La saga Thomas Pesquet racontée par P-E Le Goff (WebTV Satis)

Pierre-Emmanuel Le Goff est l’heureux réalisateur et producteur de la « saga » multiformat tournée autour de l’expédition spatiale de Thomas Pesquet. Laquelle a été déclinée en un long métrage documentaire, 16 levers de soleil actuellement sur les écrans, en deux formats TV, en un film grand format et une double expérience VR... 
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Pierre-Emmanuel était sur notre plateau WebTV du Satis 2018 où il a retracé la genèse du projet sur lequel il s’est engagé corps et âme, en développant même des moyens techniques sur mesure.

 

« Notre aventure spatiale a débuté avec un documentaire sur un astronaute allemand. Alors que nous étions en postproduction, nous avons appris qu’un Français du nom de Thomas Pesquet allait partir dans l’espace. À ce moment-là, nous l’avons contacté et présenté notre film qui s’appelait Gravité Zéro. Nous lui avons expliqué que nous voulions faire plusieurs formats autour de sa mission, non seulement un format télé (en fait on en a fait deux : une partie entraînement et une partie mission espace), mais aussi d’autres déclinaisons : écran géant, planétarium, réalité virtuelle, etc. Le tout s’est fait avec beaucoup d’implication de la part de Thomas puisque, malheureusement, je n’avais pas la possibilité de tourner dans l’espace… C’est donc Thomas Pesquet qui a pris le relais à un moment donné, quand il était lui-même dans la station spatiale internationale. Nous l’avions formé à l’usage d’une caméra pour qu’il puisse à la fois filmer ses coéquipiers et se filmer lui-même. »

 

Les différents formats n’étaient pas prévus dans le projet initial qui remonte à trois ans, nous explique Pierre-Emmanuel Le Goff : « Concrètement, la base était pensée pour le format long métrage, mais pour des questions de financement, nous avons aussi dû l’orienter télé… Et puis nous avons découvert qu’il y avait des optiques fish-eye dans la station spatiale ce qui nous ouvrait des possibilités pour un format planétarium… Et parce que nous avions travaillé sur ce format hémisphérique, nous nous sommes demandé pourquoi ne pas aller jusqu’au bout avec la VR qui était en train de se développer. Et c’est ainsi que nous en sommes arrivés à produire un format en réalité virtuelle, en 360. »

 

La partie 2 de ce film intitulé Dans la peau de Thomas Pesquet, coréalisé avec Jürgen Hansen, a obtenu le Prix coup de cœur du jury lors du 360 Film Festival 2018 qui s’est déroulé dans le cadre du Satis. « Consacrée à l’entraînement, la première partie est aussi pertinente à traiter en 360. Il y a notamment un entraînement en réalité virtuelle que fait Thomas, donc une sorte de mise en abîme. Un autre entraînement a eu lieu en piscine, dans un univers aquatique où le 360 est parfaitement justifié. La deuxième partie est vraiment consacrée à la partie spatiale de la mission de Thomas. On décolle avec lui depuis Baïkonour. On découvre un peu la vie au quotidien dans la station spatiale, on termine par une sortie extravéhiculaire et un voyage dans le cosmos. Et je ne raconte pas la fin… ».

 

Accompagner un astronaute dans l’espace était déjà en soi un défi, mais se confronter à la VR alors même que la technique n’est pas encore très industrialisée compliquait plus encore les choses… « Notre envie n’était pas tant de nous confronter à une difficulté, mais à une nouvelle forme de narration qui nous semblait particulièrement adaptée à l’univers spatial. Il y a très peu de Français à partir dans l’espace, si nous ne saisissions pas cette opportunité, nous risquions d’attendre un long moment avant de pouvoir filmer en 360 dans l’espace. Nous nous sommes effectivement mis un peu la pression, surtout que l’écosystème n’était pas encore complétement mûr, les modes de production et les systèmes de tournage pas complètement développés. Le galop d’essai était assez complexe à assumer, mais nous y sommes parvenus. Finalement, nous avons été rejoints dans l’aventure par France Télévisions. Nous sommes très contents d’avoir relevé ce défi, même si c’était très compliqué effectivement. »

 

Pierre-Emmanuel Le Goff entre ensuite dans le détail des moyens techniques pratiquement créés sur mesure pour l’occasion. À découvrir en vidéo à partir de la quatrième minute…

 

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Le SATIS, en bref 

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