Paris-Roubaix, l’enfer des pavés en direct sur France Télévisions

Après Paris-Nice, le critérium international de la route et le Tour des Flandres, France 3 poursuit sa couverture de la saison cycliste 2012 en proposant la 110e édition du Paris-Roubaix, à suivre en direct ce dimanche 8 avril, à partir de 12h50.
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Baptisé « la reine des classiques », le Paris-Roubaix est un des rendez-vous incontournable du calendrier cycliste international. Cette course atypique et impitoyable est autant convoitée que redoutée. 25 équipes seront au départ de Compiègne pour parcourir les quelques 258 kilomètres du tracé routier. Le moment fort de la compétition demeure assurément le passage par le mythique secteur pavé de la trouée d’Arenberg. L’an passé, c’était un belge (évidemment), Johan Vansummeren, qui a remporté l’épreuve.
Aux manettes de la retransmission, Jean-Maurice Ooghe, pour qui les épreuves cyclistes n’ont plus de secret. Le réalisateur du Tour de France et de l’ensemble des grandes compétitions de vélo qui se déroulent dans l’hexagone en sera à sa 14ème « participation » du Paris-Roubaix.
« Je suis originaire du Nord et lorsque j’étais enfant, je me rappelle avoir assisté au passage de cette incroyable course » nous explique t-il.

Un dispositif technique imposant

Contrairement à la réalisation d’une étape du Tour de France, les images du Paris-Roubaix se concentrent davantage sur la course et sur l’effort particulier engagé par les coureurs. Il y a beaucoup moins de séquences consacrées aux à-côtés, paysages et autres monuments qui bordent la route. Sur la grande boucle cela représente environ 1/3 du temps d’antenne. Néanmoins, les moyens techniques engagés sont très importants.
Quatre motos sont exploitées (contre trois sur le Paris-Nice) et deux motos supplémentaires pour deux journalistes et le matériel de prise de son.
« Compte tenu des pavés, nous utilisons des motos de trial très différentes de celles que nous exploitons habituellement. De plus, pour mettre en valeur les vibrations engendrées sur le vélo et en particulier sur les chaînes, je demande à mes cadreurs de positionner parfois la caméra très basse. C’est d’ailleurs excessivement physique pour eux », détaille le réalisateur.
Comme sur une étape de montagne par exemple, il est très difficile pour les motos de doubler ou de rattraper une échappée. Une cinquième moto est donc positionnée en standby en tête de la course pour parer à toute éventualité.

Deux hélicoptères de prises de vues se relaient, pour des raisons d’autonomie. Après le secteur pavé Arenberg, à quelques kilomètres de l’arrivée, les deux hélicoptères volent en même temps. À bord, la prise de vue au zoom très puissant est la priorité afin de montrer la difficulté de l’épreuve. Sur le tour, une caméra grand angle supplémentaire est exploitée pour les panoramiques.
Si les moyens HF sont gérés par Euromédia, c’est Globecast qui s’occupe de la transmission satellite. Pour cela, deux autres hélicoptères et un avion survolent en permanence le parcours.
Dans le vélodrome de Roubaix, où se déroulent les 750 derniers mètres de la course et le podium, sont disposées 9 caméras fixes et un LSM pour le sprint final.
C’est dans un car régie de la filière de production lilloise de France Télévisions qu’officiera Jean-Maurice Ooghe.
Les commentaires de ce Paris-Roubaix 2012 seront assurés par Thierry Adam et Laurent Jalabert, accompagnés de Laurent Bellet et Nicolas Geay sur les motos au cœur de la course.


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