Prêt à entrer dans l’ère du pétaoctet ?

Nous créons et sauvegardons plus de données qu’auparavant. Dans un environnement où le choix des emplacements de stockage s'est aussi multiplié, la gestion de pétaoctets devient aujourd’hui monnaie courante. Gabriel Chaher, Vice President Marketing EMEA/APAC - Quantum, nous explique comment la démultiplication des options de stockage impacte nos modes d’utilisation et de consommation des données...
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« Le stockage objets s’appuie sur des disques durs adaptés aux besoins du Cloud, qui optimisent l’utilisation des CPU et de la mémoire, tout en consommant moins d’énergie. Nous créons et sauvegardons plus de données qu’auparavant, mais ne sommes plus limités dans le choix de leur emplacement de stockage. Les serveurs domestiques centralisés, les sites de stockage distants et, bien entendu, le « Cloud » sous toutes ses formes ont changé notre façon d’appréhender la sauvegarde, le type de données que nous sauvegardons et leur durée de rétention.

Ces options de stockage ont également modifié notre mode d’utilisation, ou de consommation, des données. La création et l’acquisition de grands volumes de contenu n’ont jamais été aussi simples. Alors qu’il était auparavant difficile de gérer un téraoctet de données, le pétaoctet est aujourd’hui monnaie courante…

 

Il y a quelques années à peine, j’ai acquis mon premier ordinateur portable équipé d’un disque dur d’un téraoctet et je me suis à l’époque interrogé sur l’utilité d’une telle capacité de stockage. Six mois plus tard, je me demandais où trouver un disque de deux téraoctets. Heureusement, je n’en ai pas eu besoin. Non pas que je sauvegarde moins de données, mais je les stocke à différents emplacements. C’est aussi le cas d’un nombre croissant de particuliers et d’entreprises. »

 

Gestion de la complexité

« De nombreuses entreprises doivent accéder à d’importants volumes de données juste pour mener à bien leurs analyses et tâches quotidiennes. Cette exigence touche aussi bien les départements et les divisions que les entreprises tout entières. Les données proviennent de sources de plus en plus variées et sont archivées indépendamment les unes des autres. Compte tenu du taux d’ingestion colossal que cela représente, une journée n’y suffirait pas pour gérer efficacement les données. Les outils de gestion automatisée des données permettent tout juste de faire face au problème, une partie significative de la gestion interne restant une tâche manuelle à la charge des utilisateurs. Un tel modèle est difficilement viable et va à l’encontre des règles d’exploitation standard des entreprises.

 

Le Cloud est devenu une solution d’entreposage des données bien plus pratique qu’une simple armoire et cette évolution a augmenté les besoins en bande passante dans le Cloud public. Parallèlement, les déploiements de Clouds privés internes se sont multipliés pour satisfaire la demande en matière de stockage dans le Cloud.

 

Un nombre croissant d’entreprises dont les archives peuvent atteindre plusieurs pétaoctets est confronté à une hausse des coûts et de la complexité liés à la conservation en local des données et du contenu. Beaucoup se tournent vers le Cloud public et le Cloud public spécialisé. D’autres, moins prêtes à stocker leur masse d’informations dans le Cloud public, cherchent des solutions de Cloud privé. Dans les deux cas, elles ont compris que la technologie de stockage traditionnelle utilisée pour gérer des jeux de données volumineux, de l’ordre du pétaoctet, ne constituait pas une option suffisamment économique, fiable ni efficace.

 

Le recours à la technologie RAID traditionnelle pour l’archivage à long terme des données actives est non seulement une solution inefficace, mais aussi non viable en termes d’alimentation et de refroidissement. Les disques d’entreprise Tier 1, ultrarapides et gourmands en CPU, montrent leurs limites lorsqu’il s’agit d’évoluer vers une capacité de plusieurs pétaoctets. Impossible de compter sur eux pour prendre en charge les exaoctets de données que nous produirons d’ici quelques années. »

 

Évolution du mode d’utilisation des données

« Le mode d’utilisation des données a changé. Encore récemment, la plupart des données étant inactives, leur stockage sur bande ne présentait aucun inconvénient. Aujourd’hui, les données doivent être facilement accessibles en vue de leur réutilisation.

 

Par exemple, un producteur de téléréalité peut ingérer et conserver chaque mois 16 téraoctets de contenu pour chaque émission produite, sachant qu’il peut gérer simultanément plusieurs émissions. Dans ces conditions, il est nécessaire de pouvoir conserver indéfiniment toutes les ressources stockées, mais aussi de les récupérer rapidement à des fins de réutilisation ou d’analyse.

 

Le volume de données au sein d’un même espace de nommage dépassant la capacité de stockage sur bande, et les utilisateurs exigeant un accès quasi instantané aux données stockées, le disque représentait le plus souvent la seule solution viable. Les nouvelles technologies ont cependant fini par apporter une réponse plus efficace à la question du stockage. »

 

Bienvenue dans l’univers du stockage objets

« Un grand nombre de prestataires de services font appel au stockage objets nouvelle génération pour l’optimisation du Cloud. Jusque-là réservée aux transmissions par satellite dans l’espace, exigeant un haut niveau de fiabilité, et aux communications par téléphone cellulaire, cette technologie a été repensée pour offrir aux prestataires de services Cloud commerciaux une solution de protection des données durable et efficace.

 

Le stockage objets sauvegarde les données en tant qu’objets associés à un identifiant plutôt que sous forme de structures de fichiers hiérarchiques traditionnelles. De grands volumes de données géographiquement dispersés sont ainsi accessibles en local aux utilisateurs, où qu’ils se trouvent, avec des performances proches de celles du stockage Tier 1.

 

Le stockage objets s’appuie sur des disques durs adaptés aux besoins du Cloud, qui optimisent l’utilisation des CPU et de la mémoire, tout en consommant moins d’énergie. L’avantage de cette nouvelle technologie est qu’elle assure une plus grande durabilité. Le stockage objets garantit une durée de conservation supérieure des données par rapport à une baie de stockage RAID 6 de même capacité, même si celle-ci est mise en miroir sur un autre site. De plus, certaines technologies de stockage objets rendent pratiquement inutile la migration des données d’une plate-forme à l’autre, une opération à la fois chronophage et risquée, en vue de la conservation à long terme des données.

 

Le stockage objets offre des avantages économiques significatifs grâce à un accès rapide et efficace à d’importants volumes d’archives. En déployant une technologie d’accès appropriée comme tremplin vers le stockage objets, les entreprises peuvent migrer vers une infrastructure de stockage majoritairement basée sur le Cloud. D’autres entreprises uniquement intéressées par la mise en place d’une infrastructure de Cloud privé bénéficient des mêmes avantages ainsi que d’un plus grand contrôle.

 

La solution de stockage la plus économique à l’échelle du pétaoctet reste à déterminer. Aujourd’hui et dans un avenir proche, cependant, la réponse semble être la combinaison de solutions de stockage objets pour le Cloud privé et public avec un stockage sur site optimisé et orienté Cloud. Cela vaut aussi bien pour les consommateurs utilisant des services basés sur ces technologies que pour les entreprises qui, à l’instar des consommateurs, peuvent tirer parti de l’évolutivité du Cloud public et de la sécurité du Cloud privé. La croissance exponentielle des données ne risque pas de s’arrêter de sitôt. Heureusement, les entreprises de haute technologie continueront à élaborer des approches pour nous aider à gérer nos pétaoctets de données. »