Depuis plus de soixante ans, Costa-Gavras explore les rapports entre pouvoir, justice et liberté à travers ses films. Un parcours que l’INA a choisi de saluer en lui remettant sa Distinction numérique, à l’occasion de la 18e édition du Festival Lumière.
Récompensé au cours de sa carrière par deux Oscars et une Palme d’or, le réalisateur franco-grec occupe une place particulière dans l’histoire du cinéma politique. Arrivé en France au début des années 1950, il y a développé une œuvre attentive aux bouleversements de la société et aux destins individuels confrontés aux événements historiques.
La distinction lui a été remise par Agnès Chauveau, directrice générale déléguée de l’INA, et Fabrice Lacroix, président-directeur général de l’Institut.

Quand les archives prolongent l’histoire du cinéma
Cette remise s’inscrit dans le partenariat entre l’INA et le Festival Lumière, dirigé et cofondé par Thierry Frémaux. Les deux institutions partagent une attention particulière à la préservation des œuvres et à leur transmission auprès des nouvelles générations.
Au fil des décennies, les archives de l’INA ont conservé de nombreux entretiens, émissions et interventions de Costa-Gavras. Ces documents permettent de retrouver les réflexions du réalisateur sur son métier, ses engagements et les événements qui ont accompagné son parcours.
Ils donnent également accès à une autre dimension de son œuvre. À travers ses prises de parole, le cinéaste revient sur la place du cinéma dans le débat public et sur sa capacité à questionner les sociétés dans lesquelles il s’inscrit.
En distinguant Costa-Gavras, l’INA met ainsi en lumière l’importance de ces témoignages pour comprendre une époque et ceux qui l’ont racontée à travers leurs films.
La Distinction numérique récompense plus largement des personnalités dont le parcours ou l’engagement ont marqué la vie culturelle, artistique ou intellectuelle. À travers cette nouvelle remise, l’Institut poursuit son travail de valorisation du patrimoine audiovisuel, en rappelant combien les archives contribuent à faire vivre l’histoire du cinéma au-delà des œuvres elles-mêmes.