Le RAID en quelques mots

RAID signifie « Redundant Array of Independent Disks ». Derrière cet acronyme, se cache un ensemble de techniques de répartition des données sur plusieurs disques. Cette technologie permet de virtualiser un ensemble de stockage avec une balance entre différents avantages selon les configurations (RAID 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 50, et bien d’autres configurations).
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Publié le 07/02/2019

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Aux extrémités, le système RAID 0 améliore les performances de la solution de stockage en parallélisant l’écriture et la lecture des données sur deux disques durs ; les débits pouvant théoriquement être doublés au détriment de la sécurité (si un disque tombe en panne, l’ensemble des données est perdu) et de l’espace de stockage (divisé par deux).

Le RAID 1 est le RAID de la sécurité, puisque chaque octet copié sur un disque est redondé sur un second disque. Les vitesses de lecture et d’écriture restent sensiblement équivalentes, l’espace de stockage effectif étant également divisé par deux par rapport à l’espace de stockage brut disponible avant la réalisation du RAID.

C’est entre les deux que tout se passe, dans un équilibre tripartite entre espace de stockage réel, sécurité et débit. En plus des RAID 0 et 1, le G-SPEED Shuttle (G-Technology) peut être configuré en RAID 5, 10 et 50.

 

• RAID 5

Pour briller en société : avec la technologie RAID 5, on obtient un volume agrégé par bandes à parité répartie. C’est-à-dire, me direz-vous ? Eh bien, les données sont enregistrées par bandes avec l’enregistrement d’un bloc de parité pour chaque bande (redondance N+1). Les blocs de parité sont répartis sur l’ensemble des disques. Si un disque cède, il doit être régénéré. Au niveau des bandes, si c’est le disque contenant le bloc de parité qui a grillé, les médias sont présents, il suffit de régénérer la parité ; si ce sont des médias qui sont perdus, il sont calculés grâce aux autres blocs de médias et au bloc de parité.

Le RAID 5 n’autorise la perte que d’un seul disque dur pour pouvoir régénérer le stockage. Cela va bien pour notre Shuttle qui ne dispose « que » de quatre disques.

Cependant, même si la sécurité d’un système RAID 5 est intéressante, il ne faut pas la surestimer. En effet, la défaillance de deux disques complets est rare, mais des disques peuvent avoir des secteurs défaillants, sans même que l’on s’en rende compte lors de leur exploitation. C’est au moment du contrôle des disques que le bien nommé contrôleur RAID alertera sur la présence des secteurs défectueux avec pour conséquence l’impossibilité de recréer le disque perdu !

Le Raid 5 propose donc une performance de lecture proche du RAID 0 et une sécurité accrue, avec une perte de débit en écriture due au calcul de la parité.

 

 

• RAID 10 (autrement nommé RAID 1+0)

Illustrons cette agrégation de disques sur l’exemple de quatre disques : ils sont réunis deux par deux en RAID 1, les deux grappes étant alors agrégées en RAID 0. Il faut au minimum quatre disques en RAID 10, chaque grappe devant contenir un minimum de deux éléments, et deux grappes minimum sont nécessaires. Avec quatre disques, le débit maximum théorique est le double du débit d’un unique disque, avec l’avantage d’une fiabilité importante et d’une reconstruction assez performante, une seule grappe étant mobilisée pendant cette dernière.

 

 

RAID 50 (ou RAID 5+0)

Il s’agit ici du cumul de grappes RAID 5 agrégées en RAID 0. Il faut un minimum de six disques pour cette technologie, les grappes RAID 5 étant composées d’un minimum de trois disques ; les G-SPEED Shuttle XL et SSD la proposent donc. C’est un compromis intéressant en faveur de la rapidité sans trop perdre en termes de fiabilité. Le seuil de mise en défaut étant de deux disques.

Encadré paru dans le cadre de l’article « Le G-SPEED Shuttle Thunderbolt 3, la navette supersonique pour le transport de vos médias » publié pour la première fois dans Mediakwest #29, p.94/95. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

 

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