Le point sur les 27e Rencontres Cinématographiques de Dijon avec Mathieu Debusschère, délégué général de L’ARP (Web TV)

Mathieu Debusschère, délégué général de L’ARP, peut être satisfait de ces 27e Rencontres de L'ARP (Société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs ) qui se sont déroulées à Dijon. Des avancées concrètes ont été envisagées sur plusieurs thématiques dans une perspective d'équité pour tous les acteurs impliqués dans les débats de ces Rencontres : auteurs et réalisateurs, producteurs, diffuseurs et exploitants...
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« Le spectateur, estime Mathieu Debusschère, a été quelque peu oublié ces derniers temps. Ce qui meut les cinéastes de L’ARP, c’est véritablement de se placer du point de vue du spectateur. Or, j’ai le sentiment que sur beaucoup de nos sujets, parfois très institutionnels, nous nous sommes éloignés de la réalité du spectateur, mais aussi de celle des jeunes créateurs qui se tournent vers Amazon ou Netflix pour faire exister leurs œuvres…. Nous ne sommes pas là pour dire qu’Amazon ou Netflix, c’est mal. » Comme l’a rappelé Deniz Gamze Ergüven, présidente des Rencontres 2017 et réalisatrice de Mustang en ouverture des Rencontres, parfois ces plates-formes sont une nouvelle forme de liberté éditoriale, de liberté de narration.

« Nous ne sommes pas là non plus pour juger les nouveaux modes de financement et d’exposition des œuvres, mais pour souligner que, si ces modes doivent intégrer notre écosystème, ils doivent le faire dans le respect de la diversité de leurs financements, et respecter une exposition des œuvres qui nous semble juste, équitable, qualitative. Dans un monde régi par des algorithmes, on a tendance à oublier le rôle de la prescription, de l’éditorialisation, des éditeurs », commente Mathieu Debusschère.

Le plus important des sujets institutionnels lors de ces rencontres était la révision de la directive des Services de médias audiovisuels (SMA) « qui va maintenant appliquer le principe de pays de destination pour ce qui est des contributions à la création, c’est-à-dire que les acteurs américains, tels Amazon et Netflix, ou français – mais basé au Luxembourg… comme Altice – devront respecter le principe du pays de destination pour ce qui est de leurs investissements sur le territoire national … L’enjeu est de faire en sorte que cette directive SMA, qui est un principe européen, entre dans le droit français (certainement en 2018) par le biais d’une loi de transposition.  La France doit donner la tonalité de ce que nous considérons comme juste, vertueux et garant d’une certaine diversité…», poursuit le délégué général de L’ARP.

  

Dans la suite de son interview, le délégué général de L’ARP revient plus en détail sur la révision de la directive SMA et ses enjeux politiques et culturels…

 

INTÉGRALITÉ DE L’INTERVIEW À DÉCOUVRIR EN VIDÉO…