Créée en 2019, Global Doc, l’alliance des diffuseurs publics internationaux, a pour but de promouvoir la création documentaire transnationale afin de faire émerger des œuvres plus ambitieuses, et surtout, plus exclusives. Parmi les membres de son réseau, on retrouve les plus grands diffuseurs publics, tels que France Télévisions, NHK (Japon), CBC (Canada), PBS (États-Unis) ou encore RAI (Italie). Et tous étaient présents lors du Sunny Side of the Doc pour dévoiler le nom des gagnants de leur appel à projets, lancé en décembre dernier…
Parmi les trente dossiers reçus, deux ont été retenus. Le premier est Eclipse across Egypt (Windfall Production – une société habituée des productions sur les civilisations anciennes), un documentaire dans lequel le public pourra admirer une éclipse sur les pyramides grâce à un dispositif caméra exceptionnel, avant de découvrir les significations historiques que celle-ci avait à l’époque de l’Égypte antique.
Le deuxième gagnant de cet appel à projets est The Last Guardians of Venice (Bellota Films et EIE Films), une immersion dans le monde des derniers artisans conservateurs du patrimoine à Venise. Comme le relève Silvia De Felice de RAI, ce projet est véritablement né grâce à la collaboration transnationale : « Quand la réalisatrice est venue me voir avec son sujet, j’ai tout de suite été intéressée par l’accès exclusif qu’elle avait dans ce petit milieu d’artisans. En discutant avec Caroline Behar [directrice générale du pôle coproductions internationales et achats à France Télévisions, ndlr] , elle a proposé de garder le sujet mais de changer l’angle, de montrer que ces métiers, tout comme la ville de Venise, souffrent des changements de la société et du climat, de faire de ces personnes véritablement les derniers gardiens d’une cité qui est peut-être en train de s’effondrer… »
The Last Guardians of Venice montre donc la plus-value de ces collaborations internationales, même si celles-ci comportent leurs défis. « Pour travailler ensemble, il faut savoir se comprendre malgré les différences culturelles. Cela demande des heures de discussions. Et il faut savoir trouver sa place, car cela est complexe de raconter une histoire qui n’est pas de notre pays. Si on y parvient, la collaboration est extrêmement bénéfique », détaille Caroline Behar.
Selon tous les membres du panel présents au Sunny Side, le meilleur moyen de bénéficier de l’appel à projets Global Doc, ou simplement de se lancer à leurs côtés dans une coproduction internationale, est de présenter un projet qui contient un accès exclusif à une ressource, et qui, surtout, justifie l’alliance entre les différents pays grâce à son sujet.