Olivier Nakache et Eric Toledano distingué par le Prix Henri-Jeanson

Le duo de réalisateurs et scénaristes composé d’Olivier Nakache et d’Éric Toledano a reçu des mains de Sophie Deschamps, présidente du Conseil d’administration de la SACD le Prix Henri-Jeanson 2018 ce jeudi 14 mars. 
SACDJeanson2019.jpeg

Publié le 20/03/2019

SACDJeanson2019.jpeg

 

Ce prix leur a été décerné à tous les deux dans les salons de la SACD, en présence des membres du conseil d’administration de la SACD, de Pascal Rogard, directeur général, et de nombreuses personnalités du monde de la culture.

Après Robert Guédiguian et Jean-Louis Milési (1997), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (1999), ce dernier étant présent dans leur dernier film Le Sens de la fête, Dominik Moll et Gilles Marchand (2000) et Gustave Kervern et Benoît Delépine (2010), c’est la 5èmefois en 31 ans que cette récompense est attribuée à un duo d’écriture. Elle rend hommage à leur talent précieux d’écriture qui perpétue par son insolence et son humour la mémoire d’un des plus célèbres dialoguistes du cinéma français, Henri Jeanson.

 

Olivier Nakache et Éric Toledano

Éric Toledano grandit à Versailles et Olivier Nakache à Puteaux, tous deux issus de de la classe moyenne. Ils développent très tôt dans leur enfance une passion pour le cinéma grâce aux cinémas de quartier et au début des magnétoscopes. Woody Allen, Blake Edwards, Claude Sautet, Yves Robert, le Splendid et les Nuls, tout comme les comédies italiennes bercent leur adolescence au gré des nombreuses colonies de vacances et travaux associatifs qu’ils exercent de pensionnaires à animateurs. Cette expérience tient une place particulière dans leur carrière, elle leur a permis de se rencontrer en 1995 et de concevoir leur premier grand succès en 2006 avec Nos jours heureux. Si Éric Toledano a eu une première expérience en tant qu’assistant de Diane Kurys en 1993 sur le film À la folie, c’est avec Olivier Nakache que débute son histoire de cinéma, d’abord dans le court métrage : Le Jour et la Nuit en 1995, puis Les Petits Souliers en 1999, prix du public au Festival de Clermont-Ferrand qui a révélé une nouvelle générations de comédiens humoristes, mais surtout a dégagé le grand axe de leur cinéma, une alliance entre social et comédie influencée par les comédies anglaises conjuguée à leur écriture tout en finesse de dialogues et de situations.

En 2002, la rencontre avec Omar Sy sera décisive. Leur collaboration sur des films tels que Nos jours heureux, et Tellement proches en 2009, puis l’énorme succès d’Intouchables en 2011 en France et à l’international et Samba en 2014 leur apportera la reconnaissance publique. Le Sens de la fête en 2017, film choral mêlant humour et social, démontre une nouvelle fois leur sensibilité aux thèmes qui font débat. Leur œuvre aborde ainsi sur le mode de la comédie le handicap, le burn-out, les sans-papiers, les petits patrons en difficulté. D’ailleurs, leur prochain film en cours de tournage intitulé pour le moment Hors normes, réunira dans une comédie Vincent Cassel et Reda Kateb, en éducateurs d’enfants et adolescents autistes.

 

Henri Jeanson

Journaliste, critique, pamphlétaire, scénariste, dialoguiste, auteur de théâtre, pacifiste et anarchiste, Henri Jeanson se bâtit dès les années 20 une réputation de polémiste insolent et subversif. Il est l’auteur des dialogues de 80 films dont Pépé le Moko, Entrée des artistes, Fanfan la Tulipe, La Vache et le prisonnier, et bien sûr Hôtel du Nord. Ce Prix a été initié par Claude Marcy, son épouse.

 

Les précédents Lauréats du Prix Henri-Jeanson : Valérie Lemercier (2017), Pierre Salvadori (2016), Xavier Giannoli (2015), Pierre Jolivet (2014), Albert Dupontel (2013), Jean-François Halin (2012), Pierre Schoeller (2011), Benoît Delépine et Gustave Kervern (2010), Radu Mihaileanu (2009), Cédric Klapisch (2008), Marjane Satrapi (2007), Rachid Bouchareb (2006), Francis Veber (2005), Jean-Loup Dabadie (2004), Denys Arcand (2003), Michel Blanc (2002), Bertrand Blier (2001), Dominik Moll et Gilles Marchand (2000), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (1999), Pascal Bonitzer (1998), Robert Guédiguian et Jean-Louis Milési (1997).

Articles connexes

Trophées SATIS 2026 : 22 lauréats qui redessinent l’avenir de la filière audiovisuelle !

Dix Trophées et douze Coups de cœur : pour leur dixième édition, les Trophées SATIS distinguent des produits, services et...
© Emmanuel Nguyễn Ngoc

3 novembre 2026

Deux jours pour faire avancer vos projets audiovisuels !

Le SATIS ouvre ses portes ce mercredi 4 novembre aux Docks de Paris. Avec 200 exposants et marques, 70 conférences...
SATIS 2026 : deux jours pour faire avancer vos projets audiovisuels

3 novembre 2026

Animation française : la singularité suffit-elle à conquérir le monde ?

Avec plus de 9 millions de spectateurs dans le monde pour Flow et une nomination aux Oscars pour Papillon, l’animation...

2 novembre 2026

Costa-Gavras reçoit la Distinction numérique de l’INA au Festival Lumière

À l’occasion de la 18e édition du Festival Lumière, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) a remis sa Distinction numérique au...
©Jean Luc Mege Photography/Lucas Aymard 2026

30 octobre 2026

Dernier numéro

Découvrez toutes les nouveautés

Dernières Vidéos

510 heures de direct, 10 caméras et une régie automatisée au cœur de la forêt
ST 2110, production logicielle, IA, cloud : Mickaël Casse présente les tendances qui redessinent le broadcast
IA et animation, Aton Soumache livre sa vision sur le plateau SATIS TV
Après le ST 2110, la virtualisation, BOB ouvre un nouveau chantier pour les régies broadcast

Mediakwest, est le premier magazine « multiscreen » destiné aux professionnels de l’audiovisuel, de la télévision, du broadcast, du cinéma, des nouveaux médias et de l’entertainment.

Accès rapide