Micro Salon 2016 – Balade autour des caméras et des optiques

La 16e édition du Micro Salon AFC, l’un des événements du Paris Images Trade Show, a occupé quatre niveaux de La Fémis, accueilli 56 fabricants ou prestataires de l’image et du son et quelque 2700 visiteurs. Chaque année, les techniciens en profitent pour découvrir les nouveaux jouets techniques à leur disposition dans une ambiance joyeuse et amicale. Le présent compte rendu des nouveautés, innovations et outils utiles, voire indispensables, est paru dans le magazine Mediakwest #16 (1). Nous le reproduisons en deux parties : prise de vues, machinerie ci-après, de Airstar à XD Motion, et, dans quelques jours, l’audio...
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AIRSTAR

Le spécialiste du ballon lumineux, du réflecteur volant et de dirigeables en tout genre, n’exposait que peu de ses nombreux outils. L’attention était portée sur un éclairage tungstène de petite taille, donc facile à déplacer. L’utilisation du PAD privilégie la proximité directe avec les acteurs en face ou en top pour des scènes de champ contre champ, par exemple. La gamme PAD s’exploite aussi bien dans les décors naturels qu’en studio. Ses éclairages sont gonflés à l’air ou à l’hélium. Ils disposent d’un réflecteur intégré, de mousseline super diffusante et de pendrillons pour un rendu avec une lumière douce et diffuse.

 

ANGÉNIEUX

Le fabricant a démontré l’ergonomie et la polyvalence de ses zooms. Ses zooms compacts anamorphiques Optimo 56-152 A2S T4 et Optimo 30-72 A2S étaient respectivement montés sur caméra Alexa mini et Varicam 4K. sur la Varicam 4K. Du côté des optiques sphériques, l’Optimo Style 25-250mm T3.5 était monté sur la Dragon 6K. L’Optimo Style 30-76mmT2.8 équipé d’un ASU (Angénieux Servo Unit)- destiné à la motorisation des fonctions de zoom, de point, et d’ouverture – était quant à lui présenté sur la Varicam 4K. Jolie combinaison d’un zoom lumineux avec une caméra très sensible.  Sur le stand d’ACS, un zoom compact Angénieux était embarqué sur un drone Shotover U1.

 

ARRI

Transvidéo et Arri, en collaboration, ont mis au point une version du moniteur Starlite qui communique avec la Mini et l’Amira. L’écran tactile reprend les mêmes boutons utilisateur que ceux de la caméra ; ils pourraient être différents dans le futur. De l’écran, il est possible de modifier l’obturateur, la vitesse, la sensibilité et la température de couleur de la caméra. L’écran permet aussi la relecture, le déclenchement et l’arrêt de l’enregistrement. Le boîtier de télécommande des objectifs WCU4 (Wireless Compact Unit) est maintenant compatible avec la Mini grâce à l’antenne intégrée sur la caméra. Le WCU4 permet aussi de contrôler les paramètres de la caméra. Les moteurs de commande des objectifs sont plus petits et peuvent se monter en série.

Du côté des optiques, Arri présentait le zoom anamorphique 19 mm/36 mm T4.2, un vrai grand angle qui ne déforme pas. Toujours sur ce chapitre, Arri a mis au point des lentilles anamorphiques qui augmentent le flare des optiques (Anamorphic Flare Lenses). En atelier, on remplace soit la lentille avant de l’optique, soit la lentille arrière, soit les deux en fonction de l’effet recherché pour créer du flare. Ce sont des lentilles sans couche de traitement anti-reflet. L’Amira est maintenant dotée de l’option multicam. Cette dernière fonctionne avec le protocole du RCP de Sony. Corolaire : l’enregistrement en Mpeg-2 50 Mbs pour les fichiers légers de télévision est disponible. Grâce à un nouveau software, il sera possible d’utiliser des optiques 16 mm sur l’Amira et l’Alexa en croppant dans le capteur. À l’opposé, l’Alexa 65 reçoit des optiques Hasselblad neuves. Les objectifs de l’Arri 765 et les objectifs 70 mm Panavision sont aussi compatibles.

Codex a mis au point le Codex Live, une solution d’étalonnage sur le plateau. Il en existe deux versions software et hardware, le Vault Platform software que l’on peut installer sur un Mac ou un Codex. Le Vault S est la solution hardware ainsi que le Vault XL, encore plus puissant. Ce dernier est conçu pour le traitement des images de l’Alexa 65. Toutes ces solutions permettent d’éditer des daylies, d’étalonner, d’archiver et de faire des LTO.

 

(Nous reviendrons prochainement sur l’actualité de ces 2 constructeurs suite à l’actualité du NAB. Arri vient notamment de sortir 2 nouvelles optiques Master Anamorphic)

 

BE4POST

L’entreprise (dont RVZ est actionnaire) intervient sur la sécurisation des rushes sur les tournages, la postproduction et l’étalonnage. Le siège va prochainement quitter les locaux de Malakoff pour rejoindre un nouvel espace situé à Ivry-Sur-Seine. À cette occasion, c’est une zone collaborative qui va être mise en place. L’idée est de mettre à disposition des bureaux et des machines de postproduction et d’étalonnage à des techniciens qui veulent sortir de leur isolement, et échanger avec d’autres qui, comme eux, travaillent en indépendants.

Be4prod est habitué à proposer des outils pour une exploitation sur sites à l’occasion des tournages, comme la station Data Manager qui fonctionne en 12V, ou encore le système DIT pour la relecture des rushes Raw ou l’étalonnage en direct. Dans le même état d’esprit de mobilité, la société met à disposition de ses clients le DIT Van, un véhicule utilitaire aménagé qui intègre l’ensemble des outils de sécurisation, de création des dailies, d’étalonnage, de contrôle des fichiers et de prévisualisation des effets spéciaux. Le stand Be4post accueillait également un représentant de Skydrone, ainsi que Foolcolor, développeur de l’application iPad et iPhone qui confère le contrôle complet des caméras Red et de leurs optiques carrossées.

 

CARTONI FRANCE

Cartoni France présentait en première mondiale sa nouvelle tête Lambda 25. Il s’agit d’un outil qui reprend un grand nombre des caractéristiques de la fameuse tête Lambda, dans un format plus compact et léger, pour une exploitation avec des caméras pesant moins de 25 kg. La société communiquait largement sur la distribution exclusive de la marque Noga (pionnière sur les bras magiques) et de sa gamme de produits Quick Release. Étaient également exposés sur le stand Cartoni le steadicam M-One, la veste de portage pour nacelle gyrostabilisée Ready Rig ou encore le système vidéo HF longue distance VTQ. Ce dernier a une portée qui peut atteindre 1 000 m avec de simples antennes souples sur l’émetteur. Le récepteur bénéficie de deux canaux.

 

CINESYL

Le loueur d’outils de machinerie intègre en mars 2016 ses nouveaux locaux situés à Aubervilliers. En plus de ses services habituels, Cinesyl dispose d’une quinzaine de bureaux de production pour la préparation de tournages, et d’un espace dédié aux costumes. En ce qui concerne la machinerie à proprement parler, le public pouvait accéder à la nouvelle tête Mo-Sys L40 avec son option « Back Pan », pouvant supporter jusqu’à 40 kg environ. La tête ne pèse que 18 kg, soit 9 kg de moins que la Lambda. Elle peut sortir en location sans opérateur spécialisé tant les machinistes connaissent déjà son maniement, qui est identique à celui de la Mo-Sys Lambda. Une nouvelle Dolly vient compléter l’offre de Cynesil, avec un modèle plus puissant qui permet de porter un opérateur et du matériel plus lourd. Enfin, le loueur propose un système exclusif pour rigidifier les Sliders Cinesyl montés sur les Dollies F2 et Graphite.

 

CW-SONDEROPTIC-LEICA

Les optiques Summilux-C de chez Leica ont toutes une ouverture de focale de diaphragme T1.4. La gamme d’objectifs est très complète puisqu’elle comprend des focales de : 16 mm, 18 mm, 21 mm, 25 mm, 29 mm, 35 mm, 40 mm, 50 mm, 65 mm, 75 mm, 100 mm et 135 mm. Toutes les optiques sont carrossées de la même façon et pèsent quasiment le même poids, ce qui affranchit du rééquilibrage de la caméra au moment du changement d’objectif. Cela s’avère bien utile sur nombre de supports de machinerie comme les steadicams, les drones, les movies, les grues… Autre avantage ergonomique certain : la course de la bague de mise au point est exactement la même sur toutes les focales excepté sur le 135 mm. La mise au point minimum est de 1’ pour les 21 et 25 mm, de 1’2 pour les 16, 18 et 35 mm et 1’6 pour le 29 mm. La bague de diaphragme est dotée d’une position de fermeture complète, ce qui facilite l’opération de balance des noirs et peut éventuellement servir à un fondu au noir en direct.

Il était aussi possible d’apprécier les caractéristiques optiques de ces objectifs : ils sont construits pour donner un rendu optimum entre T1.4 et T2.8. Le 16 mm déforme peu, les flares sont en étoile ; le 135 mm est très piqué mais conserve une douceur sur la peau et le modelé des visages, le bokeh est rond avec des flous très doux, y compris sur le 16 mm. On peut ajouter que l’illumination est homogène d’un bord à l’autre de l’image.

Par ailleurs, Leica présentait son appareil DSLR, le Leica SL. Il est équipé d’un capteur 24 x 36 (résolution 6 000 x 4 000 24 MP) et en mode APS-C (résolution 3 936 x 2 624 10 MP) et d’une monture PL, ce qui permet d’utiliser les objectifs Summilux ou Summicron. La balance des blancs peut être soit automatique, soit choisie en préréglage. Du fait de l’utilisation des objectifs cinéma – Summilux-C et Summicron-C – le réglage de l’ouverture de diaphragme et la mise au point sont manuels et s’effectuent directement sur l’optique. Cet appareil est, bien sûr, doté d’un écran au dos, mais si l’on approche l’œil du viseur, il passe automatiquement en mode visée. La sensibilité s’étage de 50 à 50 000 Iso. L’enregistrement se fait sur carte SD ou sur un module externe via la prise HDMI. À 24 i/s en 4K, 25 et 30 i/s en UHD, 24, 25, 30, 50, 60, 100 et 120 en HD ou en 720 en MP4 et .MOV. Sur la carte SD, l’encodage est en 4.2.0 8 bits et sur la sortie HDMI en 4.2.2 10 bits. On peut aussi appliquer la courbe L Log aux images enregistrées. En outre, il possède un micro intégré ainsi qu’une entrée et sortie audio.

 

EMIT

Emit présentait l’Expander de chez IBE Optics, lentille additionnelle qui se fixe à l’arrière d’un objectif pour augmenter sa couverture du capteur et permettre ainsi d’adapter des optiques S35 mm sur des capteurs 6K, par exemple. Le traitement particulier de la lentille corrige les aberrations géométriques sur les bords ainsi que les aberrations chromatiques. Le Weave One de chez Betz Tools permet de garder l’horizon en permanence sur un steadicam grâce à son système sur berceau préréglé. Il suffit de le calibrer. Il pèse 1,5 kg. La nouvelle tête Rondford Atlas 04 peut supporter 40 kg et en pèse 7.

 

FUJIFILM

Fujifilm présentait sa gamme de zooms Fujinon HK 4K+ Premier Series en monture PL. Ce sont des zooms dotés d’une grande ouverture de diaphragme avec un grand rapport de focales. Ces quatre zooms couvrent, à eux seuls, une gamme qui va du 14,5 mm au 400 mm. Le premier est un 14,5 mm/45 mm à ouverture constante T2 ; le second un 18 mm/85 mm à ouverture constante T2 ; le troisième un 24 mm/280 mm à ouverture constante T 2.6 et, enfin ; le quatrième un 75 mm/400 mm à ouverture T 2.8 jusqu’au 290 mm, T3.8 au-delà.

À cette première série, s’ajoute la gamme Cabrio dotée d’une motorisation amovible. Cette dernière est encodée en 16 bits, ce qui permet de faire du motion capture et du motion control. Ce sont de vrais zooms de cinéma légers et compacts. Ils ouvrent à T2.9 ; conséquence, leur lentille frontale est plus petite afin de permettre de conserver un encombrement et un poids moindres. Au Micro Salon, il était possible d’apprécier le 25 mm/300 mm ouverture T3.5 jusqu’au 273 mm et T3.85 au-delà. Trois autres zooms l’accompagnent : un 14 mm/35 mm T2.9, un 19 mm/90 mm T2.9, ainsi qu’un 85 mm/300 mm T2.9 jusqu’au 218 mm et T4 au-delà.

 

HD SYSTEMS

Sur le stand HD Systems, trônait une solution très élaborée d’aide à la mise au point conçue par la société californienne Preston Cinema Systems. Le Light Ranger 2 mesure les distances sur seize niveaux de points. En mode focus manuel, une interface affichée sur un écran déporté permet de visualiser sous forme de rectangles chaque mesure de point effectuée. En mode autofocus, un rectangle rouge apparaît au centre du moniteur, afin de définir la zone de mise au point. Cette dernière peut être déplacée à souhait horizontalement ou verticalement. L’unité MDR-3, qui commande les moteurs électriques, peut prendre en charge jusqu’à trois reports. Dans cette configuration, la mise au point, mais aussi l’iris et le zoom, peuvent être contrôlés.

 

LCA

Devenu membre de l’AFC à la fin de l’année 2015, le fabricant d’éclairages britannique LCA (Lights, Camera, Action) effectuait sa première participation au Micro Salon. Parmi les produits présentés, on retrouvait : la gamme Cineo Lighting, avec notamment le HS2, récompensé par le « Best at Show Award » lors de sa sortie officielle durant le dernier IBC ; ou encore, le Cineo Matchbox dans le domaine de l’éclairage portable télécommandé, au phosphore différé. Mais notre attention s’est en particulier focalisée sur deux produits :
– le Matrix Led à cinq couleurs ; chaque module assemblable (40 x 160 mm) est graduable sans battement avec un contrôle à distance, sans fil, par l’intermédiaire de la puce LumenRadio.
– le Versatile est, lui, un panneau Led bicolore (60 x 60) ultra fin de 1,7 cm d’épaisseur seulement ! Il est composé d’une dalle à éclairage périphérique produisant une lumière extrêmement douce avec un important arc de contrôle de l’intensité.

 

PANASONIC

La marque présentait les améliorations de la Varicam 35 4K, notamment le câble d’extension qui permet de déporter l’enregistreur Codex Raw de la caméra (Raw 4K non compressé, 1,3 To/h, jusqu’à 120 i/s). Sur le stand, la Varicam était équipée d’un zoom anamorphique T4. Or, la sensibilité native de 500 Iso de la caméra permet ainsi de compenser la faible luminosité du zoom et de gagner T2, 2/3, par rapport à une sensibilité courante de 800 Iso. C’était à quelques jours du lancement de la Varicam LT à Barcelone.

Dans un autre registre, la DVX 200 était présente ; elle est dotée d’un capteur micro 4/3 en 4K (à 17 mm x 9 mm, rapport 16/9). Elle peut enregistrer jusqu’à 50P ; avec la courbe Vlog, sa latitude d’exposition est portée à douze diaphragmes. L’enregistrement est en H264, en .MOV, ou en MP4 à 150 Mbs en 4.2.0 8 bits en interne ou en 4.2.2 10 bits sur un enregistreur externe via la prise HDMI. Elle comprend un zoom intégré 13x, stabilisé, mode macro avec une correction des aberrations chromatiques, mis au point par Leica. Et pour regarder toutes ces images : un magnifique moniteur 4K.

 

PANAVISION

Panavision présentait ses optiques Primo 70 mm montées sur la caméra Sony F65. Panavision France a développé cette modification avec le support de Sony. Tout l’avant de la caméra a été reconstruit par Panavision. Sony a mis au point un software spécifique. Pour la première fois, on découvre les vraies capacités de la Sony F65, les optiques 70 mm permettant de bénéficier pleinement de la définition en 8K du capteur. À l’inverse des idées reçues, cette surdéfinition n’engendre pas un contraste plus grand, mais crée un relief et une profondeur nouvelle dans l’image. Cerise sur le gâteau, la caméra est sortie amincie de plusieurs centimètres et allégée d’un kilo, suite à cette modification.

Panavision a modifié et perfectionné l’accessoirisation de la Red Weapon en partenariat avec Red, via un échange de protocoles et de validations. Les accessoires sont complètement intégrés à la caméra ; des sorties d’alimentation en 5 volts et en 12 volts, d’autres sorties HD/SDI, Time Code, Audio, Marche/Arrêt, de contrôle, ont été ajoutées. Ces sorties sont assignables via le menu de la caméra. Les optiques Primo 70 mm peuvent aussi être montées sur la Red Weapon. Ces dernières ont l’avantage de couvrir tous les formats et tous les capteurs présents et futurs de la caméra. Panavision propose aussi le nouveau viseur Red Oled. Ainsi équipée, la caméra gagne en compacité. Les optiques Primo 70 mm comprennent les focales suivantes : 27 mm, 35 mm, 40 mm, 50 mm, 65 mm, 80 mm, 100 mm, 125 mm, 150 mm à T2 et 200 mm, 250 mm à T2.8. Les zooms : 28/80 mm T3, 70/185 mmT3.5, 200/400 mm T4.5. Elles sont complétées d’un 14 mm et d’un 24 mm T2 série 70 mm.

Du côté de la machinerie, Panavision présentait l’Ultihead. Il s’agit d’une tête télécommandée qui peut être utilisée en motion control sur six, voire dix axes, y compris les moteurs Preston de l’optique. Les axes peuvent être ajoutés un par un. Pour cadrer, il est possible d’utiliser au choix : des manivelles, un manche, un joystick, une configuration élargie ou resserrée de la tête pour diminuer son encombrement. La rotation, les butées, les commandes sont paramétrables en vitesse et en amplitude. Un slider fabriqué par Panavision France était aussi présenté. Sa longueur est ajustable de 75 cm à 4 m et toute une gamme d’accessoires vient le compléter. Il a été pensé pour une maintenance et une mise en place rapide et fiable.

Du côté de la lumière, Panavision Panalux présentait le Tektile 2, un panneau Led dont l’intensité et la température de couleur sont variables. Ce sont des projecteurs légers que l’on peut éventuellement grouper par quatre sur une lyre et ainsi obtenir un panneau de 120 cm x 120 cm. Le Flexlight, présenté également, est un panneau pliable constitué de réglettes en Led bicolores en 24 V disposées les unes à côté des autres et cousues dans une enveloppe textile. Il est doté d’un émetteur HF et d’une télécommande pour le piloter en intensité et en température de couleur. Deux panneaux peuvent être pilotés sur une même commande et sont de ce fait synchronisés. La valise Vizilink Wireless permet de gérer plusieurs équipements sans fil Panalux sur une console en wi-fi.

 

RVZ

RVZ présentait une version accessoirisée de la Red Weapon avec des poignées plus courtes qui permettent de monter une batterie V Lock et un support de tiges 15 mm qui permet de monter des moteurs et un écran. Le but est de rendre la Weapon plus ergonomique, avec aussi des brackets supports pour fixer des accessoires. Une plaque sur le côté comprend une distribution d’alimentation de courant et des rosettes Arri pour fixer des poignées. C’est une configuration modulable, avec plusieurs points de montage, qui évite l’utilisation de bras magiques. Pour les tournages sous-marins, RVZ propose le caisson Nauticam, spécialement conçu pour la Red Weapon. Afin de réduire l’encombrement à l’intérieur du caisson, RVZ offre la possibilité de monter des optiques photos qui couvrent le format Vistavision, et ce en prévision du futur capteur 8K de la Red Weapon. Les reports de commandes à l’extérieur du caisson sont très bien pensés. Ce dernier peut être immergé jusqu’à 80 m.

RVZ propose une optique GDU couplée au système Foolcontrol développé par Mikael Lubtchansky. Il s’agit d’une focale 24 mm Canon Pancake en monture Canon électronique qui ouvre à 2.8. Les moteurs de point et de diaphragme sont intégrés dans la carrosserie de l’optique. Ces derniers sont pilotés par de petites molettes RTMotion reliées à la caméra par un boîtier (latitude) qui en lit les valeurs et les renvoie dans la caméra. Grâce à l’application Foolcontrol, il devient possible de piloter en wi-fi la mise au point, l’ouverture de diaphragme, les courbes, la colorimétrie, la relecture, l’enregistrement, les métadonnées et les menus de la caméra. Cette application est soutenue et mise en avant par Red sur les salons.

 

TRANSPAGRIP

Transpagrip présentait la nouvelle Dolly Hybrid Chapman IV qui peut tourner sur elle-même. Elle supporte une lourde charge en bout de bras comme un aérocrane ou un cadreur avec la caméra. Les nouveaux planchers et accessoires sont plus rapides à installer et plus confortables pour la prise de vues. La Peepod HD 500 et la Gizmo gyro assistée sont des têtes motorisées permettant un travail à distance, sur une grue par exemple. Le poste de commande est pilotable avec un joystick pan bar ou une manivelle. La E Dolly, voiture à propulsion électrique, peut embarquer jusqu’à 4/5 personnes, vitesse maximum : 45 km/h. Elle est équipée de plateaux standard, de sièges, de supports anti vibratoires, tout est modulable. Tous les types de supports de caméra peuvent être embarqués, même un opérateur avec un exosquelette qui peut ainsi descendre de la machine et continuer le plan à pied. 

 

TRANSVIDEO

Transvidéo présentait le Starlite RF, petit moniteur (1280 x 720) 5 pouces Oled et surtout HF grâce à une liaison Titan HD2 3G qui garantit la robustesse des liens HF avec une portée de 200 m. Cela en fait un outil très utile pour les prises de vues effectuées avec des drones. Le Stargate FHD, moniteur 7 pouces HD, compatible avec le Rec 20/20 permet d’enregistrer sur cartes SD en H264, 1920X1080 en 4.2.2 10 bits. Il peut recevoir des Lut 3D via une prise USB ou la carte SD. Le CinéMultiTrack, système de mesure de la distance qui sépare la caméra du sujet, permet maintenant de mesurer la distance entre plusieurs cibles (tags) disposées dans l’espace du plan et l’unité centrale. Ainsi, il est possible d’effectuer trois mesures simultanées en temps réel sans forcément mettre la caméra dans l’axe du tag. Cet appareil est compatible avec le Cinétape. Via l’interface sur l’écran, on peut choisir l’objet sur lequel faire le point. Le but est d’arriver rapidement à estimer une distance proche et d’affiner plus vite à la main. L’écran affiche un bargraphe avec les mêmes indications de distance que l’objectif. Le système est compatible avec les outils Preston et Arri LCS et Arri LDS.

 

TSF

 Machinerie

– La Dolly Cobra Chapman, petite Dolly, encombrement faible, la colonne centrale télescopique est équilibrée à l’azote et permet des mouvements de montée et de descente souples et silencieux.
– Base triangle Boggie Skate pour rails droits et courbes sur lequel on peut fixer un bazooka pneumatique.
– Tête Talon deux axes, tête télécommandée en L sur deux axes. Elle est fournie sans technicien. Le machiniste est formé chez TSF pour apprendre son fonctionnement. Elle a l’avantage d’être légère.
– Tête Cartoni Lambda 25 V. C’est une tête équivalente à la Rondford F7 MKIV. Elle offre la possibilité d’affiner tous les réglages de hauteur, ce qui rend l’équilibrage plus facile.

Optiques

Optiques anamorphiques proposées dorénavant à la location :
– les zooms anamorphiques Angénieux 30/72 mm T4 et 56/152 mm T4,
– la série Cooke anamorphique qui comprend les focales suivantes : 25 mm T2.3, 32 mm T2.3, 40 mm T2.3, 50 mm T2.3, 65 mm T2.6, 75 mm T2.3, 100 mm T2.3, 135 mm T2.3,
– la série Scorpio anamorphique qui comprend les focales suivantes : 35 mm T2.3, 40 mm T2.3, 50 mm T2.3, 75 mm T2.3, 100 mm T2.3.

Optiques sphériques, on note la remise au goût du jour d’optiques anciennes :
– une série Cooke S3 entièrement recarrossée (la course de la bague de point est maintenant convenable) qui comprend les focales suivantes : 18 mm T2.2, 25 mm T2.2, 32 mm T2.2, 40 mm T2.3, 50 mm T2.3, 75 mm T2.3, 100 mm T2.8,
– chez Schneider, la série Ciné Xenon (série vintage recarrossée de manière plus compacte) et la série Ciné-Xenar Mark III nouvelle venue,
– la série Ciné Xenon qui comprend les focales suivantes : 18 mm T2.2, 25 mm T2.2, 35 mm T2.1, 50 mm T2, 75 mm T2, 95 mm T2, 100 mm T2,
– la série Ciné-Xenar Mark III qui comprend les focales suivantes : 18 mm T2.2, 25 mm T2.2, 35 mm T2.1, 50 mm T2, 75 mm T2, 95 mm T2,
– la série Kowa Prominar recarrossée qui comprend les focales suivantes : 15 mm T4, 20 mm T2.6, 25 mm T2.3, 32 mm T2.3, 40 mm T2.3, 50 mm T2.3, 75 mm T2.3, 100 mm T2.6.
Mais on trouve aussi des zooms plus modernes comme le 85/300 mm Cabrio de chez Fujinon (cf caractéristique au chapitre Fuji) ou le zoom 30/300 mm de chez Canon T2.9.

Caméras

Du côté des caméras, TSF propose à la location la Red Weapon Carbon avec son capteur 6K et la possibilité d’enregistrer maintenant en ProRès 4.4.4 ou 4.2.2. On trouve encore l’Action Cam Codex, un enregistreur Codex qui est capable de gérer deux caméras à la fois pour des prises de vues en relief, par exemple, en Raw 12 bits. Les deux caméras sont petites et peu encombrantes. Elles sont dotées d’un monocapteur CCD 2/3 pouce en 1 920 x 1 080, avec une sensibilité native de 200 Iso et reçoivent des optiques S16 mm en monture PL.

 

VANTAGE PARIS

La filiale française de location et de distribution des différentes gammes des objectifs Vantage n’avait pas lésiné sur le nombre de produits présentés au public. Outre la gamme anamorphique Hawk (focales fixes de 25 à 350 mm) ou les objectifs sphériques Vantage One T1, l’actualité avait des goûts de revival avec la ré-exploitation des optiques très haut de gamme Kinoptik. Les magnifiques « cailloux » retenus étaient produits dans les années 1950. Il n’en reste que très peu aujourd’hui. Des images récentes tournées en numérique avec ces objectifs fixes (de 18 à 150 mm) via des adaptateurs de montures étaient diffusées au public. Vantage annonce également la location et la commercialisation de toute une gamme d’optiques pour la caméra Alexa 65, dont une trentaine d’unités seulement circule dans le monde. Ces objectifs anamorphiques seront l’an prochain au nombre de onze, du 40 au 280 mm.

 

XD MOTION

XD Motion, dont l’activité se partage entre la prise de vues pour le cinéma et les événements sportifs ou concerts, a déployé pour la première fois au Stade de France, le X fly 3D lors du match de rugby France-Irlande comptant pour le Tournoi des six nations. Fred Godard, à la réalisation, a beaucoup utilisé les plans en Live et en replay.  Le responsable de la sécurité du Stade de France a apprécié la discrétion et la fiabilité du système. En effet, toutes les lignes sont doublées, et les moteurs sont compacts.  On sait à quel point le Stade de France est attentif à tout ce qui concerne les normes de sécurité, redoublant de vigilance en présence de public. La vidéo et le painting passaient dans les fibres optiques incluses dans les lignes. Ont été utilisés la tête gyro stabilisée Flight head mini, une caméra Sony P1 et une optique grand angle.

Par ailleurs, XD motion participe au tournage du nouveau film réalisé par Luc Besson, dans les studios de la Cité du Cinéma, la superproduction Valérian qui sortira en juillet 2017. Le système X fly 3D a été installé au studio 5, le grand plateau de 2 000 m2. Les quatre moteurs du X fly 3D ont été placés aux quatre angles du studio. La hauteur des Spacelight sous le grill étant à 11 m, il a été possible de voler à 7 m. La vitesse de déplacement était de 6 m/s en 3 D. La principale difficulté était de transmettre dans les fibres optiques la liaison entre la tête et le corps de la caméra pour préserver un enregistrement Raw. Les lignes fibres de 4 mm supportant la dolly caméra sont invisibles sur le fond bleu et ne nécessitent pas d’effacement en postproduction.

 

(1) Extrait de notre article paru en intégralité, pour la première fois, dans Mediakwest #16, pp 20-32. Abonnez-vous à Mediakwest (5 nos/an + 1 Hors série « Guide du tournage) pour recevoir, dès leur sortie, nos articles dans leur totalité.

 


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 10 septembre 2020