Animation et storyboard : le Pôle Image Magelis accueille l’école Émile Cohl

L’École Émile Cohl ouvre un nouvel établissement à Angoulême pour proposer, dès la rentrée 2021, une formation en deux ans de Dessinateur de storyboard et de layout pour le cinéma d’animation.
Animation et storyboard : le Pôle Image Magelis accueille l’école Émile Cohl © DR

Publié le 18/01/2021

Animation et storyboard : le Pôle Image Magelis accueille l’école Émile Cohl © DR

Cet établissement sera situé à 5 minutes à pied de la gare TGV, dans une grande propriété du quartier de l’Houmeau constituée d’anciens chais de cognac, acquise fin 2018 et réhabilitée par la SAEML Territoires Charente, dans lesquels l’école disposera de 340 m2. Il permettra d’offrir jusqu’à 70 places de formation.

 

« A l’invitation du Département, nous venons compléter l’offre de formation du Pôle Image Magelis qui a su faire d’Angoulême une place forte de l’industrie de l’animation en France, la deuxième après Paris », se félicite Antoine Rivière, directeur général de l’École Émile Cohl. « Notre intention n’est pas d’implanter une “école bis” à l’image de celle créée à Lyon en 1984, qui viendrait concurrencer les écoles membres de Magelis, mais de contribuer à l’insertion professionnelle des artistes dans les studios de Nouvelle-Aquitaine ».

« Avec la venue de l’École Émile Cohl en Charente, le Pôle Image Magelis confirme sa forte attractivité et renforce son campus constitué déjà de 12 écoles supérieures de premier plan, pour former les futurs talents de l’image et répondre aux besoins des entreprises dans une filière en forte expansion », déclare Jérôme Sourisseau, président du Département de la Charente et président du Pôle Image Magelis.

 

La formation de Dessinateur de storyboard et de layout qui sera proposée à Angoulême répond en effet à des besoins de compétences régulièrement exprimés par les studios d’animation. S’ils n’en recrutent pas massivement, les studios sont pourtant confrontés à des situations de pénurie sur ces métiers d’interface artistique entre les concepteurs du film (réalisateur, directeur artistique, scénariste) et les équipes d’animateurs : la progression continue du marché de l’animation, depuis 2008, a donné lieu à une demande croissante de films et de séries TV pour lesquels la maîtrise du storyboard et du layout détermine la qualité du rendu et la durée de production des œuvres.

 

« Les écoles de cinéma d’animation proposent toutes des enseignements dans ces techniques artistiques, mais pas sur des volumes de cours suffisamment importants pour spécialiser les animateurs à la fois en storyboard et en layout », observe Aymeric Hays-Narbonne, directeur pédagogique de l’École Émile Cohl et président du Réseau des écoles françaises de cinéma d’animation (RECA). « La formation que nous proposons s’adresse aussi bien à des étudiants ayant validé un bon niveau de dessin d’observation qu’à des professionnels qui souhaitent développer leurs compétences ou se reconvertir. »

 

Le programme prévoit 1.800 heures de cours au total, sur deux ans, dont 1.100 heures de pratique dispensées par des professionnels en exercice et 700 heures d’histoire de l’art et de culture cinématographique – à raison de plus de 4 heures hebdomadaires, dès la première année. Les étudiants participeront à des ateliers de dessin académique, comme le dessin de modèle vivant en pose et en mouvement, la création de décors et l’étude de la couleur. Ils auront des cours de dessin animé traditionnel et d’animation numérique (sous Photoshop, Storyboard Pro, After Effects et Harmony). Un projet individuel sera réalisé en deuxième année pour synthétiser les compétences acquises pendant la formation.

 

« Comme pour l’ensemble des formations proposées par l’École Émile Cohl, la recherche de l’excellence du dessin et de nouvelles écritures graphiques est au cœur de notre pédagogie », souligne Aymeric Hays-Narbonne. « Mais cette formation ouvrira aussi à l’exploration de techniques novatrices telles que la prévisualisation et l’animation en temps réel. »

A l’issue, les étudiants pourront viser des postes de layout-man/woman, d’assistant storyboarder ou d’assistant animateur sous Toonboom Harmony. Les opportunités d’emploi leur seront souvent proposées localement, dès la sortie de l’école : rien que dans la filière du cinéma d’animation, le département de la Charente compte 21 studios et près de 1.000 salariés.

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