Une plate-forme en ligne développée au Mopa

Aux dernières Rencontres Animation Formation (Angoulême) (1), c’est l’école d’animation Mopa (Motion Picture in Arles), ex Supinfocom Arles, qui a présenté le projet cloud le plus avancé, riche en nouveaux services tirant profit de la disponibilité permanente des ressources en ligne. Leur développement oblige à repenser le rôle de l’enseignant qui devient un tuteur.
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Le directeur du Mopa, Julien Deparis, explique : « Nous avons décidé de créer une plate-forme administrative et pédagogique, avec une interface web qui gère de nombreuses fonctions, dont une base de données interne et propriétaire, un export du planning intervenants et étudiants à partir du tableau central, une recherche aisée dans la sonothèque… ».

Les relations entre les nombreux intervenants extérieurs, les étudiants et l’école sont ainsi facilitées et organisées. Les étudiants peuvent livrer leurs exercices sur la plate-forme web pour consultation par les intervenants à distance, qui peuvent ainsi valider où en est l’étudiant par petites étapes. Cette plate-forme est en train de se mettre en place, avec du contenu PDF, des vidéos, etc.

Autre sujet, avec un parc de 240 ordinateurs, l’école produit environ deux heures de films chaque année, ce qui pose la question du cloud moins coûteux à faire fonctionner et à maintenir que le renderfarm.

Afin de développer cette plate-forme et tirer profit du cloud, le Mopa a passé un partenariat avec Google afin de faire développer certaines applications et d’utiliser une palette de fonctions éprouvées, comme le planning, le drive, le stockage cloud illimité, la plate-forme collaborative Apps Entreprise, le stockage froid des données où le paiement ne se fait qu’au download. Google a garanti une confidentialité des données des étudiants. Les données sont dupliquées en local, afin de garder leur maîtrise et pouvoir changer de partenaire si nécessaire.

Après huit mois d’utilisation, 319 comptes cloud ont été créés avec 223 utilisateurs actifs par jour en moyenne, 15 000 documents créés par semaine et 23 To de données stockées sur le cloud. « La plate-forme fonctionne ainsi à plein régime et à partir de décembre, nous allons tester le cloud computing, qui, à la rentrée 2016, sera déployé sur les projets étudiants. Mais il faudrait trouver plus de 100 000 euros de financement pour continuer le développement de la plate-forme », avoue Julien Deparis.

 

(1) Cet article est extrait de « Les écoles d’animation passent à la pédagogie en ligne » paru en intégralité, pour la première fois, dans Mediakwest #15, pp34-35. Abonnez-vous à Mediakwest (5 nos/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour recevoir, dès leur sortie, nos articles dans leur totalité.