Pour la première diffusion en direct de Paris-Troyes en Champagne sur france.tv, AVÉO a mis en place un dispositif broadcast compact capable de suivre plus de 180 kilomètres de course avec une équipe de 15 personnes.
AVÉO a couvert plus de 180 km de course avec 15 personnes et un Mercedes Sprinter transformé en car régie.
Le dispositif réunissait neuf sources caméra, deux motos équipées d’URSA Broadcast G2, quatre PTZ sur les 500 derniers mètres, des liaisons AVIWEST, 4G et Starlink, ainsi qu’un système de replay quasi temps réel opéré par une seule personne.
Un car régie compact pour une course de plus de 180 kilomètres
Paris-Troyes en Champagne impose les contraintes classiques d’une course cycliste sur route : suivre un peloton en mouvement, maintenir la continuité du signal sur plus de 180 kilomètres et intégrer des sources très différentes dans un programme unique.
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AVÉO a choisi une architecture compacte. Quinze personnes ont assuré la production autour d’un Mercedes Sprinter converti en car régie, tandis que l’ATEM Constellation 8K gérait neuf sources caméra simultanées sur quatre M/E. Le dispositif associait les images de deux motos, d’un hélicoptère et d’une grue, quatre caméras PTZ positionnées sur les 500 derniers mètres ainsi que les interventions terrain d’un journaliste de France 3.
Deux motos pour rester au contact de la course
Deux motos BMW spécialement équipées suivaient la course. Chacune embarquait une Blackmagic URSA Broadcast G2 associée à un objectif broadcast Canon B4 stabilisé.
Le retour SDI a permis de reprendre à distance les réglages des caméras depuis le car régie. Un panneau de contrôle relié via la 4G servait à ajuster les paramètres sans solliciter les cadreurs, qui pouvaient ainsi rester concentrés sur la composition et le suivi de la course.
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Des liaisons superposées pour sécuriser le direct
La continuité de la couverture reposait sur plusieurs niveaux de connectivité. Les flux vidéo étaient acheminés jusqu’au car régie via le protocole Safe Streams Transport d’AVIWEST, avec un serveur StreamHub installé dans le véhicule comme point de réception.
Un hélicoptère récupérait également les flux des motos depuis les airs lorsque les liaisons terrestres devenaient insuffisantes. Les modems 4G AVIWEST étaient complétés par Starlink afin de multiplier les possibilités de transmission.
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Un replay quasi temps réel géré par une seule personne
Le dispositif de replay est l’un des points les plus intéressants de cette production resserrée. Huit HyperDeck Studio HD Plus enregistraient les flux entrants sous forme de fichiers extensibles immédiatement accessibles dans DaVinci Resolve.
Installé sur une station Apple M4 et relié à un Blackmagic Media Player 10G, Blackmagic Replay permettait de préparer ralentis et temps forts pendant que l’enregistrement se poursuivait, puis de renvoyer les séquences finalisées vers l’ATEM Constellation 8K.
Selon AVÉO, un seul opérateur gérait les ralentis, préparait les temps forts de l’arrivée et lançait une quinzaine de séquences préproduites pendant le direct, des fonctions habituellement réparties entre trois personnes.
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Quand le replay devient aussi une solution de continuité
Le replay n’était pas seulement utilisé pour enrichir le programme. Lorsque les images en direct devenaient temporairement indisponibles, les meilleurs moments enregistrés plus tôt dans la course pouvaient être remis à l’antenne afin de maintenir la continuité éditoriale.
Les données GPS fournies en temps réel par Octale étaient quant à elles incrustées sur le flux programme via l’incrustateur en aval de l’ATEM. Vitesse des coureurs, écarts de temps et distance restante venaient ainsi compléter la lecture de la course.
Un modèle de production appelé à se prolonger
La première diffusion de Paris-Troyes en Champagne sur france.tv ne restera pas un test isolé. Le partenariat avec France Télévisions a été renouvelé pour 2027.
Au-delà du choix des équipements, cette production illustre une tendance de fond : des dispositifs plus compacts combinent désormais automatisation, fichiers accessibles pendant l’enregistrement, contrôle distant des caméras et connectivité hybride pour réduire le nombre d’opérateurs sans réduire mécaniquement la richesse du programme.
Le plus intéressant ici n’est pas la compacité du car régie, mais la manière dont plusieurs fonctions autrefois séparées se concentrent dans une équipe réduite.
Contrôle caméra à distance, fichiers exploitables pendant l’enregistrement, replay quasi temps réel et connectivité redondante participent d’un même mouvement : rendre des productions live ambitieuses accessibles avec moins de personnel et une infrastructure plus légère. La contrepartie est une dépendance accrue à la robustesse du réseau et à la polyvalence des opérateurs.