Avec DJI SDR Transmission 2, le constructeur ne se contente pas d’augmenter la définition du signal : il transforme son système de monitoring sans fil en une infrastructure plus souple pour les plateaux multicaméras.
DCI 4K/60p HDR 10 bits en H.265, jusqu’à 50 Mb/s.
Portée annoncée jusqu’à 4 km et latence minimale de 35 ms.
Un émetteur peut alimenter jusqu’à huit récepteurs ; jusqu’à cinq émetteurs et 40 récepteurs peuvent fonctionner simultanément.
Auto Channel 2.0 automatise l’allocation des fréquences sur les plateaux chargés.
La 4K60 HDR remplace le Full HD de la première génération
DJI SDR Transmission 2 s’appuie sur une nouvelle plateforme SDR (Software Defined Radio) et porte le flux sans fil jusqu’en DCI 4K à 60 images par seconde, en HDR 10 bits et H.265, avec un débit annoncé pouvant atteindre 50 Mb/s. La portée maximale grimpe jusqu’à 4 km, tandis que la latence minimale reste annoncée à 35 ms.
Le saut est significatif par rapport à la première génération, limitée à un flux 1080p/60 et 20 Mb/s. Sur un plateau, l’intérêt n’est pas seulement d’obtenir une image de monitoring plus définie : la 4K permet aussi d’évaluer plus finement la mise au point, les détails du cadre et la cohérence des différentes caméras.
Un même boîtier peut devenir émetteur ou récepteur
L’une des évolutions les plus pratiques tient à la conception du boîtier. Chaque unité peut fonctionner en mode TX ou RX. Il n’est donc plus nécessaire de figer à l’avance le nombre d’émetteurs et de récepteurs nécessaires pour une journée de tournage.
Le transceiver pèse environ 136 g, ce qui facilite son montage sur une caméra ou une nacelle. Une plaque d’extension optionnelle ajoute notamment une connectique SDI ainsi que des ports supplémentaires, tandis qu’une cage peut protéger l’unité sur des configurations plus exposées, comme les rigs automobiles.
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Jusqu’à cinq émetteurs et 40 récepteurs sur un même plateau
Le nouveau système est surtout pensé pour des dispositifs multicaméras plus structurés. Un émetteur peut alimenter jusqu’à huit récepteurs, chacun pouvant conserver des fonctions de contrôle à distance. DJI indique qu’il est possible de faire fonctionner simultanément jusqu’à cinq émetteurs et 40 récepteurs.
Cette architecture vise des équipes où réalisateur, chef opérateur, pointeur, cadreur ou client doivent suivre des images différentes, sans multiplier des systèmes de transmission indépendants. Le passage d’un flux caméra à un autre peut s’effectuer directement depuis le récepteur ou via l’application DJI Ronin, sans procédure complète de réappairage.
Auto Channel 2.0 automatise la gestion des fréquences
Plus il y a de systèmes sans fil sur un plateau, plus la coordination des fréquences devient sensible. DJI introduit Auto Channel 2.0, qui permet aux différents transceivers de se reconnaître et de répartir automatiquement les bandes disponibles.
Le système ajoute un balayage de fréquences plus précis et des diagnostics de conflits de canaux. L’objectif est de réduire la planification manuelle et de maintenir une liaison stable même lorsque plusieurs groupes de transmission opèrent à proximité.
Monitoring, LUT, waveform et contrôle caméra
Le récepteur peut alimenter un moniteur professionnel via SDI, HDMI ou DisplayPort selon la configuration, mais aussi un smartphone ou une tablette en USB-C. L’application DJI Ronin propose les outils attendus pour le monitoring de plateau : LUT, focus peaking, waveform et fausse couleur.
Le contrôle PTP permet en outre, avec les caméras compatibles, de modifier l’ouverture, la vitesse d’obturation et l’ISO, puis de déclencher l’enregistrement depuis l’application. DJI prend aussi en charge le contrôle CEC de certains appareils afin d’accéder à un menu virtuel.
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Une intégration poussée à l’écosystème Ronin
DJI capitalise enfin sur son écosystème de stabilisation. SDR Transmission 2 est compatible avec les nacelles RS 5, RS 4, RS 4 Pro et RS 3 Pro, mais aussi avec Ronin 2 et Master Wheels. Sur plusieurs de ces systèmes, l’unité peut être alimentée directement par la nacelle, sans batterie dédiée.
Pour les configurations autonomes, l’alimentation peut passer par une batterie NP-F ou par USB-C Power Delivery. Cette souplesse confirme la cible du produit : un même système doit pouvoir passer d’une caméra légère à un rig cinéma, d’une nacelle à une configuration automobile ou multicaméra.
DJI SDR Transmission 2 : les caractéristiques à retenir
Le vrai changement n’est pas uniquement le passage à la 4K60 : c’est la capacité à organiser plusieurs liaisons autour d’un même système plus facilement.
Le design TX/RX interchangeable, Auto Channel 2.0 et la possibilité de faire fonctionner jusqu’à cinq émetteurs et 40 récepteurs répondent directement aux difficultés des plateaux où plusieurs caméras et plusieurs équipes doivent partager le spectre. La portée de 4 km et la latence de 35 ms restent toutefois des valeurs maximales ou minimales mesurées par DJI dans des conditions contrôlées : les performances réelles dépendront de l’environnement radio et de la configuration de tournage.