France Télévisions sur les Paralympiques de Rio

Pour la première fois, le groupe public français a accordé aux Jeux paralympiques la place qu’ils méritent en terme de couverture médiatique. Retour sur le dispositif brésilien.
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Publié le 13/10/2016

 

« À Londres, en 2012, nous ne diffusions qu’une heure de programmes quotidiens sur les Jeux paralympiques. Cette fois, nous avons proposé 10 heures de direct journalier, soit plus de 100 heures au total », explique Frédéric Gaillard, directeur de production chez France Télévisions.

À l’instar des JO, la réalisation s’effectuait en remote camera depuis Paris. La rentrée des programmes étant déjà effective lors de l’ouverture des Jeux paralympiques (qui se déroulaient du 8 au 18 septembre), le réalisateur et les opérateurs dédiés se trouvaient cette fois, non plus dans une régie de production du bâtiment principal de France Télévisions, mais dans un car régie stationné juste à côté. Il s’agissait d’un car de l’unité de production de France 3 Toulouse, qui avait été spécialement dépêché.

« Nous récupérions 15 flux, soit trois caméras beauty et une douzaine de signaux provenant des différentes épreuves. À l’aide de notre nodal, installé dans nos bureau au sein de l’IBC, nous procédions à un pré-aiguillage des signaux qui partaient vers Paris. En fait, 5 flux étaient dirigés directement vers la France, tandis que les autres étaient enregistrés, pour une diffusion en différé avec l’enregistrement des commentaires dans les conditions du direct, depuis les sites, ou le plateau de l’IBC. »

 

Un dispositif plus léger que pour les Jeux olympiques

Le personnel sur place est passé d’environ 240 personnes pendant les Jeux olympiques à une trentaine pendant les Paralympiques. Cette fois, un seul studio de 30 m2, équipé de trois caméras Sony DHC-1500, était exploité depuis l’IBC. Le plateau, conçu spécifiquement pour les Paralympiques, a été « designé » par François Lemaure.

 « Pour nos montages sur site, nous disposions de deux stations de montage Avid Media Composer 10 en réseau. Comme lors des JO, nous avions la possibilité d’enregistrer 4 flux  dans les serveurs de ces unités,  en plus de ceux envoyés à Paris. Cela, afin d’enrichir les montages. Enfin, nous disposions d’une fibre en Jpeg 2000, avec 100 MB/s de bande passante, dédiée pour notre réseau d’ordre mais aussi la téléphonie », souligne Frédéric Gaillard.

Les audiences ont été très bonnes au dire de France Télévisions avec des pointes à 1,5 million de téléspectateurs dès les premiers jours de la compétition. Entre 1h00 et 4h00 du matin, on comptait le même nombre de personnes devant leurs écrans que pour les Jeux olympiques !

Espérons que cela donne envie à France Télévisions de continuer à couvrir convenablement les épreuves Paralympiques, y compris en dehors des Jeux. 

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