Vidéo et TV : les habitudes de consommation des français ( Rapport ConsumerLab Ericsson )

Ericsson vient de publier la dernière édition du rapport annuel sur la télévision et les médias réalisé par son observatoire ConsumerLab. Cette étude, l’une des plus vastes en son genre, est représentative des avis et des habitudes de 680 millions de consommateurs dans le monde mais consacre aussi des focus par pays, en particulier sur la France. 
VOD.jpeg

Publié le 11/11/2015

VOD.jpeg

Ce rapport  révèle que 26% du temps passé à regarder la TV ou des vidéos s’effectue désormais à la demande et que 46% des consommateurs français regardent désormais de la vidéo sur leur smartphone (un ratio en augmentation de + 35% depuis 2013), les adolescents consacrent même jusqu’à 60% du temps passé à regarder la télévision ou de la vidéo sur leurs terminaux mobiles…

Cette étude met en exergue une popularité des services de VOD qui ont trouvé leur public en proposant des contenus variés et souvent disponibles en mobilité. L’évolution de l’offre VOD induit un changement dans la façon de regarder la télévision puisqu’aujourd’hui les français passent en moyenne 4,3 heures par semaine à visionner en streaming des séries, programmes ou films télévisés, et ce temps de consommation a doublé depuis 2011. 

Parallèlement à cela, les plateformes UGC (User Generated Content) représentent une part croissante dans les habitudes de consommation vidéo des consommateurs. Ainsi, 6% des Français interrogés regarderaient YouTube pendant trois heures chaque jour. L’importance croissante prise par les plateformes UGC, comme YouTube, a même entraîné un engouement pour les vidéos tutorielles et pédagogiques: les consommateurs français leur consacrent en moyenne 30 minutes par semaine !

Anders Erlandsson, consultant senior à l’observatoire ConsumerLab d’Ericsson, explique : « L’essor continu des services de vidéo à la demande et de contenu généré par les utilisateurs reflète l’importance qu’accordent aujourd’hui les téléspectateurs à trois facteurs spécifiques : la richesse de contenu, la souplesse et la qualité de l’expérience. Créer des modèles économiques innovants qui tiennent compte de ces trois facteurs est aujourd’hui crucial si l’on souhaite développer des offres TV et vidéo attractives. » 

 

D’autres constats du rapport 2015 ConsumerLab d’Ericsson méritent d’être soulignés…

  • Le visionnage compulsif (Binge watching)  fait désormais partie de l’expérience TV et vidéo. Près de 85 % des Français interrogés s’adonnent à cette pratique au moins une fois par semaine en SVOD (Subscription Video On demand), c’est-à-dire en vidéo à la demande payante (Canal+, Netflix,…).

  • Les consommateurs expriment leur difficulté a trouver des programmes attractifs… En effet, la moitié des consommateurs regardant la télévision traditionnelle se plaignent de ne pas trouver de contenu à regarder de manière quotidienne. Ils estiment que les programmes proposés ne sont tout simplement pas assez intelligents ou adaptés à leurs attentes.

  • A offre différente, attitude différente : 15 % des consommateurs français n’ayant jamais pris d’abonnement à la télévision payante, payent aujourd’hui pour des services de contenu over-the- top (OTT).

Pour conclure, malgré l’engouement pour la VOD et SVOD et autres plateformes UGC, la bataille n’est pas encore perdue pour la télévision linéaire: sa popularité reste élevée car elle conserve une image de qualité et représente toujours un moyen d’accès privilégié aux contenus « live », en particulier les évènements sportifs. La télévision traditionnelle parvient encore à se faire vectrice de lien social: souvent perçue comme un moment privilégié de partage familial,  elle se fait aujourd’hui également le support d’échanges communautaire sur les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter…

Articles connexes

Sunny Side of the Doc 2026 – Les conférences qu’il ne fallait pas manquer

Mediakwest était à La Rochelle où se déroulait le Sunny Side of the Doc. Synthèse des conférences qui ont marqué...
© Enora Abry

8 octobre 2026

Les Oscars, six mois suffisent-ils pour convaincre 11 000 votants ?

Qui décroche la statuette dorée au final ? Aux Oscars, la qualité d’un film ne suffit pas à elle seule......
Jérémie Kessler, directeur des affaires européennes et internationales du CNC, et Sébastien Cauchon, expert des campagnes Oscars chez Cinéma Collectors, lors des Assises de l’export de la création cinématographique et audiovisuelle

8 octobre 2026

Vendredi, Maxime Saada expose la stratégie mondiale de Canal+ ; lundi, il alerte sur la TVA…

Agrégation, croissance internationale et financement des contenus : vendredi dernier, au colloque NPA, Maxime Saada a détaillé les priorités de...
Dans une interview enregistrée quelques jours en amont et diffusée le 2 octobre à la Maison de la Chimie, à Paris, lors du colloque « Révolution numérique, Acte II » de NPA Conseil, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a rappelé les évolutions du groupe et sa vision du marché © Canal + / NPA

6 octobre 2026

« Avec “Notre Salut”, nous avons réinventé la manière de produire un film d’époque. »

Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026, « Notre Salut » d’Emmanuel Marre a notamment reçu une mention...
Sandrine Blancke et Swann Arlaud dans le film Notre salut d’Emmanuel Marre, présenté en compétition au Festival de Cannes le 20 mai. © Kidam & Michigan

5 octobre 2026

Dernier numéro

Découvrez toutes les nouveautés

Dernières Vidéos

ST 2110, production logicielle, IA, cloud : Mickaël Casse présente les tendances qui redessinent le broadcast
IA et animation, Aton Soumache livre sa vision sur le plateau SATIS TV
Après le ST 2110, la virtualisation, BOB ouvre un nouveau chantier pour les régies broadcast
Du documentaire animalier aux écrans immersifs : le pari technologique de Saint Thomas Productions

Mediakwest, est le premier magazine « multiscreen » destiné aux professionnels de l’audiovisuel, de la télévision, du broadcast, du cinéma, des nouveaux médias et de l’entertainment.

Accès rapide