Balade au Micro Salon AFC 2019 (Partie 2)

Cinquante-neuf membres associés AFC, huit partenaires son AFSI et six invités ont donné rendez-vous à quelque 2 450 visiteurs uniques venus parcourir les allées de la dix-neuvième édition du Micro Salon AFC qui s’est tenue au Parc floral de Paris les 8 et 9 février. Suite et fin des nouveautés retenues par notre rédaction.
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MICROFILMS

Microfilms est une société trentenaire spécialisée dans la machinerie depuis vingt ans. Elle conçoit intégralement les machines qu’elle fabrique et loue. « Notre grande force c’est que tous les produits que nous exploitons sont les nôtres, nous les connaissons parfaitement et pouvons les faire évoluer très rapidement par rapport aux demandes des clients. On peut les modifier mécaniquement ou faire un add-on pour ajouter une fonction. » La moitié de l’équipe de Microfilms s’occupe des prestations, de la location et du support (pour les machines vendues à l’étranger).

En France, Microfilms propose en location à ses clients les derniers produits, les dernières évolutions. L’autre moitié de l’équipe s’occupe donc du développement et de la fabrication avec deux ingénieurs mécaniciens, deux ingénieurs électroniciens et un informaticien. « On maîtrise et on fabrique tout en interne, on externalise juste la fabrication de quelques pièces qui nécessitent des machines complexes pour lesquelles il ne serait pas judicieux que l’on investisse. »

Microfilms présentait sur son stand une grue télescopique en carbone avec une tête stabilisée M3 très légère (3,5 kg) qui permet d’embarquer des caméras compactes de cinéma telles que l’Arri Alexa Mini et des objectifs grand angle. L’autre avantage de cette grue, c’est son poids réduit de 140 kg pour un déploiement jusque six mètres ; elle est très compacte et légère, on peut l’emmener partout. La Junior Dolly présentée sur le stand peut être télécommandée sans fil, elle peut embarquer n’importe quel type de caméras et permet des mouvements précis et lents. Elle permet un peu de motion control grâce à des mouvements automatisés qui autorisent plusieurs passes. Toutes les commandes sont regroupées sur une interface propriétaire avec une commande joystick. « Cette année, notre junior a été utilisée pour un plan du film Nicky Larson. On le voit sur la bande-annonce : la machine qui suit la balle c’est une Junior ! ».

 

 

MOVIE TECH

Movie Tech est un fabricant allemand de grip (le matériel qui fait bouger la caméra), et de suspension de lumières dans les studios. Basée à Munich, la fabrication est également réalisée à Munich. Deux segments de produits pour le grip sont disponibles : la gamme ABC Products pour le broadcast et les équipements légers, des grues et dollies légères, pour des caméras pesant jusqu’à 10 kg et la marque Movie Tech pour le grip cinéma, les grandes machines, les grandes dollies, la magnum dolly et les grandes grues de douze mètres acceptant plus de charges.

Sur le salon, un slider récent était présenté. Il existait, mais a été modifié, après des échanges avec les utilisateurs. Travaillant depuis longtemps avec tous les loueurs français, Movie Tech venait chercher au Micro Salon le contact direct avec les utilisateurs et les chefs machinos pour recueillir leurs retours directs et leur donner la possibilité de tester le matériel. Les machines Movie Tech sont distribuées par Central Vidéo et disponibles en France par l’intermédiaire des loueurs.

 

 

NEXT SHOT

Installée à la Cité du cinéma, Next Shot est une entreprise de location de lumières, de caméras, de machineries et de véhicules. Avec une équipe de neuf personnes (hors transport véhicules) les clients de Next Shot sont des professionnels du cinéma, de la pub, de la télévision, de l’évènementiel et de l’institutionnel.

Next Shot propose une offre globale, avec un choix de caméras, d’optiques et d’éclairages dernier cri, ainsi que de la machinerie traditionnelle et spécifique. Pour les véhicules, l’entreprise est en partenariat avec Next & Go, courtier en location de véhicules, notamment des véhicules de jeu, des véhicules de tourisme et une petite flotte de véhicules techniques dédiés au transport de matériel. Au sein de cette offre, un véhicule équipé d’un bras télescopique et d’une tête stabilisée de chez Scorpio est proposé.

 

 

PANASONIC

On trouvait, sur le stand de Panasonic, une EVA1, une VariCam LT et la nouvelle gamme Lumix S1, S1R. La version 3 de l’EVA1 vient de sortir avec deux améliorations majeures, dont le codec HEVC (H265). Avec un débit de 150 Mbits seulement en 10 bits 420, des captations de plusieurs heures sont possibles sur de simples cartes. Le codage 10 bits est important pour l’étalonnage. L’implication du choix du codage en 420 est une question de résolution : on conserve alors en 4K 420 plus d’informations qu’en 2K 444 ; c’est, d’après Panasonic, un bon compromis. CyanView, en partenariat avec Panasonic, a développé un firmware pour sa télécommande RCP qui permet de l’interfacer avec l’EVA1 (via un adaptateur USB3 – Ethernet).

Panasonic essaie de faire des VariCam et des EVA des caméras de captation live. Une interface avec les RCP Panasonic existe déjà pour les VariCam, avec une intégration très aboutie (retour vidéo, tally, pilotage du rec., reboot à distance). HDloc vient de faire avec AMP une première captation en car régie avec douze VariCam.

La gamme Lumix s’étoffe avec deux nouveaux boîtiers S1 et S1R full frame disponibles fin mars. Le S1R (comme résolution) est destiné à la photo avec ses 50 millions de pixels, le S1, conçu essentiellement pour la vidéo, proposera une option d’enregistrement 4K 422 10 bits prévue dans l’année. Avec la monture Leica L, 40 optiques environ seront disponibles d’ici un an et demi. L’EVA1 a connu un succès dans un marché où on ne l’attendait pas forcément, sur le tournage de fictions, de longs-métrages, en caméras B et même en caméra A, on a des mélanges Arri Eva, VariCam Eva.

Une autre grande nouveauté à suivre de très près chez Panasonic se matérialise par l’arrivée de capteurs organiques qui promettent de révolutionner les caractéristiques des caméras en termes de dynamique et de sensibilité (des premiers chiffres alléchants sont évoqués : une augmentation de la sensibilité d’un facteur de 10 à 100 et une dynamique de 20 diaph.). La première caméra annoncée sera une caméra box avec un capteur super 35 en 8K ; elle arrivera fin 2019 et devrait intégrer un système de filtre neutre gérable au niveau du capteur par tension, un filtre neutre avec des paliers illimités complètement progressifs. La caméra a été co-développée avec la NHK pour les JO de 2020.

 

 

PANAGRIP ET PANALUX

Chez Panagrip, on pouvait admirer, en levant la tête, un slider de 4 mètres sur lequel il est possible de monter une tête inversée motorisée et commandée en HF. Cette version de slider peut aussi bien être fixée sur des trilights que sur une Dolly, un Bazooka ; la configuration est adaptable à la demande.

Panalux mettait l’accent sur les projecteurs automatisés issus du spectacle vivant, tels le Sharpy de chez Clay Paky, le Ayrton Magic Blade, ou le Mac Viper de chez Martin. L’ambition est de promouvoir ce type de projecteurs dans le cinéma. En effet, leurs qualités colorimétriques ont fait de très gros progrès et permettent maintenant d’envisager une utilisation cinématographique. Un gros travail a aussi été fait sur le bruit émis et sur la qualité des moteurs. Le projecteur Ayrton Magic de chez Blade en led RGBW peut tourner sur 360 ° à l’infini. Il est « flicker free » et développe une puissance lumineuse de 2 500 lumens. Il est pourvu de nombreux effets et peut être commandé via DMX. Il a d’ailleurs été utilisé sur Marianne, une série Netflix, pour simuler un effet de phares d’automobile.

Le Sharpy, quant à lui, revendique son faible encombrement (48 cm et 19 kg) pour une grande puissance (59,76 lux à 20 m, pour une consommation de 180 W). Il est bien sûr automatisé. Il peut projeter un faisceau identique à celui d’une source laser avec des rayons parallèles et sans halo. Il est pourvu d’une roue de Gobos et d’une autre de filtres de couleurs, ainsi que de filtres diffuseurs.

Enfin, le Mac Viper Profile développe une puissance lumineuse de 26 000 lumens à 6 000K. Il est pourvu d’une roue de Gobos, d’effets, de filtres et de plusieurs couleurs dont les CTO et CTB. Son intensité variable peut être couplée à un obturateur pour obtenir des effets d’allumage ou de fondu.

Panalux mettait aussi en avant la nouvelle génération de leur gamme Tektiles. Il s’agit de panneaux leds montés dans un cadre aluminium qui mesure 595 x 595 mm, sur une profondeur de 36 mm et qui pèsent 2,5 kg. Une centaine de Tektiles équipe le plateau de la série TF1 Demain nous appartient à Montpellier. Leur facilité d’utilisation et leur encombrement réduit expliquent ce choix. Leur température de couleur est variable de 3 000 à 5 800K, leur intensité de 0 à 100 %, leur rendement lumineux est de 1 100 lux à 1 m. Ils sont contrôlables soit localement, soit via une télécommande dédiée, soit via DMX.

 

 

PAPA SIERRA

Société spécialisée dans la prise de vue aérienne depuis 1993, Papa Sierra est installée à l’héliport de Paris, au pied des hélicoptères afin d’être très réactive. La société est équipée de huit systèmes gyrostabilisés, pour des prestations dans les domaines du broadcast, du cinéma, de la télévision et de la publicité. À la fin du premier semestre, Papa Sierra va proposer une offre broadcast en UHD. Papa Sierra travaille dans le monde entier et tourne actuellement un beau documentaire sur l’Égypte.

Au niveau technique, Papa Sierra dispose de six Cineflex HD, une GSS équipé d’une Red Helium avec plusieurs optiques comme le 33-100 de Canon ou le 44-440 anamorphique de chez Angénieux et la Cineflex Elite équipée d’une caméra Arri Alexa M destinée au cinéma et à la publicité (présentée sur le stand). La banque d’images aerialcollection.com est à disposition des productions avec à peu près 3000 heures d’images aériennes à travers le monde ; elle est régulièrement alimentée de nouvelles images, notamment celles à venir après le documentaire tourné en Égypte. Le site est disponible en anglais en français.

 

 

PHOTOCINERENT

Trois activités autour de trois entités, PhotoCineRent pour la location, PhotoCineShop pour la vente et PhotoCineLive pour les prestations multicaméras. Les mêmes produits sont proposés à la vente et à la location : lumières, caméras et machinerie. Depuis les petits DSLR Alpha 7SII, aux solutions complètes pour les tournages fiction et publicité autour de la Venice et des caméras Red. Situé dans le 10e arrondissement de Paris à côté du canal Saint-Martin, la clientèle de PhotoCineRent est assez internationale.

Pour la captation, PhotoCineLive met en œuvre des caméras grands capteurs comme la Venice autour de régies complètes. Avec un parc de dix-huit caméras Venice, jusqu’à douze caméras équipées de très belles optiques (dont des zooms motorisés Angénieux) peuvent être déployées sur chaque prestation, que ce soit pour les fashion weeks, des concerts ou des spectacles ; PhotoCineLive travaille avec des sociétés de production telles que Sombrero ou Morgane Production.

Pour la location, PhotoCineRent apporte un grand soin à proposer les dernières nouveautés et à être très réactif. Disposant d’un très beau catalogue de séries complètes d’optiques, notamment parmi les marques Leica et Zeiss, ils ont également la particularité d’être réactifs sur certains types d’accessoires, de commandes, de WCU, de monitoring et d’optiques.

Pour la machinerie, l’entreprise dispose de solutions GFM. Cette année, ils ont également décidé d’investir dans des solutions de chez Fischer et présentaient sur leur stand une Dolly Fischer récemment reçue. Pour obtenir une belle esthétique, PhotoCineLive utilise des mini-sliders et des éléments de petite machinerie.

Sur son stand, la société présentait les SkyPanels d’Arri, contrôlables à distance. Un système de macro avec led incorporée, le LAOWA – 24 mm f/14 2X Macro Probe faisait son effet sur le stand. « Nos clients sont toujours à la recherche de nouveautés et d’optiques un petit peu différentes, notamment pour la publicité et les packshots. On a reçu cet outil il y a un mois et il est déjà sorti pour filmer des insectes. »

 

 

PLANNING CAMÉRA

Appartenant à Cartoni France, Planning Caméra est spécialisé dans la stabilisation autour d’activités de location, de vente, de formation et de maintenance. Le cœur historique de l’activité concerne les solutions de « stead » mais également des nacelles gyrostabilisées comme le Ronin 2, le Maxima, le MōVI Pro et la nouvelle grosse tête SRH-3 de chez Arri. Planning Caméra travaille avec toutes les marques pour proposer des solutions mixant les atouts des différents produits : un stabilisateur de la marque Steadicam avec un bras pro et une veste Arri par exemple.

Pour répondre aux nombreuses demandes de formation de la part des opérateurs Steadicam, Planning Camera a complété son offre avec une formation de quatre jours sur l’utilisation des nacelles gyrostabilisées : au programme le Ronin II, le Maxima, le MōVI Pro, les Stabe-One Mark I et Mark II.

Courant mars ou avril, l’entreprise va déménager pour rejoindre Cartoni France dans ses locaux de Villiers-sur-Marne, intégrant à l’issue des travaux un très bel atelier pour gérer ses équipements et ceux de ses clients.

 

 

PROPULSION

Installée à Ris-Orangis, à 20 km de Paris, Propulsion, entreprise fondée par Jean Chesneau en 2012, a proposé la première solution robotique dédiée à l’audiovisuel en France. Elle continue à développer un écosystème informatisé de machinerie complète et innovante avec une tournette synchronisée, des robots impressionnants (synchronisés), des moteurs de focus d’Iris et de Zoom, et en exclusivité cette année le rail pour robots motion control composé de quatre morceaux de 2,4 m pour approximativement 10 m (lui aussi synchronisé avec les autres éléments). Le robot se déplace à 3 m/sec le long du rail avec un mouvement propre du robot jusqu’à 4 m/sec ; soit un déplacement de la caméra de 7 m/sec, l’unique machine capable d’un déplacement aussi rapide en France.

Cette année, leur stand présentait une démo avec un deuxième robot moyen porteur de 2,05 m manipulable par une poignée de réalité virtuelle HTC Vibe : les deux robots étaient synchronisés. Cette configuration peut être très intéressante pour les clips musicaux : il est possible d’importer des trajectoires décidées sous 3DSmax ou Maya pour décrire le mouvement. Un « petit » robot photographiant automatiquement les packshots pour la VPC et Internet était également en démo. Canon, qui s’intéresse de près à ce produit, le présente dans son show-room de Gennevilliers. De très beaux projets sont en préparation, notamment dans le domaine du sport avec de possibles intégrations à l’occasion des prochains Jeux olympiques de Paris.

En plus de l’activité purement audiovisuelle, Propulsion intervient dans l’évènementiel ; sa solution peut s’interfacer à Kinetic de Modulo-Pi et elle est capable de générer des vidéos en temps réel synchronisées aux mouvements du robot ; les possibilités d’animations sont quasi infinies.

 

 

PS TECHNIK

Fidèle à sa tradition, PS Technik a remis au goût du jour d’anciennes séries d’optiques en les recarrossant. Au Micro Salon, nous pouvions admirer la série Technovision anamorphique (x1,5) qui couvre désormais le format 24 x 36. Les caractéristiques (anamorphose avant, peu de contraste, une image chaude et des jolis flares) de ces optiques ont été respectées, mais leur design est complètement repensé pour s’adapter aux exigences actuelles. La série comprend les focales suivantes : 40 , 50, 75, 100, 135 mm et deux zooms : un 40-70 mm (uniquement en 35 mm et S 35 mm) et un 70-200 mm.

Les Kowas anamorphiques (X2) revisités sous l’appellation « Evolution 2 » étaient aussi présents. Ce sont des optiques qui ont l’avantage d’être légères et peu encombrantes. Elles sont donc parfaites pour les drones, les gimbles, le steadicam, l’épaule… Bien sûr, elles conservent les caractéristiques optiques de la série originale. La série comprend les focales suivantes : 32, 40, 50, 75, 100 et 135 mm.

Pour vérifier ces optiques en tournage, pouvoir emporter un projecteur de vérification des optiques peut être très pratique. Comme chez le loueur de caméra, il permet de vérifier le calage des optiques, les distorsions géométriques, la couverture de l’optique, le vignettage, la résolution, les aberrations chromatiques, le pompage, l’alignement, le centrage…

 

 

RVZ

RVZ a mis le paquet sur les caméras à grand capteur : Sony Venice, Arri Alexa LF, une Red Monstro monochrome en 8K Vistavision : Red Monstro Ranger. Cette dernière est une version spéciale pour les loueurs de caméra agrées par Red, elle est plus compacte et comprend moins de modules différents pour les mêmes fonctions.

Du côté des optiques, on pouvait voir une large gamme d’objectifs grand format : la série Arri Signature, la série Suprême Prime de Zeiss, la série S7 de Cooke, la série Canon 435 (c’est une ancienne série, recarrossée par TLS qui couvre les grands formats), la série Sygma qui comprend un 14 mm qui couvre le capteur de l’Alexa LF. En ce qui concerne les optiques 35 mm, les Super Baltar de Bausch et Lomb, recarrossés, étaient remis au goût du jour.

L’actualité des tournages chez RVZ, c’est le film de Wes Anderson, « The French Dispatch », tourné à Angoulême en 35 mm. Le chef opérateur est Robert D. Yeoman, qui officie avec une Arricam LT, une Arricam Studio, une Arri 435, une série Cooke S4 et des zooms Angénieux.

RVZ était aussi présent sur le tournage de « At Eternity Gate » (pour Netflix) de Julian Schnabel, dont le directeur photo est Benoît Delhomme.

Pour éclairer les images filmées par ses caméras, RVZ proposait sur son stand le LiteTill 8 de chez LiteGear (led) qui mesure 60 x 240 cm, projecteur souple pilotable par wi-fi via une application dédiée. Chaque panneau peut être commandé indépendamment.

Le Skypanel S60 peut être habillé d’un octa, ou d’une chiéra, ou d’une boule, ou d’une jupe space light, le tout fabriqué par DOP Choice.

 

 

SKYDRONE

Spécialisée en prise de vue aérienne, Skydrone propose ses services dans les domaines du documentaire de la publicité et du cinéma. L’entreprise développe actuellement des drones gros porteurs pour des caméras de cinéma avec des optiques anamorphiques et des systèmes imposants qui n’ont pas encore été mis sur drones. Ils présentaient sur leur stand un drone équipé d’une nacelle de la société qui peut porter de très grosses caméras.

Cette année, Skydrone a également développé des drones porteurs de lumières qui peuvent être utilisés en fiction ou pour la réalisation de clips. Le Dynamic Release est un système de plug permettant de réaliser des plans-séquences avec un stabilisateur au sol venant se « clipser » à un drone gros porteur. Une solution équivalente existait sur des drones DJI en Inspire 2, par exemple. Par rapport au modèle présenté l’année dernière, des améliorations mécaniques conséquentes ont été apportées. Cette version V3, déjà utilisable en long-métrage, va rapidement être remplacée par une version V4. Si le système répond à toutes leurs attentes, Skydrone envisage de le commercialiser.

Cette année, la société a été scindée en deux avec une partie dédiée à la prise de vue aérienne et une autre à l’innovation. « Nous avons déménagé dans les locaux d’Acc&Led à Saint Denis. En fiction nous avons travaillé sur dix-huit films, dont ‘All Inclusive’ en Guadeloupe. »

 

 

SOFT LIGHT

Soft Light présentait un prototype de projecteur. Il s’agit d’une plaque led qui peut être utilisée seule ou dans une carrosserie en fibre de carbone. Le but est que ce projecteur ne pèse pas plus d’un kilo, tout en étant très puissant. Il est prévu pour être bi-couleur de 2 200 à 6 000K. Bien sûr, les Rouge, Vert, Bleu seront là en complément. L’intérêt est d’avoir la plus grande quantité de lumière blanche possible pour un projecteur utilisé en face. Une interface DMX est en développement.

 

 

TRANSVIDÉO

La firme française présentait le nouveau Starlite HD-m, petit moniteur « maousse costaud » au vu de toutes les informations qu’il peut récolter et synthétiser. En reliant trois différents câbles au Starlite HD-m, il est possible de récolter toutes les informations de l’optique, de la caméra et du time code. Ces informations seront stockées ensemble sur une carte SD. Cela permet d’éviter de passer par un logiciel compliqué et fait gagner du temps.

Pendant le tournage, le Starlite HD-m affiche les données suivantes :

– focale, peaking, grossissement dans l’image ;

– l’horizon virtuel (la bulle) ;

– les time codes d’enregistrement, une vue sur les métadonnées.

Les métadonnées sont transmises par le signal SDI. Ce sont les informations transmises par les systèmes i/Cooke ou LDS/Arri en ce qui concerne les optiques. Les informations de la caméra sont récupérées via le RDD18 chez Sony ou le protocole Arri, via un câble Ethernet. Un câble « lens reader » permet de récolter les informations avancées des optiques via les protocoles des constructeurs. Enfin, un câble mini Jack 2,5 mm permet de récolter les données précises du time code.

 

 

TSF

Cette année, TSF présentait la caméra full frame à grand succès : Venice de Sony. Le concepteur du Cine-RT avait fait le déplacement depuis le Canada pour démontrer la puissance de son système d’aide à la mise au point. Assistant caméra, il a travaillé en collaboration avec un ingénieur pour créer un produit gérant au mieux les difficultés de son métier.

Fonctionnant en ultrason comme le cinetape, entièrement en HF, il dispose d’une puce permettant de définir des marques virtuelles au sol, ou pouvant être placée dans la poche d’un comédien (un offset est possible pour décaler la mise au point). La puce peut être utilisée pour un système de mise au point automatique, l’avantage étant qu’on peut récupérer la main à tout moment sur le système pour éviter des sautes de point trop brusques. TSF envisage l’acquisition de dix à quinze modèles dans l’année en remplacement des modèles cinetape. Servicevision présentait leur nouvelle optique anamorphique full frame Scorpio 150 mm. Hormis le 25 mm, TSF dispose de la série complète.

La petite tête Cartoni HD25 (25 kg maximum) était également à l’honneur. TSF Machinerie avait déployé la Maximus, une nouvelle tête gyrostabilisée compacte sur quatre axes. Grâce à son système d’accroche en mode matrix novateur, son encombrement réduit à 60 cm permet l’accès à des lieux confinés tels que l’intérieur d’une voiture.

On pouvait admirer les capacités en motion control de la grue TechnoDolly du fabricant Supertechno, dont la tête, le bras et le travelling sont asservis, afin de reproduire à l’infini des mouvements. Le cadreur peut enregistrement son mouvement pendant une première passe, puis modifier des parties du plan, synchroniser des lumières et importer des mouvements créés dans Maya.

 

 

VANTAGE

Vantage présentait surtout des objectifs Hawk :

• La série Hawk 65 Large Format anamorphique en monture XPL (pour l’Alexa 65), accompagnée de son adaptateur vers la monture PL pour la caméra Monstro de chez Red. Il s’agit d’une anamorphose « douce », puisqu’elle est de X1.3. La série comprend les focales suivantes : 40 mm (T 2,2), 45 mm (T 2,2), 50 mm (T 2,2), 60 mm (T 2,2), 70 mm (T 2,2), 80 mm (T 2,8), 95 mm (T 2,8), 95 mm (T 2,8), 120 mm (T 2,8) et 150 mm (T 2,8).

• La série Hawk Class X pour le 35 mm en monture PL avec une anamorphose X2.

La série comprend les focales suivantes : 28 mm (T 2,2), 35 mm (T 2,2) 45 mm (T 2,2), 55 mm (T 2,2), 65 mm (T 2,2), 80 mm (T 2,2), 110 mm (T 3), 140 mm (T 3,5), un zoom 35/80mm (T 2,8), un zoom 80/200 (T 2,8) ainsi qu’un macro 55 mm.

• La série Mini Hawk Ana Hybrid qui a la particularité d’avoir les caractéristiques des objectifs anamorphiques tout en conservant les bons côtés des objectifs sphériques. Ils sont légers, peu encombrants, avec une grande ouverture de diaphragme. Un système de double diaphragme permet de restituer un bokeh anamorphique. Ils ouvrent à T 1,7, leur minimum de point est à 25 cm. Ils sont tout à fait indiqués pour être embarqués sur des voitures ou des drones par exemple. La série comprend les focales suivantes : 35 mm (T 1,7), 40 mm (T 1,7), 50 mm (T 1,7), 65 mm (T 1,7), 80 mm (T 1,7), 100 mm (T 1,7), 135 mm (T 1,7) et 180 mm (T 1,7).

Enfin, Vantage présentait un objectif Hawk anamorphique 55 mm macro qui ouvre à T 2,2. Vantage a aussi mis au point le PSU 4, qui est un enregistreur vidéo HD. Il comporte quatre entrées HDSDI pour quatre caméras. Il est doté d’un émetteur wi-fi qui permet de transmettre les images reçues sur des téléphones ou des tablettes. Il comporte aussi des entrées et des sorties pour le son. Le PSU 4 est parfait pour relire les plans sur un tournage. Il permet aussi de simuler des effets. En résumé, c’est un « combo » très amélioré.

 

Première partie du compte rendu >  Balade au Micro Salon AFC 2019 (Partie 1)

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.24/32. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.


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