Emmanuel Macron et Lee Jae-myung coprésideront le premier Sommet Lumière

Le premier Sommet Lumière se tiendra le 7 septembre 2026 à Saint-Paul-de-Vence sous la coprésidence d’Emmanuel Macron et de son homologue sud-coréen Lee Jae-myung. Cent cinquante décideurs, responsables politiques et talents internationaux y débattront de l’intelligence artificielle, du financement de la création et de l’éducation aux images.
Emmanuel Macron et Lee Jae-myung coprésideront le premier Sommet Lumière, consacré à l’avenir du cinéma et de l’image animée. © DR

Publié le 21/08/2026

Emmanuel Macron et Lee Jae-myung coprésideront le premier Sommet Lumière, consacré à l’avenir du cinéma et de l’image animée. © DR

 

Le Sommet Lumière 2026 ambitionne de placer l’avenir du cinéma et de l’image animée au cœur d’un dialogue international de haut niveau…

 

Coprésidé par Emmanuel Macron et Lee Jae-myung, président de la République de Corée, l’événement réunira des représentants de plus de trente pays des cinq continents.

 

Organisé le lundi 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence, ce premier rendez-vous rassemblera 150 invités issus du cinéma, de l’audiovisuel et du jeu vidéo. Dirigeants d’entreprises, décideurs internationaux, responsables politiques et talents devront confronter leurs visions des transformations qui traversent ces secteurs.

 

 

Cinéma, audiovisuel et jeu vidéo réunis autour d’enjeux communs

 

Le périmètre retenu témoigne de la convergence croissante entre les différentes industries de l’image animée. Cinéma, séries, animation, audiovisuel et jeu vidéo partagent désormais certaines technologies, mais aussi des interrogations communes sur la création, la propriété intellectuelle, la circulation des œuvres et la rémunération de ceux qui les fabriquent.

 

Le choix d’associer la Corée du Sud à cette initiative est également significatif. Le pays a construit une industrie culturelle capable de faire circuler mondialement ses films, ses séries, son animation et ses jeux vidéo, tout en préservant une forte identité créative. Cette coprésidence franco-coréenne doit favoriser le dialogue entre deux écosystèmes dont l’influence dépasse largement leurs marchés nationaux.

 

 

L’intelligence artificielle parmi les dossiers prioritaires

 

L’impact de l’intelligence artificielle figurera au premier rang des discussions. Son intégration rapide dans les outils d’écriture, de création visuelle, de doublage, d’animation et de postproduction oblige aujourd’hui la filière à repenser ses pratiques.

 

Au-delà des gains de productivité annoncés, le développement de ces technologies soulève des questions majeures : respect du droit d’auteur, rémunération des ayants droit, transparence des données d’entraînement, protection des interprètes et préservation de la diversité culturelle.

 

Le sommet devra dépasser le simple constat pour favoriser des engagements et des actions concrètes. Cette dimension sera déterminante pour mesurer sa portée réelle, alors que les cadres réglementaires et contractuels restent très différents selon les pays.

 

 

L’éducation aux images face à la multiplication des contenus

 

L’éducation aux images dès le plus jeune âge constituera un autre axe de travail. La circulation massive de contenus générés, transformés ou recommandés par des algorithmes renforce la nécessité de donner aux publics les moyens de comprendre comment une image est fabriquée et diffusée.

 

Cet enjeu concerne aussi bien l’analyse des œuvres que l’identification des manipulations, des images synthétiques ou des récits orientés. Il place l’éducation artistique et culturelle à la croisée de la création, de la citoyenneté numérique et de la lutte contre la désinformation.

 

 

Quel modèle économique pour la création ?

 

Le modèle économique du cinéma et de l’image animée complétera les échanges. Fragmentation des audiences, concentration des plateformes, évolution de la chronologie des médias, concurrence internationale et hausse des coûts de production fragilisent les équilibres historiques.

 

Pour les acteurs réunis à Saint-Paul-de-Vence, il s’agira notamment de réfléchir aux conditions permettant de financer durablement la création tout en assurant une circulation internationale des œuvres. La construction de nouvelles alliances entre États, industries culturelles, plateformes et talents apparaît comme l’une des ambitions centrales du sommet.

 

 

Une vitrine internationale pour les industries françaises de l’image

 

À travers cet événement, la France entend également valoriser ses capacités d’accueil et de production. Studios, industries techniques, écoles, dispositifs de financement, talents artistiques et écosystèmes régionaux constituent autant d’atouts dans la compétition internationale.

 

Le Sommet Lumière offrira ainsi une vitrine aux filières françaises du cinéma, des séries, de l’animation et du jeu vidéo. Il cherchera surtout à inscrire ces industries dans une réflexion plus large sur la souveraineté culturelle et technologique.

 

Reste à connaître la composition détaillée des délégations, le programme des échanges et la nature des engagements qui seront annoncés. Ce sont eux qui permettront de déterminer si ce premier Sommet Lumière pose les bases d’une coopération durable ou s’il demeure essentiellement un rendez-vous diplomatique.

 

Source : communiqué de la présidence de la République du 22 juillet 2026.

 

 

LE SOMMET LUMIÈRE EN BREF

Date : lundi 7 septembre 2026

Lieu : Saint-Paul-de-Vence, France

Coprésidence : Emmanuel Macron et Lee Jae-myung

Participants : 150 invités représentant plus de 30 pays et cinq continents

Secteurs représentés : cinéma, audiovisuel, animation et jeu vidéo

Principaux enjeux : intelligence artificielle, éducation aux images, financement et coopération internationale

 

 

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