairement le périmètre de sa plateforme en faisant entrer la photographie dans son univers de postproduction.
Cette convergence entre image fixe, vidéo, audio, VFX et IA peut séduire les studios créatifs polyvalents et les organisations de média qui cherchent à rationaliser leurs outils.

