Master Films, une société polyvalente dans les gènes

Master Films est une société aux multiples activités. Implantée à Toulouse et en région parisienne, à Boulogne, la structure produit du contenu pour la télévision et le corporate, mais innove également dans le développement de systèmes de diffusions.*
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Le 4 octobre dernier, Bernard Birebent, P-DG de Master Films, inaugurait les nouveaux locaux boulonnais de l’entreprise. On pouvait rencontrer du beau monde à cette soirée festive, des responsables de la communication d’importants groupes industriels, mais aussi des directeurs techniques de chaînes de télévision.

« À l’origine, Master Films est issue de la fusion très progressive de diverses structures audiovisuelles qui collaboraient ensemble et avaient parfois des actionnaires en commun. Certaines d’entre elles ont même vu le jour dès la fin des années 1970. Spécialisées dans le son, la production, mais aussi la publicité et l’événementiel les différentes structures se sont finalement regroupées sous l’entité Master. C’est au début des années 2000 que j’ai repris les rênes », se remémore Bernard Birebent.

 

Du corporate haut de gamme

L’origine et le siège principal de Master Films étant à Toulouse, la logique voulait qu’Airbus soit un des clients privilégiés, et cela dès les vols initiaux des premiers appareils de l’avionneur. C’était à une époque où l’on utilisait encore principalement la pellicule film.

« Au cours du temps, la technique a évidemment considérablement évolué, en particulier avec l’arrivée rapide du numérique dans les années 2000. C’est à ce moment que nous avons pris conscience que les outils dont nous disposions nous permettaient d’aller plus loin dans la façon d’exploiter la vidéo », poursuit Bernard Birebent.

 

De producteur de contenus, l’activité s’enrichit avec la conception d’écrans interactifs en tous genres. Passer outre les formats 4/3 ou 16/9 est un cheval de bataille de la société pour les événementiels. En 2011, à l’occasion d’une importante convention, les équipes de Master imaginent et construisent un écran tactile de 42 mètres de long sur 5 mètres de large.

 

Pour la sortie de l’A350, et convaincre les clients des multiples possibilités d’habillage et d’aménagement intérieur, les équipes toulousaines reconstituent à échelle réelle une cabine de 20 mètres de longdans laquelle sont proposées des projections à 360°. L’impression d’immersion au sein du futur appareil est augmentée par des animations 3D qui permettent au public de visualiser tout ce qui se passe de manière cachée dans les entrailles de cet immense avion. Quelque temps après, ce sont des murs d’images géants qui sont proposés, à Airbus encore, afin de matérialiser de la manière la plus attractive leurs stands lors des salons.

Pour le développement et la fabrication de ses outils, Master dispose en son sein d’une équipe dédiée de concepteurs et de décorateurs. Avec l’arrivée de la VR, l’exploitation des différents modes de créations audiovisuels est au cœur de l’activité Master. Cependant, la télévision demeure très présente, notamment pour la retransmission sportive, mais aussi pour l’information.

 

De la télévision lors des grands événements

Master Films est reconnue pour ses moyens techniques. L’expérience de la société en termes de transmission satellite a favorisé un rapprochement avec le géant AMP Visual TV à travers la filiale commune iXiLive, constituée d’une flotte de véhicules satellites. Ces DSNG sont régulièrement exploités, notamment sur les terrains de sport, avec leurs moyens de captation embarqués.

Master Films intervient également très régulièrement directement auprès des chaînes de télévision pour mettre en place divers duplex. L’activité bat son plein à l’occasion de grands événements. Chaque élection, qu’elle soit présidentielle, législative ou même locale, est largement couverte par les équipes toulousaine et parisienne en termes de captation et de retransmission satellite.

 

La société de Bernard Birebent est aujourd’hui composée d’une cinquantaine de permanents et fait appel à de nombreux intermittents tout au long de l’année. Son chiffre d’affaires de 12 millions d’euros se compose, pour une moitié, de la production de contenus et, pour l’autre, de diverses prestations techniques.

 

* Article paru pour la première fois dans Mediakwest #24, p. 104Abonnez-vous à Mediakwest (5 nos/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.