RADI et RAF s’affirment comme un lieu d’échanges privilégié en matière d’animation

Avec près de 300 participants, nombre en hausse de plus de 20 %, les Rencontres animation développement innovation (RADI) et les Rencontres animation formation (RAF) confirment la pertinence de ces événements centrés sur les problématiques de formation, d’emploi et d’innovation dans le secteur de l’animation française, face à la concurrence internationale.
26A8667_OK.jpg

 

La 8e édition des RAF conçues par René Broca et organisées par le Pôle Image Magelis d’Angoulême, en partenariat avec le CNC, le SPFA, la CPNEF Audiovisuel, l’AFDAS, Audiens et la Ficam, s’est déroulée les 17 et 18 novembre à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image. Elle était précédée, le 16 novembre, de la 2e édition des RADI dont l’objet est de traiter des enjeux de la R&D pour les studios d’animation français afin d’aider à développer leur compétitivité dans un contexte de concurrence internationale.

Ces RADI ont à nouveau souligné la nécessité de l’innovation pour les studios d’animation français dans la perspective d’un rapport coût/qualité optimisé : « Le développement de la productivité, a déclaré René Broca, est une obligation pour répondre au double défi des territoires proposant une main-d’œuvre bon marché et de ceux qui s’appuient sur des dispositifs fiscaux attractifs ».

Dans un environnement concurrentiel de plus en plus marqué, la réflexion des studios s’oriente vers le développement d’outils innovants, comme vers la constitution de pipelines souples et réactifs. Cet horizon proposé aux studios et à leurs partenaires de développement s’accompagne évidemment d’enjeux de formation stratégiques pour la filière.

Après la mise en place le 1er janvier dernier des réformes relatives au Compte de soutien et du crédit d’impôt, une réflexion a été menée au cours des RAF. Si tous les observateurs ne s’accordent pas sur l’opportunité d’évoquer le « plein emploi », tous constatent désormais des tensions et des difficultés de recrutement sur les postes d’animateurs, de TDs, et très généralement sur les postes d’encadrement. Les chiffres de 2016 devraient confirmer ces constats empiriques ; ceux de 2015, tels que fournis par Audiens, pointent une forte progression de la masse salariale à 120 M€, mais à effectifs constants, signe d’un secteur qui se structure et pérennise ses postes. Cette nouvelle donne constitue évidemment un défi pour les formations et une mise à l’épreuve de dispositifs d’accompagnement, comme celui de la préparation opérationnelle à l’emploi.

Forces et faiblesses structurelles du secteur ont été soulignées : bonnes performances à l’exportation, persistance du « plafond de verre » des quelque 300 heures annuelles de programmes audiovisuels, déficits de financement du long métrage. Ces constats alimentent une réflexion de fond sur les remèdes à mettre en œuvre pour assurer la croissance de l’animation française.

Sur le plan social, les syndicats présents (CGT, CFDT, SPFA) ont mis en avant les avancées réalisées relativement à la signature de l’avenant 10 de la Convention Collective qui encadre le CDD d’usage dans le secteur. « Cet avenant introduit la notion d’ancienneté pour les CDDU qui n’existe nulle part ailleurs dans le secteur du spectacle », faisait remarquer le représentant de la CFDT. 

 

L’ensemble des communications et les débats des RAF 2016 sont à retrouver dans les Actes de la manifestation accessibles ici   


Articles connexes
Le style Blue Spirit
 17 mars 2021