Médiamétrie, la mesure d’audience à l’ère du Web 2.0 (1ère partie)

À la naissance de Médiamétrie, la consommation de la télévision passait simplement par le téléviseur, la radio par le poste de radio : c’était il y a 30 ans…
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Publié le 21/01/2016

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À l’époque, pour mesurer les audiences de ces médias, les méthodologies et techniques employées étaient relativement simples. Aujourd’hui, la consommation des médias, qui s’est déployée sur les tablettes, écrans d’ordinateur, smartphones a amplement complexifié la collecte de l’information, son traitement et la restitution des résultats… Au final, si l’on intègre tous les paramètres qui peuvent être mesurés (âge, sexe, CSP, localisation pour ne citer que les plus évidents), le nombre d’informations qui peuvent être prises en compte par le moteur d’analyse Médiamétrie s’élève à 10 289…

« La multiplication des modèles de diffusion, la diversification des écrans et la complexité des modes de consommation actuels nous entraînent à opérer une veille permanente. Nous repérons, au sein des pôles de recherches universitaires ou des start up, des briques technologiques qui nous aident dans notre travail, mais nous devons apporter des adaptations pour les formater aux exigences de la mesure d’audience », souligne Benoît Cassaigne, directeur exécutif au sein de la direction des Mesures d’Audience Médiamétrie.

La juste mesure… Médiamétrie opère ses mesures à partir du panel

Médiamat mis en place en 2008, un panel qui apporte la garantie d’une bonne représentativité, tant sur le plan sociodémographique que sur celui des modes de réception de la télévision et des équipements liés. Mais, au fil du temps, l’offre de mesure évolue avec la prise compte des nouveaux usages : ainsi, la consommation différée est-elle prise en charge depuis 2011 et la catch up, depuis 2014. Et, en avril dernier, Médiamétrie  a même publié les premiers résultats d’une mesure Internet Global 3 écrans. Pour parvenir à ses fins, la société a innové en matière de techniques et de traitements en mobilisant, entre autres, des technologies de type « Big Data » comme Hadoop. Pour anticiper les problématiques et pour détecter des gisements de nouveaux services, Médiamétrie s’est récemment dotée d’un « DataLab », une structure qui intègre des experts mixant des profils à la fois statisticiens et informaticiens. Ces ressources humaines, baptisées « Data Scientists », sont chargées d’anticiper les évolutions sur 3 ans. Le DataLab, lancé il y a 18 mois, joue un rôle d’éclaireur et de prescripteur…

 

Dans les coulisses de la mesure d’audience…

Dans les années 2000, Médiamétrie a décidé de s’affranchir d’une mesure basée sur les réseaux de diffusion et s’est techniquement rapprochée des programmes audiovisuels en s’appuyant sur le watermarking* et le fingerprinting* audio, deux technologies qui reposent sur une identification acoustique.

Dans le cas du fingerprinting, l’empreinte du programme est comparée à une base de données de référence. Pour le watermarking, le signal audio original transporte, de manière imperceptible pour le consommateur, la marque qui permettra de l’identifier. C’est cette seconde solution qui est à l’œuvre depuis 2008 pour la production du Médiamat quotidien des chaînes souscriptrices en France.

Le deuxième univers exploré par Médiamétrie pour recueillir des données est celui de l’informatique. Dans la mesure où de plus en plus de médias sont consommés par Internet, via des box ou des routeurs, la captation et la transmission de l’usage média d’un individu ou d’un foyer via ces boîtiers devient incontournable…

Médiamétrie met aussi actuellement au point un nouveau process qui suscite un intérêt sur le plan international : l’audimétrie portée ou AIP. Un audimètre miniature, transporté par le panéliste, capte ses contacts avec les marques médias en toute circonstance. Le dispositif présente, entre autres, l’avantage d’une prise en compte de la consommation hors domicile et tout écran. Une première vague d’expérimentation s’est tenue fin 2013 et un nouveau pilote est actuellement en cours. Son objectif sera de valider la technologie utilisée (watermarking 2.0 / SNAP), d’approfondir la connaissance de la participation des panélistes, d’affiner la compréhension des comportements d’écoute de la radio, et d’explorer les bénéfices pour la télévision.

 

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