Vectracom à la rescousse du patrimoine

Partenaire de longue date de Magic Hour, Vectracom est un des experts incontournables de la numérisation de masse en France et à l’étranger, et un des rares dans le monde à prendre en charge les formats les plus « exotiques », tant en vidéo qu’en audio. Sans oublier la restauration de longs-métrages en 4K…
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Partout dans le monde, on continue de numériser les fonds d’archives. Mais à mesure du temps, le parc de magnétoscopes se fait rare pour traiter des formats aussi anciens que le Quadruplex 2 pouces (Ampex ou RCA) ou 1 pouce B et C. « Nous sommes certes dans une situation extrême avec ce type de machines, souligne Julien Gignoux, président de Vectracom, mais nous avons le savoir-faire pour les entretenir et faire cohabiter une technologie vieille de 50 ans avec les moyens numériques les plus en pointe à ce jour. »

 

Absolument tous les formats !

Ainsi, tous les formats professionnels, corporate et domestiques, des 50 dernières années ont droit de cité chez Vectracom. Au fil des salles de numérisation, on redécouvre l’histoire de l’audio et de la vidéo broadcast « de quoi rendre envieux tout conservateur de musée de l’image et du son, mais tous ces matériels contribuent aujourd’hui au travail de mémoire de nos clients : diffuseurs, institutionnels, distributeurs de films, producteurs… »

Tant pour l’audio que pour la vidéo, Vectracom a su industrialiser les process afin de traiter des volumes d’heures conséquents : conception de logiciels d’automatisation de numérisation, alimentation automatique de sa base de données de gestion, adaptation de Flexicart permettant entre autres de numériser pour l’INA 1 200 à 1 400 heures par semaine de programmes de France 3 Régions à partir des archives Betacam SP et Digital Betacam…

Quitte à dépêcher dans le monde durant quatre ans, toujours pour l’Ina, les équipements et les équipes nécessaires à la numérisation des archives des premières chaînes de chaque département d’outre-mer. « Une industrialisation nécessaire, souligne Julien Gignoux, mais qui ne nous affranchit pas de l’humain pour les tâches complexes que sont l’analyse et la préparation minutieuse des supports, les vérifications qualité des numérisations, et le suivi de chacun d’entre eux. »

 

Un marché mondial

Si la France a toujours été le cœur de marché de Vectracom, en tant que laboratoire numérique dédié à l’archivage et la numérisation du patrimoine, à la restauration, mais aussi aux PAD et services d’accessibilité (audio-description, sous-titrages live et non live, voice-over…), l’activité numérisation sur les marchés Europe et Monde est devenue au fil des ans un véritable relais de croissance pour l’entreprise. « Depuis 10 ans, nous exportons nos compétences en numérisation de masse et montons des projets d’un à cinq ans sur le site du client, dépêchons les experts pour former en local et constituer les équipes », insiste Julien Gignoux.

« Avec la télévision belge flamande, la VRT, la RTT (télévision tunisienne), la RTE ou TV3 (TV irlandaises), ou encore la Télévision nationale saoudienne, pour laquelle nous avons numérisé et indexé sur place, entre 2014 et 2017, plus de 250 000 clips en langue arabe issus de sources aussi diverses que du Beta, du film 16 mm, des bandes 2 pouces Quadriplex à l’aide d’une équipe composée d’une trentaine de documentalistes. »

Toujours en cours pour une durée de deux ans, Vectracom numérise actuellement en Israël pour la télévision nationale quelque 30 000 heures d’archives de films 16 mm sur deux Scanstation Lasergraphics 5K, 7 000 heures de bandes 1 pouce C, et s’apprête à démarrer pour une chaîne de télévision indienne à Dubaï la numérisation de programmes issus de sources multi-formats.

« Naturellement, Magic Hour nous accompagne sur ces déploiements d’envergure en nous ayant fourni l’infrastructure technique nécessaire à leur bonne conduite, comme c’est également le cas pour notre dernier projet de restauration cinéma 4K et les derniers upgrades de notre SAN Quantum porté à 300 To. »

 

Restauration, diffusion télé et sortie Blu-ray

Sur le dernier projet de restauration cinéma « CNC/distributeur » en date, le « neg monté » 35 mm fut scanné sur Director 4K Lasergraphics avec montage sur Davinci Resolve. Côté restauration, c’est Diamand-Film Restoration Suite (HS-Art) qui prend en charge les opérations de « nettoyage » des imperfections, de stabilisation, renforcées des retouches à la palette graphique image par image ; et un étalonnage effectué sur Nucoda. Avec une livraison sur DCP et shoot 35 mm à des fins de conservation du patrimoine.

Quant au titre du film ? Le distributeur a pour l’instant souhaité garder le secret : « tout ce que nous pouvons dire est que la distribution compte les plus grands acteurs français des années 60, et qu’une sortie Blu-ray est prévue pour la fin d’année », conclut Julien Gignoux.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.74/75. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.