Fix Studio : Maya, Flame et Shotgun pour une création en toute liberté

Installée à Clichy dans une ancienne usine, Fix Studio est une société de production et de postproduction spécialisée dans les effets visuels 2D et 3D, l’étalonnage et le mapping. La société utilise les outils Autodesk dans son pipeline de production.
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Benoît Revilliod est superviseur des effets spéciaux 3D chez Fix Studio depuis neuf ans. Il est passionné par l’image, la 3D. Il maîtrise parfaitement le logiciel Autodesk Maya ; il a d’ailleurs, à ce titre, été formateur dans une école. Certains de ses anciens étudiants sont dans son équipe comportant jusqu’à 60 personnes, selon les besoins.

Benoît travaille avec Benjamin Laborde, superviseur des effets spéciaux 2D ; ce « Flame artist » est dans la société depuis deux ans et manage une équipe d’une douzaine de graphistes Flame et Flare.

Marc Bernhart est le directeur technique de Fix Studio depuis sa création il y a plus de 20 ans et gère, avec Nicolas Biardeau, un parc de plus de 400 machines avec la render farm. Fix Studio travaille pour des marques prestigieuses et produit des effets spéciaux dans les univers de la publicité, du long-métrage, de la production digitale et des fictions télévisuelles.

 

 

Un métier jeune fait par des jeunes passionnés par l’image

Fix Studio a su créer les conditions idéales pour que les graphistes se sentent bien et bénéficient d’équipements à la pointe de la technologie dans une ambiance détendue. Benoît Revilliod a créé le service effets spéciaux 3D à son arrivée chez Fix Studio et a introduit Autodesk Maya. Après des études de mathématiques, puis d’arts plastiques et une formation aux métiers de la communication, il est rentré très jeune dans une société d’effets spéciaux et, comme il le dit avec le sourire : « Après, j’étais foutu ! ».

Il existe une formation qui a toujours intéressé Benoît Revilliod, c’est celle proposée par Supinfo Com à Valenciennes. C’est une école supérieure privée d’informatique qui a formé des générations de graphistes. Si Benoît Revilliod ne l’a pas fréquentée comme étudiant, il l’a intégrée comme professeur et y a enseigné Autodesk Maya pendant huit ans. « C’était un honneur pour moi d’être professeur dans cette école », souligne-t-il. Benoît Revilliod a ensuite également enseigné à l’École de l’Image des Gobelins.

Fix Studio a la particularité de faire essentiellement de la publicité, mais aussi des projets spéciaux qui ne sont ni de la publicité ni du cinéma, mais peuvent être une projection sur un bâtiment pour la fête des Lumières ou un gros show pour Adidas…

Benoît Revilliod est relié avec son ordinateur à plus de 300 machines dans la render farm. « Les machines vont de plus en plus vite. Nous nous structurons de mieux en mieux chez Fix Studio et nous sommes ainsi capables d’être de plus en plus rapides », précise-t-il.

 

 

Des films publicitaires avec une multitude d’effets spéciaux 2D et 3D

Benjamin Laborde est convaincu qu’Autodesk Flame est l’outil parfait pour réaliser des effets spéciaux en 2D. Il donne souvent cet exemple : « Il s’agit de faire de l’eau avec du feu. Il faut tordre l’image, se débrouiller pour réussir à faire croire que c’est de l’eau. La façon de faire n’est pas toujours très scientifique, mais adaptée à la mentalité des flamistes. Les machines sont exigeantes, les graphistes le sont encore plus et nous avons su développer des relations privilégiées avec Post Logic pour avoir une méthode de travail reposant sur une véritable relation de confiance. »

Parmi les références de la société, les coups de cœur de Benoît Revilliod vont aux films publicitaires Cartier 1, Cartier 2 et Shalimar de Guerlain, et Benjamin Laborde ajoute le film pour les chaussures Asics.

Les compétences des graphistes 2D et 3D sont très différentes. Le métier de la 3D repose sur la technique, de plus en plus complexe, alors que la 2D doit faire avec la vitesse d’exécution, la qualité du finishing et la pression du client. Un graphiste 2D doit avoir une vision globale et active du projet sur lequel il travaille et, en ce sens, Flame est aujourd’hui le meilleur outil pour fabriquer des images de qualité dans des délais très serrés.

Fix Studio possède 440 machines sous Linux avec la render farm, quelques PC et Mac, 40 licences Maya, 3 licences Flame, 7 licences Flare, 90 licences Shotgun et RV, 1 licence Flame Assist et 1 licence Mudbox pour la modélisation. Le studio utilise Autodesk Maya comme premier logiciel de métier, Autodesk Flame et Flare en outils 2D et un troisième logiciel pour le suivi de la production pour les effets visuels : Autodesk Shotgun.

Ce dernier logiciel est très important pour l’organisation du travail, selon Benoît Revilliod. Il permet à Fix Studio d’avoir un production manager et un tracking manager.

Benoît a utilisé Shotgun pour la première fois il y a huit ans pour un film publicitaire (Asics). Depuis, Autodesk Shotgun est devenu le standard de production manager dans le monde, mais il y a huit ans, c’était novateur. Aujourd’hui, Fix Studio l’utilise également comme un asset manager. Ce logiciel est basé sur l’Internet, c’est une base de données en ligne configurable et modifiable par ses utilisateurs.

Benoît Revilliod explique : « Petit à petit, il est devenu le cœur des notre gestion de fichiers. Cette base de données découpe notre travail et référence aussi l’endroit où celui-ci est placé sur nos disques durs dans le système. Nous avons 1 360 projets rentrés dans Shotgun qui nous permettent de faire du tracking dans ce logiciel. Concrètement, nous allons assigner une tâche à un artiste, les coordinateurs et les postproducteurs vont suivre cette tâche. Les artistes vont “timelogger” et, de ce fait, nous pouvons contrôler la pertinence des devis. Les fiches de paie, les scènes Maya et Flame sont faites à partir de Shotgun. »

 

 

L’état d’esprit des leads Maya et Flame

Benoît Revilliod s’est formé tout seul sur Maya, jour et nuit. Il continue à se former sur la 3D et y consacre une à deux heures par jour. C’est un peu le cas aussi pour Benjamin Laborde sur Flame. Et c’est la même chose pour tous les leads, précise Marc Bernhart.

Benoît Revilliod a recruté chez Fix Studio d’anciens étudiants à lui de Supinfo Com. Il a choisi les plus passionnés car il faut avoir envie de vivre ensemble dans le studio, le critère humain est primordial.

« Shotgun apporte un avantage d’utilisation à Fix Studio », précise Marc Bernhart. Et Benoît Revilliod poursuit : « Notre volonté de nous organiser est le principe de base. C’est cette volonté qui nous permet de mieux utiliser Shotgun, de mieux travailler et de gagner du temps. L’utilisation d’Autodesk Maya nous permet de travailler en collaboration. De plus, il y a un grand nombre d’artistes formés et compétents qui travaillent sur ce logiciel. Et dernier avantage : c’est un logiciel que l’on peut personnaliser. »

Concernant Autodesk Flame, Benjamin Laborde apprécie sa vitesse, son interactivité et son intuitivité. Autodesk a libéré Maya et permet aux utilisateurs de choisir le moteur de rendu. Et l’une des forces de Maya, pour Marc Bernhart, est précisément d’offrir ce choix. Fix Studio a choisi comme moteur de rendu Maxwell Render. Maya est le plus ouvert des logiciels Autodesk, notamment par le choix du moteur de rendu ; et cette ouverture est très appréciée par les graphistes. Il existe même une communauté d’utilisateurs d’Autodesk Maya.

 

 

Post Logic : plus qu’un revendeur, un véritable partenaire

Marc Bernhart a choisi Post Logic en arrivant chez Fix Studio il y a une vingtaine d’années et a tout d’abord signé pour une licence Autodesk Flame. La collaboration n’a fait que se renforcer depuis. Post Logic est le revendeur et surtout le support technique de Fix Studio pour les logiciels Autodesk.

« Nous avons besoin d’un partenaire réactif et intelligent quand il y a un problème. Avoir un revendeur métier aussi pointu que Post Logic est indispensable. Quand il y a une urgence pour finaliser un film sur Flame et que la machine plante, nous avons besoin de solutions rapides et efficaces et c’est là que le rôle du prestataire prend tout son sens », relève Marc Bernhart.

Trois ou quatre fois par an, il se rend aux présentations de logiciels et passe régulièrement chez Post Logic pour étudier les nouvelles versions de logiciels. Marc Bernhart précise qu’il y a un vrai échange avec Post Logic.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #29, p.98/99. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.