Cannes à Paris : qui sont les six pépites de la 51e Résidence du Festival ?

Le Festival de Cannes ne se résume pas à son célèbre tapis rouge… Depuis le 16 mars, six jeunes cinéastes internationaux ont posé leurs valises à Paris jusqu’au 31 juillet pour y murir leurs projets cinématographiques.
Cannes à Paris : qui sont les 6 pépites de la 51e Résidence ?Les six visages de la 51e session : Harry Lighton (Royaume-Uni), Emma Branderhorst (Pays-Bas), Joecar Hanna (Espagne), Saulė Bliuvaitė (Lituanie), Mansi Maheshwari (Inde) et Oliver McGoldrick (Irlande).

Ces talents déjà aguerris intègrent la prestigieuse 51e promotion de La Résidence du Festival de Cannes. Entre ateliers d’écriture et rencontres professionnelles, ce dispositif unique prépare les longs-métrages de demain.

Cette institution a déjà soutenu plus de 250 cinéastes depuis sa création. On y croise des noms devenus cultes, de Nadine Labaki à Lukas Dhont. Pour cette session 2026, trois femmes et trois hommes ont été choisis. Ils travailleront sur leur scénario jusqu’au 31 juillet prochain. Portrait d’une promotion sous le signe de l’audace.

 

Des parcours entre animation et Léopard d’Or

Le casting de cette année s’avère particulièrement cosmopolite. On y retrouve d’abord Saulė Bliuvaitė, la jeune prodige lituanienne. Elle a déjà décroché le Léopard d’or à Locarno avec son film Toxic. À ses côtés, l’Indienne Mansi Maheshwari apporte une véritable touche de fraîcheur. Issue de l’univers de la mode, elle explore l’humain à travers l’animation. Ses récits mêlent habilement humour absurde et émotion brute.

Le Royaume-Uni est représenté par le talentueux Harry Lighton. Son premier long métrage, Pillion, a marqué les esprits sur la Croisette en 2025. Pour lui, La Résidence est une parenthèse enchantée. Il souhaite y finaliser son prochain script, loin de la solitude habituelle de l’écriture. Il espère même y trouver “un mari parisien”.

 

L’écriture : un sport collectif au cœur de Paris

L’isolement est souvent le grand piège du scénariste. Pour la Néerlandaise Emma Branderhorst, Paris offre un espace de vulnérabilité nécessaire. Elle souhaite transformer ses intuitions en arcs narratifs solides. La réalisatrice est déjà reconnue pour ses courts métrages naturalistes primés à la Berlinale.

De son côté, Joecar Hanna souligne l’aura unique du dispositif. Ce cinéaste sino-libanais, basé à New York, se sent désormais membre de la famille cannoise. Ancien monteur, il a déjà été produit par Spike Lee. Enfin, l’Irlandais Oliver McGoldrick complète ce groupe hétéroclite. Cet ancien médecin, diplômé d’Édimbourg, développe actuellement son premier long métrage, Barnyard.

Ces six talents bénéficieront d’un cadre de travail idyllique. Ils puiseront leur inspiration dans l’héritage des grands maîtres du septième art. Rendez-vous sur la Croisette, du 12 au 23 mai prochain, pour prendre le pouls de l’industrie.

La Sélection officielle quant à elle, sera révélée le jeudi 9 avril à 11h…

 

Festival de Cannes