Quelques indicateurs sur la santé de la filière cinématographique… (WebTV Stéphane Bedin, Ficam)

La Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (Ficam) est partenaire du festival Films & Companies. Dans ce cadre, nous avons rencontré Stéphane Bedin, son délégué général adjoint, qui s’exprime au sujet du baromètre long métrage des industries du cinéma publié à l’occasion du Festival de Cannes ; il nous livre ainsi quelques indicateurs sur la santé de la filière…
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« À l’occasion du Festival de Cannes, tous les ans, nous publions le baromètre du premier trimestre des industries techniques qui travaillent sur les longs métrages, avec quelques éléments prospectifs sur les cinq premiers mois de l’année. Les tendances sont plutôt positives, avec des signaux qui vont dans le bon sens, puisque nous avons pu estimer un taux de délocalisation à 19%.

 » Pour la première fois, depuis que nous avons mis en place ce baromètre, il y a dix ans, nous passons sous la barre fatidique des 20%, ce qui est appréciable. Nous avons pu constater également, pour les effets visuels, un taux de délocalisation au plus bas, contrairement à ce que nous avions pu observer sur 2016. Le premier trimestre affiche une relocalisation des effets visuels ; cela va dans le sens des mesures mises en place par le CNC pour dynamiser la filière, avec notamment le plan effets visuels.

 » D’autres mesures ont également été mises en place par la région Île-de-France qui a orienté son fonds de soutien vers les films à fort potentiel économique, et notamment les films à forts effets visuels. L’environnement économique est donc plutôt favorable avec des effets visuels utilisés sur des films à venir, comme Gaston Lagaffe, Spirou et Fantasio ou le dernier Belle et Sébastien. Voici donc des signaux plutôt positifs.

 » En ce qui concerne le volume et le financement, nous constatons un léger retrait, de l’ordre de -14%. C’est dû à une année 2016 plutôt bonne, mais nous restons tout de même sur des niveaux budgétaires très corrects, puisque nos atteignons plus de deux cents millions d’euros en cumulé sur les budgets des films.

 » Le crédit d’impôt national, réformé depuis le 1er janvier 2016, commence aujourd’hui à largement porter ses fruits. On peut également se féliciter, même si ce n’est pas dans nos statistiques, de l’évolution du crédit d’impôt international dont le plancher a été rabaissé à 250 000€ depuis le 1er janvier 2017 (contre 1 million d’euros auparavant). Cette mesure permet à des producteurs étrangers de venir tourner en France et de fabriquer leurs films avec des postproducteurs français, comme nous avons pu le voir récemment avec le tournage de Mission Impossible 6. »

« Malgré ces constats largement positifs, il faut rester attentif à ce qui peut se faire dans nos pays voisins en terme d’attractivité, notamment sur la Belgique », souligne Stéphane Bedin qui, dans la suite de son interview, évoque l’implication de la Ficam dans la structuration des prochains dispositifs de soutien des filières techniques portées par le CNC… Il revient également sur l’actualité de la Ficam.

Pour découvrir cet entretien dans son intégralité, regardez la vidéo !

 

La Ficam a depuis publié son « Baromètre long métrage-1er semestre 2017 ». Pour le consulter, cliquer ici