Rencontre avec Fred Rolland, manager des relations stratégiques chez Adobe (WebTV)

Fin 2015, nous avions rencontré sur notre plateau WebTV Mediakwest-Satis Fred Rolland, manager des relations stratégiques chez Adobe. Une occasion de faire le point sur l’offre Creative Cloud de la marque, son positionnement fort vis à vis des usages multi-devices (multi-plateformes , les évolutions de Première et les enjeux stratégiques des prochains mois. Ses propos sont accessibles en vidéo et ci-après au travers ses réponses à 4 questions…
video

 

Pouvez-vous faire le point sur l’offre Creative Cloud ?

Notre transition sur Creative Cloud, lancée il y a trois ans représente un virage fondamental pour un éditeur de logiciels. Pendant une année, nous avons fonctionné avec un modèle hybride qui proposait à la fois des licences perpétuelles et de la souscription mais en 2013, nous avons complètement arrêté le modèle de licence perpétuelle.

Actuellement, plus de 5,3 millions d’abonnés recensés paient un abonnement mensuel pour avoir accès à nos services et applications. L’impact est vertueux à la fois pour le client et pour nous. Nous pouvons fournir des fournir des technologies et de nouvelles mises à jour au fil de l’eau, ce qui est très important dans un milieu qui évolue de manière permanente et nos client intègrent ces nouveauté de façon intuitives et immédiate… Nous sommes vraiment ravis !.

Beaucoup de gens pensent que « Creative Cloud est une suite logique de la Creative Suite ». Les utilisateurs avaient l’habitude d’utiliser leurs logiciels en version perpétuelle sur le poste de travail, Mac ou PC.

Creative Cloud donne l’accès à ces applications standards sur les postes de travail Mac et PC, au choix, mais également apporte aussi une grosse valeur ajoutée sur des services axés sur la mobilité. Nous avons mis en place des partenariats avec les fabricants à la fois de tablettes et de téléphones, de smartphones, Apple, Android, Google, etc.

Et nous avons développé des applis mobiles qui entrent dans les processus de fabrication, dans les processus créatifs. Un iPhone, une tablette, un iPad ou un iPad pro… représentent désormais des outils qui sont en mesure d’apporter une créativité et une productivité dans la chaine de création. Creative Cloud prend tout son sens pour faire dialoguer les outils mobiles et les postes de travail, nous  assurerons tous les services de synchronisation et de partage de fichiers.  Nous faisoons en sorte que la mobilité puisse offrir l’opportunité de capturer une intention créative n’importe où pourvu que l’on ait un smartphone. Les utilisateurs et la communauté accueillent ces nouvelles possibilités avec enthousiasme.

 

C’est disruptif, non ?

Effectivement, il y a encore un travail pour nous à démontrer la valeur de ce que nous proposons mais notre stratégie s’inscrit totalement dans la lignée des nouveaux usages. Et nous nous avons l’ambition de continuer à ajouter de nouveaux services.

L’un  des services que nous avons ajouté l’année dernière est la banque d’images en ligne. Il faut savoir que 85 % des usagers de banque d’images en ligne utilisent les logiciels Adobe dans le monde entier. Pour Adobe, il était donc très important et stratégique de proposer une technologie équivalente pour pouvoir fournir une librairie. Nous-nous sommes tournés vers une entreprise française que tout le monde connaît et qui s’appelle Fotolia. Celle-ci a été acquise au mois de janvier de cette année 2015 et rebaptisée Adobe Stock au mois de juin. Dorénavant, Adobe Stock est intégré à l’ensemble des œuvres Creative Cloud, tant pour les individus que pour les PME et les entreprises.

Nous regroupons tout un ensemble de services, les applications, les services de collaboration de partage de fichiers etc.  Nous sommes aujourd’hui ravis de constater un vrai retour positif sur cet aspect avec une bonne résonance. Je pense que nous ne sommes qu’au début de l’enthousiasme que cela peut générer, l’impact sur la création et la productivité peut être énorme.

 

Où en est votre solution de montage Première ?

Notre offre vidéo est l’offre la plus dynamique en terme d’évolution produit, que ce soit pour les produits desktop (poste de travail) et mobile.

«Premiere Pro a bénéficié d’un nombre considérable d’évolutions depuis trois ans. Avec une version actuelle qui est en pleine maturité, il répond aux besoins de flux de productions diverses et variées, que ce soit pour les chaînes de télé d’actualités, la production de films institutionnels ou de films de cinéma… Nous avons démontré que nous avions une offre globale cohérente avec des références incontournables comme Photoshop ou After Effects.

«  Nous avons un avantage, nous proposons une technologie complètement agnostique face à l’écosystème. Les clients, les utilisateurs choisissent leur format de caméra, choisissent les machines, les équipements, le stockage…Et nous, on se charge de régler la problématique du poste de travail, le processus créatif.

«Voilà, donc on continue, tout cela nourrit l’enthousiasme de nos équipes ingénieurs et nous-mêmes. Peut-être que les gens vont dire : « Il est fanatique ! ». Mais il est important d’avoir de bons produits pour pouvoir en parler et avoir un retour qui, aujourd’hui, est mesuré, en tout cas, on continue, cela se passe bien.

 

Avez-vous des axes stratégiques majeurs pour 2016 ?

 On parle beaucoup de tout ce qui est flux de travail autour du HDR chez Adobe Le HDR est un vrai enjeu pour divertir l’utilisateur final, que nous sommes, devant notre poste de télé. Nous nous positionnons donc au cœur du dialogue consacré à la définition des futurs standards HDR, et c’est un travail compliqué de mettre en harmonie les différents fabricants, de la caméra à l’ écran de télévision ! Pour nous la standardisation est vitale puisque les outils que l’on propose doivent préserver le signal, proposer une belle homogénéité et garantir une continuité du flux…

La mobilité, l’extra mobilité avec l’usage des tablettes représente aussi un enjeu fort. Mais l’on a des fondations suffisantes pour pouvoir agir rapidement. En 2016, notre offre, ne va pas évoluer en termes de prix – c’est intéressant pour les utilisateurs !-, Mais nous allons continuer d’ajouter des services, de manière à ce que nos utilisateurs soient toujours plus agiles.


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