Le numérique, territoire de création (Web TV Mediakwest Gilles Freissinier)

Gilles Freissinier poursuit un premier entretien livré sur les Rencontres Cinématographiques de Dijon organisées par l’Arp. Dans cette seconde interview, le  directeur du développement numérique d’Arte France explique comment son media de service public propose une offre culturelle, une vision différente en s'appuyant sur la création mais aussi les innovations technologiques...
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« Les narrations immersives, réalité virtuelle et puis les autres qui arrivent ou arriveront sont pour nous un prolongement assez naturel de ce qu’a fait Arte depuis 10 ans en s’intéressant aux créations et aux écritures numériques, qu’elles soient interactives ou non. Ces narrations se posent la question de comment nous regardons un programme ou comment nous suivons une histoire qu’elles soient de fiction ou de documentaire sur des écrans qui sont autres que la télévision.   

 

C’est vrai que les autres chaînes de télévision peuvent percevoir la réalité virtuelle comme elles ont perçu finalement le numérique il y a 10 ans, c’est à dire comme un support de rediffusion. Les années 2000 représentaient la Préhistoire du numérique où seule la rediffusion de programme audiovisuel avait une place. Petit à petit, nous avons perçu que nous pouvions créer des contenus soit diffusés sur le numérique et en télévision mais nous pouvions créer aussi différemment avec des codes divers.

Les codes sur Facebook ne sont pas les mêmes qu’Instagram qui ne sont pas les mêmes qu’une chaîne de télévision….Ce qui nous intéresse sur ce sujet est de voir le potentiel créatif de ces technologies et pas de savoir nécessairement quel est le potentiel marketing de ces technologies. Sur les paris que nous prenons, la chance que nous avons c’est que notre mission est justement de faire émerger cette création indépendante innovante européenne et donc de pouvoir s’emparer de ces différentes technologies-là sans forcément avoir la question de la rentabilité économique immédiate. Evidemment, c’est en cela que nous sommes un peu à part et que nous pouvons nous permettre d’innover de cette façon-là. Nous avons toujours quand même en tête les usages.

Nous souhaitons comprendre comment les personnes et les publics vont accéder aux programmes en collant à des usages actuels, en essayant de réfléchir aux usages qui arrivent et la façon dont nous allons pouvoir s’adresser au public avec ces technologies.

Donc, oui, nous sommes un peu à part mais au niveau européen, nous ne sommes pas les seuls. La BBC a développé aussi énormément de projets très innovants en VR. Cela fait partie de la mission de service public de proposer une autre offre diverse, différente de ce qui peut être proposer aujourd’hui par les grandes plateformes qui maîtrisent la distribution des programmes audiovisuels et aussi de la VR. Elles sont légèrement les mêmes, parfois différentes mais Occulus et Facebook sont la même entreprise.     

En tant que media de service public, ce qui nous intéresse c’est de proposer cette offre différente, cette vision française, allemande, européenne et de ne pas attendre uniquement sur notre site que cette offre culturelle s’uniformise. Nous avons vraiment pour mission de proposer une diversité donc nous essayons de s’intéresser à ces différents champs technologiques ».  

 

Dans la seconde partie de l’entretien, Gilles Freissinier revient sur la définition de la terminologie « transmedia » et sur la notion de construction d’univers…

 

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DE SES PROPOS DANS L’INTERVIEW VIDEO…

DÉCOUVREZ AUSSI LA PREMIÈRE PARTIE DE L’ENTRETIEN…


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