Le Salon de la Photo & Vidéo 2026 partira d’un objet que l’on croit connaître. L’appareil photo traversera deux siècles d’innovations dans la grande exposition 200 ans derrière l’objectif. Appareils photo 1826-2026, réalisée avec le Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône.
Le parcours suivra l’évolution des techniques et des usages. Les visiteurs retrouveront les débuts de l’image fixée avec Nicéphore Niépce, puis la diffusion du daguerréotype avec Louis Daguerre, avant de passer par l’héliographie, le calotype, le collodion, l’ambrotype, l’argentique et les révolutions numériques plus récentes.
Le salon prend ainsi une orientation très concrète. Il ne regarde pas seulement la photographie par les images produites. Il montre les appareils, les gestes et les procédés qui ont rendu ces images possibles.
Ce que prépare le Salon Photo & Vidéo
- La programmation culturelle occupera près de 1 000 m².
- La grande exposition 200 ans derrière l’objectif sera réalisée avec le Musée Nicéphore Niépce.
- Le public pourra assister à des démonstrations quotidiennes de collodion humide avec Marjolaine Vuarnesson.
- Le salon présentera pour la première fois au public La Malle des bicentenaires, capsule temporelle consacrée à l’année 2026.
- Onze expositions réuniront regards d’auteurs, prix, festivals et nouvelles écritures photographiques.
Le collodion replace le geste au centre de l’image
Le Salon prolongera cette lecture historique avec une expérience autour du collodion humide. Marjolaine Vuarnesson, artiste photographe, plasticienne et fondatrice du Studio Baxton à Bruxelles, réalisera des portraits devant le public pendant toute la durée de l’événement.
Chaque jour à 11 heures, une démonstration détaillera les étapes de ce procédé né en 1851. La préparation de la plaque de verre, la sensibilisation, la prise de vue et la révélation en chambre noire donneront au public une compréhension physique de la photographie.
Cette présence du geste artisanal donne du relief au bicentenaire. Elle rappelle qu’une image n’est jamais seulement un résultat. Elle vient d’un support, d’une matière, d’une chimie, d’un temps de pose et d’une main qui prépare l’apparition.
Les expositions ouvrent le récit à d’autres regards
Le bicentenaire servira aussi de point d’entrée vers des écritures très différentes. Le salon annonce onze expositions qui feront dialoguer patrimoine, photographie documentaire, nature, cinéma, engagement et création contemporaine.
Nikos Aliagas présentera Messolonghi, Terre de Liberté, un travail intime consacré à cette ville grecque liée à son histoire familiale. Christophe Brachet montrera Hors Champ, les coulisses du cinéma, une immersion dans le cinéma en train de se fabriquer. David Delaplace proposera avec Hors Cadre une série plus poétique, construite autour du passage entre réel et imaginaire.
Le parcours ira aussi vers la photographie de guerre, la santé, la nature, les regards féminins, l’argentique et les usages scientifiques de l’image. Le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, le Pink Ribbon Photo Award, le Festival Photo Montier, Les Femmes s’exposent, Canon World Unseen et The Analog Chronicles feront entrer dans le salon des sujets très différents, mais tous liés à la manière dont la photographie documente, alerte ou transforme le regard.
Les rencontres prolongent la transmission
Le Salon Photo & Vidéo ne construira pas seulement un parcours d’expositions. Les Grandes Rencontres installeront aussi un espace de dialogue avec des photographes, journalistes, auteurs, créateurs de contenu et professionnels de l’image.
Le Théâtre Boris Vian accueillera notamment Nikos Aliagas, Alexandre Astier, Arnaud Baumann, Christophe Brachet, Olivier Culmann, Kyriakos Kaziras, Alain Keler, Adrien Vautier et Sophie Zénon. La Scène Live réunira, elle, des créateurs de contenus, exposants et partenaires venus partager leurs méthodes et leurs expériences au contact du public.
Cette édition 2026 prend donc la photographie par plusieurs entrées. Elle raconte l’histoire des appareils, remet en scène les procédés anciens, ouvre un dialogue avec les grandes écritures contemporaines et donne la parole à ceux qui fabriquent les images. Pour un bicentenaire, le choix paraît juste. Le salon regarde le passé de la photographie sans la placer sous cloche.
Plus d’informations sur www.lesalondelaphoto.com