PIDS 2022 : Audiens et le CNC décryptent les chiffres de l’emploi dans les VFX

Le PIDS 2022, qui se déroulait du Du 26 au 29 janvier, a présenté les dernières actualités de l’industrie française des effets visuels... L’occasion pour Audiens et le CNC de présenter une étude sur l’emploi dans un secteur où les offres d'emplois sont légions...

Publié le 30/01/2022

En 2020, plus des trois quarts des films de fiction d’initiative française ont effectué des dépenses en effets visuels numériques. L’évolution du crédit d’impôt sur les effets spéciaux a également permis aux entreprises nationales de s’imposer sur les marchés étrangers et de venir concurrencer les studios anglo-saxons. Depuis 2011, le nombres d’entreprises de VFX en France est ainsi passé de 60 à 73 (+20%). En parallèle, l’effectif en équivalent temps plein par entreprise avait augmenté de 24% à la veille de la crise sanitaire.

– Crise sanitaire : des effets contrastés

Durant la crise sanitaire, les emplois permanents ont été relativement préservés comparativement aux autres secteurs de l’audiovisuel. En revanche, les contrats intermittents ont été fortement impactés par la crise (-52 % d’intermittents en avril 2020 par rapport à mars). Et, si la baisse de l’emploi intermittent a été plus contenu que dans d’autres secteurs, la reprise des tournages à l’été 2020 a marqué une forte reprise de l’activité dans l’ensemble de l’audiovisuel à l’exception des entreprises de VFX.

– Une filière largement concentrée et centralisée

En 2020, les 5 plus grandes entreprises du secteur représentaient plus de la moitié de la masse salariale totale, une tendance à la hausse qui signale une structuration oligopolistique ainsi que l’émergence d’entreprises leaders sur le marché. Par ailleurs, près de 80% des entreprises sont situées en région Île-de-France, les structures franciliennes représentant 94,3% de la masse salariale.

– Vers une pérennisation des carrières

La masse salariale des entreprises de VFX s’est fortement développée au cours des dix dernières années, passant de 46,4M€ à 62,5M€ (+35%), alors même que le nombre de salariés employés a baissé de 9%. Le tassement du nombre de salarié s’explique principalement par la baisse du nombre d’intermittents (-26% en 2020 par rapport à 2017). Le nombre de permanents a quant à lui augmenté de près de 39% sur la période ce qui indique une pérennisation des carrières.

Ce constat est corroboré par la part importante du nombre de CDI (29%) par rapport au nombre de CDD (6%). On constate également que les carrières s’allongent fortement depuis 10 ans et que l’ancienneté dans le secteur s’accroît. Ainsi, alors qu’en 2011 seuls 22% des salariés permanents déclaraient une activité dans le secteur des VFX depuis plus de 10 ans, ils sont désormais 34% et représentent une masse salariale équivalent à 27,2M €, soit deux fois plus qu’en 2011.

– Des problématiques de recrutement…

Cette réalité s’accompagne d’une augmentation de l’âge moyen des salariés du secteur puisque la part de salariés âgés de 40 ans et plus atteint désormais 31,4%, contre 21,1% en 2011. Une augmentation d’autant plus forte que le nombre de nouveaux entrants tend à diminuer ces dernières années et que les recrutements se complexifient (manque de personnes formées sur le marché, départ des diplômés vers l’international, défaut d’initiation aux VFX dans les formations audiovisuelles…). 

– Une féminisation progressive

Depuis 2011, le nombre de femmes employées dans le secteur des VFX a augmenté de 10%, principalement chez les intermittents et les emplois en CDD. La part de femmes dans les emplois CDI reste relativement stable (32%) malgré une augmentation de 81% du nombre de femmes en CDI sur la période. Elles représentent désormais 31% de l’ensemble des effectifs (26% en 2011) et 27% de la masse salariale (23% en 2011).

Elles demeurent moins représentées chez les cadres que dans l’effectif global et se retrouvent principalement dans les fonctions supports : comptabilité et ressources humaines (78%), services généraux (74%), suivi de production (62%), métiers administratifs et commerciaux (53%)…

Articles connexes

Festival de Venise 2026 : CANAL+ devient sponsor officiel et renforce sa stratégie cinéma

À quelques semaines de la 83e édition de la Mostra de Venise, CANAL+ franchit une nouvelle étape dans sa stratégie...
Festival de Venise 2026 : CANAL+ devient sponsor officiel et renforce sa stratégie cinéma

8 juillet 2026

Quand l’IA émotionnelle redéfinit la découverte et la monétisation des contenus

En s’associant à Ivory pour les marchés français et benelux, Vionlabs entend accélérer le déploiement de son IA d’analyse émotionnelle...

7 juillet 2026

FICAM : Gina Barbier et Guillaume de Menthon prennent la tête d’une filière en pleine mutation

La Fédération des Industries du Cinéma, de l'Audiovisuel et du Multimédia ouvre un nouveau chapitre avec une gouvernance entièrement renouvelée...
Le nouveau Comité directeur de la FICAM, élu le 7 juillet 2026, rassemble 24 représentants des industries techniques du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia.

7 juillet 2026

Baromètre Scam 2026 : auteurs et producteurs dialoguent mieux, mais les tensions persistent sur la rémunération

Présenté lors du Sunny Side of the Doc, le deuxième baromètre de La Scam propose une photographie inédite des relations...
Scam auteurs producteurs documentaire-Mediakwest

2 juillet 2026

Dernier numéro

Découvrez toutes les nouveautés

Dernières Vidéos

Sur le stand TRM Audiovisuel au SATIS+ Montpellier, Quentin Berbey présente la BitBox et les nouveaux zooms cinéma DZOFilm.
Jacky Carré, chef produit Photo chez Canon France, présente l'EOS R6 V, la nouvelle caméra incontournable des créateurs vidéo.
Stéphane Donikian (Inria) et Benoît Maujean (FICAM) sur le Plateau SATIS TV
© Mediakwest - Génération Numérique

Mediakwest, est le premier magazine « multiscreen » destiné aux professionnels de l’audiovisuel, de la télévision, du broadcast, du cinéma, des nouveaux médias et de l’entertainment.

Accès rapide